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Analyse : Notre rédaction a examiné les faits et propose un résumé rapide.
Un point rapide sur l'article « 2003, la guerre des pétrodollars ? : épisode du podcast Pétrole, anatomie d’un malédiction » selon nos journalistes.
Récap des faits principaux
« Si le pétrole n’était plus libellé en dollars, nous ne pourrions plus vivre au-dessus de nos moyens. » David M. Walker, contrôleur général des États-Unis, 2006.
Le pétrodollar, socle de la puissance américaine
Pourquoi le pétrole est-il libellé en dollars ? Et surtout, que se passerait-il si ce n’était plus le cas ? Pour Matthieu Auzanneau, spécialiste des questions énergétiques, cette formule dit tout d’un système : tant que la principale matière première stratégique au monde s’échange en dollars, les États-Unis bénéficient d’un privilège important, celui de s’endetter sans que leur monnaie s’effondre, parce que le reste du monde a intérêt à en conserver des réserves massives. « Exercer une puissance mondiale, ça suppose d’avoir le contrôle sur la principale monnaie et sur la principale source d’énergie », résume-t-il. Cette architecture repose sur un accord encore secret aujourd’hui, par lequel l’Arabie saoudite s’est engagée à réinvestir l’essentiel de ses pétrodollars dans l’économie américaine.
La véritable cause de la guerre d’Irak de 2003
La cause officielle de l’invasion américaine de l’Irak en 2003 – les armes de destruction massive – est aujourd’hui reconnue comme fallacieuse. Mais était-ce pour empêcher Saddam Hussein de libeller son pétrole en euros, comme certains l’ont avancé ? Matthieu Auzanneau écarte cette thèse : « Je pense que c’est un prétexte, parce que les volumes de pétrole négociés par l’Irak, c’est tout petit dans les volumes de pétrole échangés en dollars. »
La vraie raison, dit-il, est plus directe : le contrôle du golfe Persique et de ses réserves. Il cite Alan Greenspan, alors patron de la Réserve fédérale, qui écrit dans ses mémoires ne pas comprendre pourquoi l’on tourne autour du pot : « L’invasion de 2003 a eu lieu à cause du pétrole, pour asseoir la domination américaine sur le golfe Persique ».
À cela s’ajoute le rôle de Dick Cheney, vice-président de George W. Bush et ancien patron d’Halliburton, première compagnie mondiale de services pétroliers, poursuit Matthieu Auzanneau : avant même le 11 septembre 2001 , l’administration Bush organisait, sous l’égide de Cheney, une task force réunissant les grands dirigeants de l’industrie pétrolière américaine autour de cartes de découpage de l’Irak.
2008 : pic pétrolier mondial et crise financière
Pour Matthieu Auzanneau, la crise des subprimes ne peut pas se lire indépendamment de l’énergie. En 2008, la production mondiale de pétrole conventionnel atteint un plafond historique – le peak oil – après que la mer du Nord, l’Afrique et l’Arabie saoudite ont chacune connu leur propre déclin. Cette rareté fait monter les prix du baril jusqu’à un record absolu de 147 dollars. C’est cette inflation qui pousse la Fed à relever ses taux d’intérêt, ce qui perce à son tour la bulle d’endettement immobilier.
« Il n’y a pas de solution de continuité », insiste-t-il : la limite locale franchie en 1970, avec le déclin de la production américaine, préfigure la limite globale de 2008. La réponse des banques centrales — le quantitative easing — permettra in fine l’essor du pétrole de schiste américain.
Source : www.radiofrance.fr
Conclusion : Les faits continueront d’être suivis pour fournir une analyse complète.

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