
Le dixième en 2026 : en protection d’un poids lourd en panne sur une autoroute, un fourgon d’intervention violemment percuté par un véhicule
27 mars 2026
L’AMF publie les dernières données sur l’évolution du marché monétaire à fin décembre 2025
27 mars 2026Analyse : Un rapide aperçu des faits pour mieux suivre cette actualité.
Notre équipe propose un aperçu rapide des éléments de « Série « Harry Potter » : « On joue sur la nostalgie des fans », d’après une spécialiste ».
À ne pas oublier
Depuis jeudi 26 mars, vous pouvez plonger, ou replonger, dans l’univers de Poudlard et de ses petits sorciers. La première bande-annonce officielle de l’adaptation de Harry Potter en série télé, produite par HBO, a été mise en ligne ce jour-là. Le tournage a débuté en juillet 2025, la diffusion est prévue pour 2027 sur les plateformes HBO et HBO Max . Il y a « une envie de développer tout un nouveau pan de l’univers de fiction, notamment toute l’enfance de Harry dans sa famille adoptive et les maltraitances qu’il subit », souligne Agathe Nicolas, docteur en sciences de l’information et de la communication, spécialiste de la franchise Harry Potter.
franceinfo : en regardant la bande-annonce, on a l’impression de retrouver des images qu’on a déjà vues il y a plus de 20 ans. Est-ce qu’avec cette série, Warner a choisi la facilité ?
Agathe Nicolas : Effectivement, on a pu avoir une impression de dédoublement par rapport à des images d’il y a maintenant plus de 20 ans. Mais ce qu’on voit aussi, c’est une envie de développer tout un nouveau pan de l’univers de fiction , notamment toute l’enfance de Harry dans sa famille adoptive et les maltraitances qu’il subit dans sa famille et à l’école. Donc on voit bien qu’il y a une envie de revenir à l’essence du texte de J. K. Rowling. Pas seulement à ce qui avait été développé dans les films de Warner, même si effectivement on voit des points communs, notamment dans les décors, les costumes et les choix de certains acteurs pour certains personnages. Il y a une logique de recyclage de la part des industries culturelles.
Est-ce que cette série a vocation à conquérir un nouveau jeune public ou à séduire les anciens qui ont déjà vu les films ou lu les livres ?
On voit bien la double stratégie adoptée par Warner et J. K. Rowling depuis maintenant plusieurs années, qui est à la fois de fidéliser son public historique, les fans des années 90, et de conquérir de nouveaux publics ou en tout cas de les convaincre de continuer à s’immerger dans la franchise. Je pense notamment à tous les enfants des fans des années 90, qui ont maintenant entre 30 et 40 ans, qui découvrent la série en tant qu’enfants et qui doivent être convaincus par ce format, qui est beaucoup plus adapté au public d’aujourd’hui que le format film choisi dans les années 2000. Le choix d’un acteur noir pour incarner le professeur Rogue témoigne d’une volonté de s’adapter au nouveau public à travers les choix de casting et d’aller vers plus d’inclusivité.
En misant sur une des franchises parmi les plus rentables de l’histoire, est-ce que HBO a refusé de prendre des risques ?
Il y a une logique de recyclage de la part des industries culturelles, comme Disney qui continue à surfer sur la vague « Star Wars ». Ces logiques sont communes aujourd’hui, il faut y voir une volonté d’occuper l’espace médiatique. Le format série, qui entraîne systématiquement la création de podcasts, par exemple, est particulièrement pertinent pour l’entreprise qui va pouvoir continuer à proposer des contenus très, très rentables. Les fans regrettent que le choix n’ait pas été fait de se focaliser sur des pans de l’univers de Harry pas encore développés, la jeunesse de ses parents, par exemple. Mais pour l’instant, on voit une fascination qui joue sur la nostalgie des fans. Au-delà des appels au boycott d’une partie du public, ils ont l’envie et la curiosité de voir ce que ça va donner.
Le choix d’un acteur noir pour incarner le professeur Rogue a provoqué une vague de racisme, jusqu’à des menaces de mort. Par ailleurs, J. K. Rowling est accusée de transphobie. Est-ce que ces polémiques peuvent porter préjudice à la série ?
Il y avait déjà eu beaucoup de racisme et des menaces de mort lors du choix d’une actrice noire pour incarner Hermione dans la pièce de théâtre « Harry Potter et l’Enfant Maudit ». Mais ça n’avait pas empêché la pièce d’avoir du succès, et ce sera probablement aussi le cas pour la série. Ce choix témoigne d’une volonté de s’adapter au nouveau public à travers les choix de casting et d’aller vers plus d’inclusivité. Certains y ont aussi vu une volonté de laver un peu l’honneur de la série, qui pâtit de l’actualité de J. K. Rowling [elle a créé un fonds destiné à soutenir les initiatives juridiques transphobes]. Les prises de position de l’auteure peuvent être préjudiciables, dans la mesure où une partie du public appelle au boycott de cette nouvelle production. Ce qui est très intéressant, c’est que, du côté de Warner, et contrairement à ses productions récentes, la figure d’auteure est tout à fait assumée. Dans la bande-annonce, le nom de J. K. Rowling apparaît. Par ailleurs elle produit la série, via son entreprise Brontë Film and TV, qui produit aussi les séries « Cormoran Strike* »*. La figure d’auteure n’est pas du tout mise à distance ici.
Source : www.radiofrance.fr
Conclusion : Nous restons vigilants sur les évolutions de cette information.

9999999