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27 mars 2026Analyse : Notre rédaction partage quelques observations générales.
Un point rapide sur l'article « 2026, l’or noir sous pression : épisode du podcast Pétrole, anatomie d’un malédiction » selon nos journalistes.
À ne pas oublier
« Le souhait des masses populaires est la poursuite d’une défense efficace et dissuasive. Il faut aussi continuer à utiliser le levier du blocage du détroit d’Ormuz. » Mojtaba Khamenei, Guide suprême iranien , message écrit, le 12 mars 2026.
Du Venezuela à l’Iran, la « diplomatie de la canonnière »
Après avoir contraint le Venezuela à des concessions par la pression militaire et diplomatique, Donald Trump tente d’appliquer la même recette à l’Iran, observe Matthieu Auzanneau, expert en géopolitique de l’énergie et ancien dirigeant du Shift Project. Il y voit une logique ancienne : « Il y a une méthode dans la folie de Trump. C’est de la folie. Mais il y a une méthode. » Héritée des grandes heures coloniales, cette « diplomatie de la canonnière » consistait à « mettre une canonnière devant un port qui exportait des denrées précieuses pour l’Empire, et à dire : alors, maintenant, on va discuter ».
Mais transposer cette logique au Moyen-Orient, prévient-il, c’est « méconnaître tout, à commencer par l’histoire et la géographie » : le golfe Arabo-Persique n’est pas le golfe du Mexique, et la relation entre Washington et Téhéran est, selon lui, bien trop complexe et ancienne pour se prêter à une telle simplification.
Le détroit d’Ormuz, « la carotide de l’économie mondiale »
Au cœur de la crise se trouve le détroit d’Ormuz , par où transitent 20 % des flux mondiaux de pétrole et de gaz. Matthieu Auzanneau souligne que l’Iran se prépare depuis quarante ans, s’il est acculé, à fermer Ormuz. Mais même au plus fort de la guerre contre l’Irak, « l’Iran des mollahs n’a jamais franchi le Rubicon, n’a jamais pris la décision de fermer le détroit d’Ormuz. Aujourd’hui, on y est. »
Pour lui, fermer Ormuz revient à « appuyer sur la carotide de l’économie mondiale. Chaque jour qui passe, l’économie mondiale risque l’apoplexie, la syncope. » Le bombardement israélien du principal champ gazier iranien constitue, selon lui, « un casus belli sans retour pour l’Iran » : « Pour tous ces régimes qui sont assis sur la manne pétrolière, l’argent du pétrole est ce qui fait tenir à la lettre le régime ».
Un argument géopolitique pour la transition énergétique
Concernant la situation en Europe, Matthieu Auzanneau rappelle qu’entre 2014 et 2021, la consommation de gaz naturel – « le petit frère du pétrole » – dans l’Union européenne a progressé de 20 %, tandis que la production européenne chutait de 50 %. C’est Gazprom qui comble l’écart, jusqu’à la guerre en Ukraine. « Depuis 2022, depuis l’invasion de l’Ukraine, l’industrie européenne est en récession. Pourquoi ? À cause du prix du gaz. Parce que nous avons décidé d’arrêter d’acheter du pétrole et du gaz à Poutine. Il faut qu’on achète très cher le gaz, qu’on importe maintenant par bateau, aux États-Unis et au Qatar, et qu’il n’y en a pas assez pour tout le monde. Aujourd’hui, la géostratégie des limites physiques de la croissance est en train de se déployer sous nos yeux. »
Face à ce constat, Matthieu Auzanneau avance non seulement un argument écologique, mais aussi une question de souveraineté : « Il n’y a pas que le climat qui est une excellente raison de sortir des énergies fossiles. Il y a aussi échapper à une emprise géostratégique dans laquelle on s’est mis tout seul dans une position d’extrême vulnérabilité. » Les énergies fossiles, résume-t-il, sont « les énergies faciles ». Et construire un monde post-carbone implique d’apprendre à fonctionner autrement.
Source : www.radiofrance.fr
Conclusion : Les faits continueront d’être suivis pour fournir une analyse complète.

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