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27 mars 2026Analyse : Notre rédaction met en lumière les points essentiels à retenir.
Selon notre équipe, l'article intitulé « au tour de Snapchat d’être dans le viseur de la justice européenne » mérite un regard attentif.
Analyse rapide
Après TikTok et X, c’est l’application Snapchat qui est dans le viseur de la Commission européenne. Une enquête a été ouverte jeudi contre le réseau social. La plateforme est justement soupçonnée de ne pas assez les protéger contre des contenus dangereux.
Nouvelle offensive en matière de protection des mineurs en ligne. Après TikTok et X, c’est au tour de Snapchat d’être dans le viseur de Bruxelles. Cette application, très populaire chez les ados, comptabilisait 97 millions d’utilisateurs actifs mensuels en Europe fin 2025.
La Commission européenne a annoncé l’ouverture d’une enquête visant la plateforme américaine, car elle la soupçonne de ne pas assez protéger les mineurs qui l’utilisent face à des risques graves.
En effet, Snapchat est une succursale des revendeurs de produits en tout genre. Stupéfiants postés de façon anonyme en story, achat d’alcool ou encore de cigarettes électroniques accessibles aux mineurs…
Interdite au moins de 13 ans mais …
L’Union européenne dénonce aussi des tentatives de recrutement à des fins criminelles ou encore, comme l’explique Justine Atlan de l’association E-Enfance, des tentatives de « grooming », c’est-à-dire de la manipulation à des fins sexuelles.
“Des majeurs qui vont essayer de rentrer en relation avec un mineur pour obtenir de lui une relation potentiellement sexuelle. Ou lui extorquer des contenus à caractère sexuel, des pratiques qui vont lui être demandés. Il peut y avoir de la pédocriminalité”, énumère-t-elle.
Une faille dans la protection des plus jeunes pointe Bruxelles qui réclame désormais plus de modération, un renforcement des mécanismes de signalements et de vérification d’âge aujourd’hui basée sur l’autodéclaration. La plateforme, officiellement interdite au moins de 13, se contente, tout au plus, de demander une date de naissance au moment de l’inscription.
Le régulateur français, l’Arcom, a salué cette enquête, soulignant que d’après son propre Observatoire de l’audience des plateformes en ligne, en France, avant 13 ans, « près de la moitié des internautes (46%) se rendent au moins une fois par mois sur Snapchat ».
Source : rmc.bfmtv.com
Conclusion : Cette situation fera l’objet d’une observation continue de notre rédaction.

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