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27 mars 2026franceinfo monde du vendredi 27 mars 2026
27 mars 2026« Papa veut se reposer, il faut aussi savoir dire stop » : comment ce Catalan de 46 ans, père de trois enfants, a annoncé à sa famille qu’il allait être euthanasié
Analyse : Les rédacteurs ont examiné cette actualité pour en tirer quelques conclusions.
Notre équipe met en lumière les éléments clés de « « Papa veut se reposer, il faut aussi savoir dire stop » : comment ce Catalan de 46 ans, père de trois enfants, a annoncé à sa famille qu’il allait être euthanasié ».
Ce qu’il est utile de savoir
Euthanasié mardi 24 mars 2026, le quadragénaire a été confronté à la réticence de sa famille face à la procédure d’aide à mourir qu’il avait entreprise. Il souffrait d’une sclérose en plaques progressive primaire qui lui causait des douleurs constantes et une grande dépendance.
Cinq ans après l’adoption définitive de la loi instituant le droit à mourir dans la dignité en Espagne, le 18 mars 2021, Luisito a bénéficié de la procédure. De son vrai nom Luis Rodríguez Zamorano, le Catalan de 46 ans a été euthanasié mardi 24 mars à la résidence MIFAS pour personnes handicapées de Gérone, où il vivait.
Quelques jours plus tôt, il confiait à 3cat qu’il n’y avait pas de meilleure solution, au regard de son état. En effet, il vivait depuis l’âge de 34 ans avec une maladie dégénérative et douloureuse : la sclérose en plaques progressive primaire. Peu à peu, elle l’avait rendu totalement dépendant. Après avoir marché pendant une période avec une canne, il se retrouvait en fauteuil roulant, sans capacité de mouvoir ses bras et ses jambes.
« Elle (cette maladie NDLR) ne prend jamais de vacances, elle revient petit à petit […] La vie est très belle et il faut se battre, mais il faut aussi savoir dire stop. Je ne peux plus utiliser mon téléphone portable, on doit me nourrir, je dois boire à la paille et je souffre constamment. C’est un véritable cauchemar », disait-il.
Mais au-delà de la procédure ardue pour confirmer son éligibilité à l’aide à mourir, c’est tout le bouleversement émotionnel lié à cette décision qui relevait d’un véritable parcours du combattant.
Père de trois enfants dont deux mineurs, il hésitait à leur annoncer la nouvelle. Pour en adoucir l’effet, il leur parlait de l’euthanasie comme d’une anesthésie avant une opération.
« Je leur ai demandé : ‘Préférez-vous la vérité ou un mensonge ?’ Ils m’ont répondu la vérité. Alors je leur ai expliqué que papa ne serait pas opéré, (mais) qu’il voulait se reposer », se rappelait-il avant sa mort.
« Il y a des moments où il faut savoir se retirer »
Outre ses enfants, la sœur et le père de Luis ont aussi eu du mal à accepter la décision. Ils essayaient même de l’en dissuader. « Ma sœur me disait : ‘Mais si tu peux encore me parler, si tu as les idées claires, tiens bon.' »
Mais lui considérait avoir été très heureux dans la vie, « un joyeux luron, avec un sens de l’humour bien trempé », et demandait à sa sœur de préserver cela et le laisser partir si elle l’aimait vraiment. « J’ai passé de très bons moments dans la vie, mais il y a des moments où il faut savoir se retirer », racontait le quadragénaire.
« La vida és molt bonica i s’ha de lluitar, però un ha de saber quan dir prou. » El Luis va decidir rebre l’eutanàsia als 46 anys, després de temps amb una esclerosi múltiple primària progressiva que li causava un dolor i una dependència constants https://t.co/I8JXIh8G1T pic.twitter.com/VR8WAAxbVu
— 3CatInfo (@3CatInfo) March 25, 2026
Sa famille acceptait finalement ses dernières volontés, le soutenant jusqu’au bout. Dans ce processus, Luis Rodríguez Zamorano a été aussi accompagné par des professionnels de la résidence MIFAS et des travailleurs sociaux de la Fondation Support-Girona, qui lui apportèrent des soins et un soutien psychologique.
Source : www.lindependant.fr
Conclusion : L’équipe continuera à observer la situation pour mieux informer nos lecteurs.

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