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27 mars 2026Après l’interview critiquée de Sergueï Lavrov par Léa Salamé, France Télévisions monte au créneau
Analyse : Une équipe d'experts a étudié cette information et partage son avis général.
Voici ce que notre équipe pense de l'article « Après l’interview critiquée de Sergueï Lavrov par Léa Salamé, France Télévisions monte au créneau ».
Ce qu’il faut observer
LUDOVIC MARIN / AFP
Léa Salamé présentant le JT le 4 septembre 2025.
• France Télévisions défend l’intérêt journalistique de cette interview et la pertinence des questions posées, malgré des conditions techniques difficiles.
• La SDJ de France Télé soutient Léa Salamé, estimant qu’elle a confronté Sergueï Lavrov aux faits sur la guerre en Ukraine.
« Cet entretien n’est absolument pas complaisant ». Le directeur de l’information de France Télévisions, Philippe Corbé, est monté au créneau ce vendredi 27 mars, alors que l’interview de Sergueï Lavrov par Léa Salamé, la veille au 20 heures, a déclenché une pluie de critiques. Comme l’expliquait Le HuffPost, la spécialiste s’est vu reprocher un supposé manque de préparation, et un manque de pugnacité ou de précision dans certaines questions. Une interview d’une heure au total, publiée en intégralité sur le site de franceinfo et dont une dizaine de minutes ont été diffusées dans le JT de France 2.
Certains spécialistes de la question russe et de la guerre en Ukraine ont dénoncé sur les réseaux sociaux « un cadeau » fait à la Russie pour « déployer sa propagande », quand d’autres ont trouvé « scandaleux » que Moscou se soit vu offrir autant de temps d’antenne. L’ambassade ukrainienne en France y a vu une « tribune » offerte « à un fasciste ordinaire et à un criminel de guerre ». Même le ministre français des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot a regretté en fin de journée que son homologue russe ait « pu dérouler tranquillement sa propagande ».
Dans ce contexte inflammable, franceinfo a publié dans l’après-midi un numéro intitulé : « Pourquoi et dans quelles conditions la rédaction de France Télévisions a-t-elle réalisé l’interview de Sergueï Lavrov ? ». Il est signé du directeur délégué de l’information, Pascal Doucet-Bon.
Tout d’abord sur le principe même de l’interview, que cherchait à avoir le bureau de Moscou depuis des années, Philippe Corbé défend « un intérêt journalistique évident », alors que la Russie est un pays allié de l’Iran. « La Russie retrouve un rôle dans le conflit [entre Israël, les États-Unis et l’Iran]. ll y avait donc des questions importantes à poser. À nous d’insister si les réponses s’éloignent des informations dont nous disposons par ailleurs. C’est ce que nous avons fait », explique-t-il encore.
Des conditions d’enregistrement pas idéales
Sur ce point-là, les spécialistes qui ont étrillé l’interview ont un avis plutôt divergent, reprochant notamment à Léa Salamé d’avoir laissé dérouler Sergueï Lavrov sur les massacres de Boutcha par exemple, ou lorsqu’il a pu reprendre la propagande du Kremlin qui qualifie le régime de Kiev de « nazi ». Là-dessus, France TV reconnaît que les conditions techniques du duplex n’étaient pas les plus faciles, d’autant que, comme le note le rédacteur en chef du 20 heures Hugo Plagnard, Sergueï Lavrov « retirait son oreillette » lorsqu’il parlait. Si la traduction en direct a pu le gêner lors de ses réponses, la tactique est surtout très habile pour ne pas être interrompu, reconnaît Pascal Doucet-Bon.
Pas de quoi convaincre Cyrille Amoursky, reporter franco-russe et détracteur de l’interview de Léa Salamé, qui estime sur X que « si tu sais que tu peux te faire piéger : alors tu ne fais pas cette interview ! ! ! ».
Et Philippe Corbé de défendre les questions posées par Léa Salamé : « Quel journaliste a pu dire frontalement à l’un des plus proches de Vladimir Poutine que la Russie ne respecte pas le droit international en Ukraine, et contester les affirmations mensongères sur les cibles civiles en lui répondant que le travail de nos reporters sur place a permis de documenter ces frappes ? ». Alors que Pascal Doucet-Bon appelle par ailleurs à replacer cette interview dans tout le contexte du travail du bureau de France Télévisions, qui n’a selon lui « que peu d’équivalents en Europe ».
La Société des journalistes (SDJ) de France Télévisions a elle aussi défendu Léa Salamé. Pour son président, Valéry Lerouge, la collaborateur a mis Sergueï Lavrov « devant les faits », en parlant de frappes sur des « écoles, des hôpitaux », et de « milliers de civils ukrainiens morts dans cette guerre ». « Elle lui a dit que nous en avons les preuves sur le terrain », a-t-il insisté auprès de l’AFP.
Source : www.huffingtonpost.fr
Conclusion : Ces informations seront suivies attentivement par notre rédaction.

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