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Les journalistes partagent leur point de vue sur « Bloc central et droite se précipitent sur l’élection (mais sans savoir comment) ».
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LOU BENOIST / AFP
Bloc central et droite se précipitent sur 2027 (sans savoir comment)
Viser la lune, mais sans connaître le vaisseau. La page des élections municipales sitôt tournée, les partis politiques et leurs représentants reprennent leur marche vers la présidentielle 2027. À droite et au centre, plusieurs prétendants poussent leurs pions, dans un flou qui continue de s’épaissir.
Pour cause, ils n’ont jamais été aussi nombreux à envisager des espoirs pour l’Élysée, un an avant l’échéance, dans cet espace semble-t-il toujours plus réduit. Chez Les Républicains et leurs satellites, on retrouve Bruno Retailleau et David Lisnard comme candidats déclarés sur la ligne de départ. Suivent Xavier Bertrand, Laurent Wauquiez et Michel Barnier, eux aussi désireux de jouer les premiers rôles. Ça fait déjà cinq.
Dans le giron macroniste, Edouard Philippe est officiellement en course et Gabriel Attal se prépare sérieusement. À leurs côtés, les ambitions mûrissent aussi chez Gérald Darmanin, Aurore Bergé ou Yaël Braun-Pivet, pour les plus visibles, ou Jean Castex, chez les plus discrets. Six de plus donc, donc onze dans les startings blocks. Une floraison marquée par un réalité paradoxal : tout ce petit monde plaide pour un large rassemblement des forces afin d’éviter les divisions mortifères.
Les outsiders poussent pour leur primaire
C’est là que le plus dur commence. Pour se départager et faire émerger le meilleur profil capable de réunir des tendances politiques différentes, deux camps s’opposent. En clair, les « outsiders » ou prétendants qui ne dirigent pas leurs partis plaident plutôt pour une primaire aux contours plus ou moins large. C’est le cas de Laurent Wauquiez à droite ou de Gérald Darmanin et Agnès Pannier-Runacher chez Renaissance.
Problème : personne n’envisage le même périmètre. Cette dernière, ancienne ministre de la Transition écologique, évoque par exemple un rassemblement qui inclurait le centre gauche incarné par Raphaël Glucksmann. Même chose pour l’actuel garde des Sceaux, promoteur désormais d’un « un seul candidat de la droite et du centre, et peut-être même de la gauche républicaine. » Une aventure dont l’eurodéputé Place Publique ne veut pas entendre parler.
Plus à droite, la question des contours est tout aussi complexe. Ainsi, l’éphémère Premier ministre Michel Barnier espère un départage au sein du « socle commun » (Horizons, MoDem, Renaissance et LR) qu’il a contribué à faire naître à Matignon. Laurent Wauquiez, lui, veut une primaire allant de Renaissance à l’extrême droite d’Éric Zemmour quand le maire de Cannes David Lisnard plaide la même chose, mais uniquement avec des candidats qui se revendiqueraient de droite. Ce qui excluerait l’aile gauche de la Macronie, voire la Macronie tout court.
En somme, chacun de ces prétendants vante les mérites de la recette qui l’arrange le plus pour espérer être l’heureux élu. Le tout, sans grands espoirs, pour l’heure. Il suffit de regarder les différences de ligne entre les différents partis évoqués, ou de se pencher sur les rapports de force actuels, pour s’en convaincre. Le camp adverse sur ces questions de méthode, les anti-primaire, est aussi celui des mieux placés à l’instant T.
Les chefs de parti temporisent
De fait, les trois chefs des partis les plus importants du bloc gouvernemental semblent dessiner une autre compétition. S’ils appuient tous sur la nécessité de rassembler large avant le printemps 2027 pour et éviter un duel Rassemblement national/La France insoumise au second tour de la présidentielle, Edouard Philippe, Bruno Retailleau et Gabriel Attal veulent prendre leur temps, pour mieux pousser leurs avantages.
Le premier, président de Horizons et candidat depuis septembre 2024 a reporté sine die le grand meeting qu’il prévoyait en avril, comme la présentation de son programme. Également candidat, le deuxième attend un vote favorable de son parti en avril pour être désigné chef de file Les Républicains en bonne et due forme. Le patron de Renaissance prépare quant à lui la sortie d’un livre au printemps, comme prélude à sa candidature officielle. Loin des questions de primaire ou autres « processus de départage ».
Avant d’accélérer, les trois impétrants s’accordent pour ne pas écarter frontalement ce mode de compétition interne, et éviter ainsi de passer pour les premiers diviseurs. Mais ils semblent tout aussi d’accord pour ne pas privilégier cette option. « Je ne crois pas à la primaire ». Mais « j’entends ceux qui en parlent, je les écoute avec attention », a par exemple résumé Édouard Philippe, mardi soir, sur France 2.
Quoi qu’il en soit, le rassemblement, pour eux, doit se faire dans un second temps, une fois la première phase de campagne décantée et quand les rapports de force seront affinés. Quand ? « Le moment venu », selon les mots Edouard Philippe. Fin 2026 ou début 2027, selon le plan de Gabriel Attal, après « la présentation des projets. » Comment ? Pourquoi pas en fonction des sondages, avance le chef de Renaissance, comme François Bayrou vers Emmanuel Macron en 2017. Une mise en orbite peut-être tardive, mais qui aura eu le mérite de libérer l’espace.
Source : www.huffingtonpost.fr
Conclusion : Les faits continueront d’être analysés pour informer nos lecteurs.

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