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27 mars 2026Analyse : Les rédacteurs ont examiné cette actualité pour en tirer quelques conclusions.
Un regard de nos journalistes sur l'article « 1928, le partage du monde : épisode du podcast Pétrole, anatomie d’un malédiction ».
Ce qu'il faut connaître
« Il est extrêmement triste de constater que les intérêts de la nation arabe, qui est propriétaire de ces trésors, ne soient pas pris en considération par suite de l’égoïsme exagéré des puissances coloniales. Ces puissances se croient en droit de se partager, avec un exclusivisme déconcertant, les biens d’autrui, sans aucun scrupule, et sans autre justification que le droit de la force : la poudre et le canon« . En novembre 1930, Ihsan al Jabri (dans « La question du pétrole ») dans la Nation arabe, souligne alors une réalité brutale : le pétrole est devenu le nouveau trésor énergitique que les puissances coloniales se disputent sans scrupule.
L’acte secret d’Achnacarry : l’entente des géants du pétrole
Tout bascule en Écosse où se réunissent la Standard Oil of New Jersey (ExxonMobil), la Royal Dutch (Shell) et l’Anglo-Persian Oil Company (BP) au château d’Achnacarry, les patrons des grandes compagnies anglo-saxonnes, surnommées « Les sept sœurs ». Leur problème ? L’abondance. Et pour éviter que les prix ne s’effondrent face à des ressources trop faciles d’accès, ces chantres du libéralisme créent un cartel secret. Ils s’entendent sur des quotas de production et un partage géographique du monde, allant jusqu’à dessiner les frontières de l’Irak sans consulter ses habitants. C’est l’époque de Calouste Gulbenkian, surnommé « Monsieur 5 % », qui parvient à se réserver une part du butin au cœur du dépeçage de l’ancien Empire ottoman défait par la Grande guerre.
L’or noir, nerf de la Seconde Guerre mondiale
Au-delà de l’argent, le pétrole acquiert une dimension stratégique vitale : il devient synonyme de puissance. Thomas Snégaroff analyse comment certaines des grandes offensives de la Seconde Guerre mondiale ont été dictées par l’accès au pétrole. De l’attaque de Pearl Harbor, déclenchée par un Japon étranglé par l’embargo pétrolier américain, à la bataille de Stalingrad, verrou indispensable pour atteindre les puits de Bakou, l’or noir devient l’objectif ultime. Une histoire qui démontre que le destin des superpuissances et l’issue des conflits modernes dépendent désormais d’une seule règle : le contrôle des flux énergétiques au premiers rangs desquels le pétrole.
Source : www.radiofrance.fr
Conclusion : Les prochaines informations compléteront notre analyse.

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