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Notre équipe propose un aperçu rapide des éléments de « le conflit avec l’Iran fait flamber les prix ».
Points clés à retenir
Votre prochain voyage en avion risque de vous coûter (beaucoup) plus cher que prévu, prévient Bloomberg. Les perturbations liées à la guerre contre l’Iran affectent toute la région du Golfe, “le corridor de transit aérien le plus fréquenté du monde”. Elles conduisent les compagnies aériennes à annuler des milliers de vols et à bouleverser leurs itinéraires habituels, tandis que la hausse du prix du kérosène due à la fermeture quasi totale du détroit d’Ormuz se traduit par des surtaxes sur le prix des billets.
Même dans l’hypothèse où le conflit prendrait fin prochainement, la pression sur les prix persistera durant des mois, souligne Bryan Terry, d’Alton Aviation Consultancy. Au moins jusqu’à l’automne prochain. “Il ne s’agit pas d’un simple choc à court terme. Même si les perturbations immédiates s’atténuent, l’allongement des trajets, la réduction des capacités et la hausse du coût du carburant vont maintenir une pression.” La guerre met à nu “la fragilité des réseaux aériens mondiaux”, souligne Bloomberg.
Les vols reliant l’Asie et l’Europe, qui transitent pour la plupart par les aéroports du Moyen-Orient, sont les plus durement touchés. Le 23 mars, un aller simple Hong Kong-Londres coûtait en moyenne 3 318 dollars (2 872 euros), soit une hausse record de 560 % par rapport au tarif enregistré un mois plus tôt. Le tarif d’un vol Bangkok-Francfort a bondi pour sa part de 505 % pour atteindre 2 870 dollars (2 486 euros), tandis que les prix des vols Sydney-Londres ont grimpé de 429 %.
Renoncer aux voyages non essentiels
“Alors que la guerre en Iran entre dans sa cinquième semaine, les consommateurs subissent de plein fouet la flambée des prix de l’énergie”, relève CNBC. Dans une note datée du 20 mars, le PDG de la compagnie United Airlines, Scott Kirby, expliquait que le prix du kérosène avait plus que doublé au cours des trois semaines précédentes.
“Si les prix se maintenaient à ce niveau, cela représenterait une dépense annuelle supplémentaire de 11 milliards de dollars rien que pour le kérosène.”
Conséquence immédiate : la compagnie supprime les vols devenus “temporairement non rentables” à cause des prix élevés du carburant, rapporte Newsweek. Essentiellement des vols qui se font en période creuse, “de nuit ou le mardi, le mercredi et le samedi”, précise Scott Kirby.
Une semaine après avoir décidé de libérer quelque 400 millions de barils de pétrole provenant des stocks d’urgence, l’Agence internationale de l’énergie (AIE) a d’ailleurs diffusé une série de recommandations afin de contrer la pression exercée par la flambée des prix de l’énergie. “L’AIE conseille aux consommateurs, entre autres mesures, de réduire la vitesse sur les autoroutes, de recourir davantage aux transports en commun et au covoiturage, et de renoncer à un certain nombre de voyages aériens non essentiels”, note The Wall Street Journal.
Encore “trop d’inconnues”
De quoi remettre en question de nombreux projets de vacances pour l’été prochain, juge Business Insider.
“Faut-il réserver ses vols dès maintenant ou bien attendre ? Les experts affirment que la flambée des prix du pétrole change la donne.”
En juin, un aller simple Sydney-Londres devrait coûter en moyenne plus de 1 500 dollars (plus de 1 300 euros), soit environ deux fois plus qu’en juin 2025, calculent les analystes d’Alton Aviation Consultancy. Pour un vol Amsterdam-Singapour, il faudrait compter 1 191 dollars (1 032 euros) au lieu de 664 dollars (576 euros) l’année dernière. Au départ de Londres, un billet pour Melbourne coûtera 1 236 dollars (1 072 euros), contre 701 dollars en 2025. En octobre, les prix devraient rester “environ 30 % au-dessus des niveaux de l’an dernier”, du fait des surtaxes imposées par les compagnies pour le carburant.
Les avis délivrés pour le moment par les experts paraissent à vrai dire contradictoires. Clint Henderson, du site Internet spécialisé The Points Guy, explique que les compagnies vont fortement restreindre les offres de dernière minute. Il conseille donc aux internautes de réserver dès maintenant tous leurs billets d’avion jusqu’à la fin de l’année. À l’inverse, Volodymyr Bilotkach, spécialiste du transport aérien à l’université Purdue, dans l’Indiana, conseille de suivre l’évolution de la situation et de ne rien planifier pour juillet-août pour le moment.
Pour sa part, Katy Nastro, du site Going, estime qu’il y a encore “trop d’inconnues” concernant la guerre en Iran et ses conséquences sur les marchés de l’énergie pour prédire avec certitude les répercussions à venir sur les tarifs aériens. “On prend la température. Mais ça ne sent pas bon.”
Source : www.courrierinternational.com
Conclusion : Les prochaines informations permettront de mieux comprendre les enjeux.

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