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Un regard éditorial sur « Le Japon vieillissant veut accélérer le recyclage des couches pour seniors » pour mieux comprendre l'article.
Points clés à retenir
C’est un effet inattendu du vieillissement de la population japonaise. Dans ce pays qui compte près de 100 000 centenaires, et où le taux de natalité continue de baisser, les couches sont davantage utilisées par les seniors que par les bébés. En 2024 : 9,6 milliards de couches dites “pour adultes” ont été produites, contre 8 milliards pour les nourrissons. La demande pour les couches pour bébés diminue, mais un nombre croissant de personnes âgées en porte. Selon le ministère japonais de l’Environnement : les couches usagées pourraient représenter 7 % des déchets en 2030, contre 5 % en 2020.
2,6 millions de tonnes de couches sales par an d’ici 2030 à traiter
Le phénomène est loin d’être anecdotique, ces montagnes de couches jetées sont mauvaises pour la planète. Elles sont difficiles à recycler. Elles sont souillées et constituent un millefeuille de plusieurs matériaux différents, comme du plastique ou de la cellulose.
Résultat : des milliards de couches finissent à l’enfouissement, avec le risque de libérer des microplastiques et des substances chimiques dans les sols. Ou à l’incinérateur, un gros émetteur de CO₂. Imaginez l’énergie qu’il faut pour brûler des déchets gorgés d’humidité. C’est comme allumer une feuille de salade : on brûle de l’eau !
Le gouvernement japonais veut donc développer le recyclage des couches usagées, dans une centaine de municipalités tests d’ici 2030. Un projet pilote a été présenté cette semaine, détaillé par l’Agence France presse (AFP). L’entreprise Unicharm teste ce programme, présenté comme une première mondiale dans le sud du Japon, à Shibushi et à Osaki, deux communes qui recyclent déjà 80% de leurs déchets ménagers – soit quatre fois la moyenne nationale.
Depuis 2024, les couches sont intégrées au tri sélectif et les habitants doivent utiliser des sacs spécifiques. « Notre priorité est de réduire nos déchets et de prolonger la durée de vie de la décharge », explique un responsable local à l’AFP. Les couches ainsi collectées sont broyées, lavées puis divisées entre la pulpe, le plastique et le polymère superabsorbant. Jusqu’ici, ces matériaux étaient recyclés en produits aux exigences sanitaires moins strictes, comme le papier toilette.
Mais l’entreprise nippone a franchi un cap en utilisant la pulpe – le composant principal – pour produire de nouvelles couches. Le procédé repose sur un traitement à l’ozone permettant sa stérilisation, son blanchiment et sa désodorisation.
Un défi en France aussi
À Lyon, Bordeaux ou encore dans le Grand Périgueux, on collecte désormais les couches sales dans les crèches… pour les composter ! Mais, à part ces quelques expérimentations, le recyclage de ces déchets très particuliers est au point mort. C’était pourtant prévu par la loi. Une filière pour ce qu’on appelle les « textiles sanitaires à usage unique » a été mise en place l’année dernière, initialement prévue pour va protections hygiéniques, mouchoirs usagés, couches ou encore les masques.
Mais, à ce jour, elle ne concerne que les lingettes ! Soit 1 % de cette montagne de déchets. Les associations de défense de l’environnement dénoncent un rétropédalage. Sept d’entre elles ont saisi le Conseil d’État en juillet dernier. En attendant, les couches prennent de plus en plus de place dans nos poubelles.
Et, pour couronner le tout, voilà que les ventes de couches pour animaux domestiques sont aussi en hausse !
Source : www.radiofrance.fr
Conclusion : L’équipe continuera à observer la situation pour mieux informer nos lecteurs.

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