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28 mars 2026« Je vais être un peu long, mais c’est mon jour aujourd’hui ! » : revivez cette matinée durant laquelle Christophe Rivenq est reconduit au poste de maire d’Alès
Analyse : Notre équipe propose une synthèse des points importants.
Voici notre analyse rapide sur « « Je vais être un peu long, mais c’est mon jour aujourd’hui ! » : revivez cette matinée durant laquelle Christophe Rivenq est reconduit au poste de maire d’Alès ».
Éléments essentiels
Le conseil municipal d’installation du nouveau maire de la capitale des Cévennes s’est déroulé ce samedi 28 mars. Les votes des élus locaux se sont dirigés, sans surprise, vers Christophe Rivenq. Voici les premiers mots de ce dernier… et le positionnement de l’opposition emmenée par le Rassemblement national.
Un petit peu moins de deux heures. Telle est la durée, dans la matinée de ce samedi 28 mars, dans la salle des Assemblées du bâtiment Atome, du sacre de Christophe Rivenq, dont la liste « Alès » a remporté le second tour des élections municipales, dimanche 22 mars, avec 55,54 % des voix, face à celle du Rassemblement national, « Rassemblés pour Alès », emmenée par Anthony Bordarier.
Pour ce premier conseil municipal, celui de l’investiture du nouveau maire, tout le monde répond à l’appel : le maire sortant et ses 33 colistiers élus, ainsi que les neuf de l’opposition RN. Après un aparté de Max Roustan (lire ci-dessous), qui avait transmis le flambeau à son dauphin en mars 2025, l’élection de l’édile s’enclenche, sous le regard du cadet de l’assemblée propulsé secrétaire de séance, le RN Thibault Pellissier. Sans surprise, Christophe Rivenq postule à sa propre succession. Et sans surprise encore, Anthony Bordarier se pose en duelliste. Le vote se déroule à bulletin secret (sans que les votants n’expriment visiblement le besoin de rejoindre l’isoloir installé dans un coin de la salle). Il suffit d’à peine cinq minutes à Max Roustan pour procéder au dépouillement et, à 10 h 15, déclarer vainqueur du scrutin Christophe Rivenq. Élu, toujours sans surprise, par 34 voix contre 9.
Max Roustan : « Jamais je n’ai vécu autant de haine ! »
Maire honoraire L’unique prise de parole de Max Roustan pèse. De suite, le maire honoraire, devenu premier adjoint en 2025 et qui le restera après ce samedi (lire ci-dessous), revient sur le passage de témoin, survenu il y a un an, à celui qui fut son bras droit, Christophe Rivenq, et se dit « très heureux que la décision que j’ai prise il y a quelque temps se concrétise aujourd’hui ». Il s’intéresse ensuite à la campagne électorale et confie que « celle-là a dépassé l’entendement », qu’il n’en a jamais connu de semblable. « Jamais je n’ai vécu autant de haine. Ce qui est terrible quand on habite la même ville », embraye-t-il, avant de pointer du doigt les détracteurs d’Alès. « Quelle réputation nous avons fait à notre ville ! Qu’ils se cassent ces gens-là ! J’ai très mal vécu cette campagne… »
Douze adjoints Le maire reconduit sera entouré de douze adjoints. Parmi ceux-là, se trouvent trois nouveaux. Deux qui étaient conseillers municipaux lors du précédent mandat, Alain Aurèche (9e) et Léa Boyer (6e), et un nouvel entrant au conseil, Christophe Clauzel, ancien secrétaire de la section alésienne du Parti socialiste (11e). Les autres adjoints au maire sont Max Roustan (1er), Martine Magne (2e), Alain Bensakoun (3e), Catherine Larguier (4e), Christian Chambon (5e), Pierre Martin (7e), Michèle Veyret (8e), Marie-Claude Albaladejo (10e) et Raphaële Navarro (12e). Leurs délégations, comme celles d’autres élus, devraient être connues la semaine prochaine.
Alès Agglomération La première séance publique du conseil d’Alès Agglomération (d’installation, donc) est programmée Jeudi 9 avril, à 18 heures, dans la salle des Assemblées du bâtiment Atome, situé rue Michelet.
Les applaudissements fusent. Le maire honoraire passe l’écharpe tricolore au premier magistrat qui rempile. Puis, ce dernier se fend de mots qu’il précise ne pas avoir voulu écrire : « J’ai envie, comme d’habitude, de vous parler avec mon cœur durant quelques minutes. » Christophe Rivenq s’adresse à celui qui l’a propulsé où il se trouve, à « un homme qui avait fait ce qu’il a dit : un homme politique qui a tenu son engagement, ce qui est rare ». L’hommage à Max Roustan est fort : « Il restera pour les années qui viennent, et peut-être pour les décennies, le meilleur maire d’Alès. » Le bras droit devenu patron dit vouloir être digne de la relève, et continue de parler. « Je m’excuse. Je vais être un peu long, mais c’est mon jour aujourd’hui ! », sourit-il.
Une salve de reproches est balancée
Ce sourire s’efface vite. Certes, il marque encore un peu son visage à l’heure des remerciements, au moment de dire qu’il tiendra compte des votes du premier tour (ces suffrages en direction des listes qui se sont retirées le 16 mars), lorsqu’il clame qu’« être le maire de tous les Alésiens, ce n’est pas parler à un clan, à un parti », en mesurant « l’enjeu des prochaines années ». Mais son sourire se fait définitivement la malle au souvenir de la campagne électorale qui « s’est déroulée dans un climat international catastrophique, dans un climat national délétère et angoissant ». Une escadrille de tacles décolle : contre les élus et gouvernants hors-sol, les « y-a-qu’à-faut-qu’ontistes », les « sciences-po’tistes », un influenceur allemand venu faire un tour sur les points de deal, la presse, locale comme nationale, accusée de noircir le tableau, etc.
Christophe Rivenq à des regrets. Il déplore que des sujets tels que le logement, le avancée économique, la culture ou l’éducation n’aient pas été abordés durant la campagne. « On a passé trois mois à balancer sur ma figure des thématiques qui n’ont aucune réalité avec les compétences des maires », analyse-t-il. À tort, selon lui, comme au sujet de la sécurité : « Nous sommes la ville la plus sécure de Languedoc-Roussillon ! »
L’ambition de Christophe Rivenq
Le maire crie haut et fort son amour : « Oui, la ville d’Alès est la plus belle ville du monde pour moi ! L’image a été détériorée et salie tant au niveau local que national, durant cette campagne. Cette ville, avec Max Roustan, je suis certainement celui qui la connaît le mieux dans cette salle. » Et s’il concède qu’il ne pourra pas tout, en matière de santé, dynamisme commercial et autres, il proclame que « nous continuerons à tout mettre en place pour que les conditions soient réunies ». Et à l’aube de ce « mandat exigeant et obligeant », Christophe Rivenq, assure qu’« il n’y en a pas que pour le centre-ville. Il y a tous les quartiers d’Alès. Nous serons partout. Nous allons travailler pour tous les quartiers, pour tous les habitants. »
L’avertissement des élus municipaux du RN
Cette politique, Anthony Bordarier et son équipe la suivront de près. « Nous ne serons pas une opposition de principe, systématique. Ni silencieuse ! », prévient le nouveau leader de l’opposition municipale. Son action, il la voit « exigeante », « constructive », avec des élus « présents sur le terrain, et au sein de ce conseil ». Christophe Rivenq est prévenu : ce mandat ne sera pas de tout repos, comme l’illustrent d’ailleurs les brèves interventions de Thibault Pellissier en fin de séance. Le maire, lui, promet d’être proche des Alésiens : « Je suis à votre service. Je suis votre serviteur. »
Source : www.midilibre.fr
Conclusion : Cette situation fera l’objet de mises à jour régulières par nos journalistes.

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