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27 mars 2026« Sur les bases américaines, il faut des opérateurs, donc ces hommes ne sont pas là pour faire un surplus », pointe Antoine Basbous, politologue, à propos des troupes américaines envoyées en Iran – franceinfo
Analyse : Quelques éléments saillants observés par notre rédaction.
Un regard de nos journalistes sur l'article « « Sur les bases américaines, il faut des opérateurs, donc ces hommes ne sont pas là pour faire un surplus », pointe Antoine Basbous, politologue, à propos des troupes américaines envoyées en Iran – franceinfo ».
Points saillants
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Mis à jour
Temps de lecture : 4min – vidéo : 20min
À l’approche du premier mois du conflit en Iran, Antoine Basbous, politologue, associé chez Forward global et directeur de l’Observatoire des pays arabes, commente dans « Tout est politique », vendredi 27 mars sur franceinfo, l’avancée de la guerre menée par Donald Trump au Moyen-Orient.
Ce texte correspond à une partie de la retranscription de l’interview ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder dans son intégralité.
Myriam Encaoua : Jusqu’où les Russes soutiennent-ils l’Iran ? Est-ce que ce soutien en fait une forme de participant indirect au conflit ?
Antoine Basbous : Pour l’instant, je l’ignore de façon précise, sauf que le 28 février, quand plusieurs centaines d’avions se sont dirigés vers Téhéran pour frapper le guide et son état-major, apparemment, les Russes n’ont pas donné l’alerte parce qu’ils ont des satellites, ils ont des radars partout. Ils auraient pu imaginer que, pour cette fois-ci, quand tant d’avions se dirigent vers une cible donnée, il aurait fallu donner l’alerte. Ils ne l’ont pas fait. En revanche, il y a beaucoup de radars satellitaires des Américains dans le Golfe, dans des bases. Les bases sont énormes, très vastes, mais ce sont les radars qui ont été touchés. Et là, il suffisait d’avoir le bon renseignement, ne pas taper sur l’ensemble d’une base qui fait des dizaines de kilomètres carrés. Là, les radars ont été touchés. Mais en même temps, il y a eu dans tous ces pays du Golfe des cellules démantelées qui renseignaient les Iraniens, qui étaient constituées soit de Perses, soit de Chiites, soit de Libanais, du Hezbollah, qui structuraient cette activité. Quelque part, les Russes ont intérêt quand même à ce que, d’un côté, l’Occident se préoccupe de l’Iran, que le détroit d’Ormuz soit fermé et que le pétrole russe soit presque réautorisé à circuler et que le prix du baril explose. Les Russes aujourd’hui engrangent 150 millions de plus qu’ils n’ont engrangés début février avec les mêmes stocks qu’ils vendent de pétrole.
Au sujet de Marco Rubio, votre réaction ? On a le sentiment que des milliers d’hommes se massent dans le détroit par des bâtiments, des navires, une armada navale, comme on dit, avec des renforts. Ça ferait plus de 50 000. Et puis en même temps, nous avons le secrétaire d’État américain qui explique sur le tarmac du Bourget, on l’entendait dans le journal, que les Etats-Unis peuvent en finir en « deux semaines et sans troupes au sol, l’Iran est affaibli ».
Il doit penser qu’il est en train de jouer sur une Nintendo, un jeu vidéo sur son écran. Parce que déjà, Monsieur Trump a donné jusqu’au 6 avril comme ultimatum. Donc 6 avril, c’est dans plus d’une semaine. Et donc, il restera une semaine pour négocier, pour soit frapper, soit signer. Il s’adresse certainement à l’opinion publique américaine et veut rassurer en disant : nous ne sommes pas belliqueux. Et en même temps, il y a des envois de troupes, mais au compte-goutte. Ce n’est pas quelque chose qui fait du poids, qui fera peur aux Iraniens.
Pourquoi ? Parce qu’on est à quasi 50 000 hommes dans la région entre les bases américaines, l’armada navale, les renforts qui sont en train d’arriver et ceux qu’on envisage, les 10 000 supplémentaires, qui arriveraient…
Sur les bases américaines, il faut des opérateurs. Donc ces hommes ne sont pas là pour faire un surplus, pour les envoyer sur le terrain. L’USS Boxer, il y a 2 000 hommes. L’USS Tripoli, 2 000 hommes. Il y en a 3 000 qui ont été envoyés de la 82e Brigade aéroportée, et maintenant ils annoncent 10 000. Le tout, ça fait à peu près moins de 20 000. Mais combien de combattants, dans les 20 000, puisqu’il y a de la logistique aussi ? À peine, ils pourraient prendre l’île de Kharg, c’est-à-dire le terminal pétrolier iranien qui délivre 90 % du pétrole iranien. Mais pour y arriver là-bas, ils ne peuvent pas transiter par Ormuz. Ils vont devoir arriver au Koweït et par là faire des raids héliportés depuis le Koweït pour déposer les hommes dans cette île terminale.
Cliquez sur la vidéo pour regarder l’entretien en intégralité.
Source : www.franceinfo.fr
Conclusion : Nous suivrons cette actualité pour vous tenir informés.

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