
Guerre en Iran : pourquoi le Pakistan est-il médiateur dans les négociations entre Téhéran et les Etats-Unis ?
26 mars 2026
"L’Iran dispose à présent de capacités de plus en plus dangereuses par rapport aux alliés", alerte le chef de l'Otan
26 mars 2026Analyse : Un rapide aperçu de cette information selon nos journalistes.
Notre équipe analyse l'article « Ces “terrifiants” plans de bataille propulsés par l’intelligence artificielle » pour en tirer les points essentiels.
Ce qu’il faut garder en tête
À en croire l’illustration à la une de Bloomberg Businessweek, la guerre de l’avenir n’a pas grand-chose de futuriste. Le cheval qu’enfourche un cavalier à tête de mort est dessiné en art ASCII, ce format graphique né dans les années 1960, lointain ancêtre de l’intelligence artificielle (IA).
Inspirée du tableau Washington ralliant les Américains à la bataille de Princeton (1848), l’image du graphiste argentin Enigmatriz introduit une distance ironique avec cet avenir militaire dopé à l’IA “qui rebat les cartes des états-majors et de la Silicon Valley”. Le titre à la une est du même ton : “Voici l’avenir de la guerre”.
Le Pentagone “accro” à l’IA
Dans les pages intérieures de l’édition datée du 1er avril du magazine économique américain, l’article titré “‘Mon dieu, c’est terrifiant’ : comment le Pentagone est devenu accro aux IA machines de guerre” explore la fascination qu’exerce sur l’armée américaine la “vision de la guerre menée par l’IA” que défend la Silicon Valley. Une fascination dont les premiers jours de la guerre en Iran ont fait la frappante démonstration. Grâce au système Maven, ce programme développé pour le Pentagone par l’entreprise Palantir, les États-Unis “ont frappé 1 000 cibles au cours des premières vingt-quatre heures de la guerre”, et 5 000 en dix jours.
Katrina Manson, qui vient de publier Project Maven (“Projet Maven”, inédit en français), dont elle donne des extraits dans cet article, décrit “une décennie de quête par l’armée américaine pour mettre au point des outils de guerre fondés sur l’IA et la façon dont les États-Unis envisagent l’avenir de la guerre au temps de l’IA”.
Une technologie “loin d’être au point”
L’objectif de l’état-major consisterait à choisir “1 000 cibles non pas en une journée, mais en une heure”. Mais si la technologie s’est considérablement améliorée, “elle est encore loin d’être au point”, affirme l’autrice. Cette impréparation a poussé le PDG d’Anthropic, à l’origine du chatbot Claude, à dénoncer son contrat avec le Pentagone. Depuis, Anthropic est devenue la bête noire de l’administration Trump, et s’est portée en justice pour dénoncer sa mise au ban du Pentagone.
Au sein de l’armée, malgré “la démonstration de force en Iran”, certains hauts gradés “redoutent que les États-Unis ne prennent du retard” dans la guerre algorithmique. D’autres estiment que les opérations en Iran ne sont qu’une aimable préfiguration de ce qui se passerait avec la Chine à Taïwan… Et tout le monde n’a pas l’air de valider la course en avant de l’IA militaire. Parmi les multiples interlocuteurs que Katrina Manson a rencontrés, un membre de l’équipe qui travaille sur les armes autonomes pour l’armée américaine explique : “Il y a quelque chose d’étrange, une impression d’irréel, je ne veux pas dire ‘religieux’, ce n’est pas le mot juste. Mon Dieu, c’est terrifiant.”
Katrina Manson rapporte des incidents et autres aléas de l’IA militaire qui font froid dans le dos. Et Jack Shanahan, un général retraité qui a dirigé le projet Maven, n’a rien de rassurant quand il affirme : “À ce stade, trop se reposer sur ces modèles est la recette d’une catastrophe.”
Source : www.courrierinternational.com
Conclusion : Cette situation sera suivie de près par notre rédaction.

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