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28 mars 2026Analyse : Notre équipe vous propose un aperçu synthétique de cette information.
Notre équipe propose un aperçu rapide des éléments de « En tournée dans les pays du Golfe, Volodymyr Zelensky vend son expertise anti-drone ».
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Le président ukrainien est en visite dans les pays du Golfe depuis jeudi 26 mars. Si Volodymyr Zelensky vend sur place un savoir-faire en matière de défense aérienne, un accord sur l’approvisionnement en diesel a également été signé avec l’Arabie saoudite.
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Il ne fait aucun secret que les drones qui frappent quotidiennement l’Ukraine sont d’origine iranienne. Mardi 24 mars, près de 550 d’entre eux – originellement baptisés Shahed-136 mais renommés Gueran-2 par Moscou – se sont abattus sur le territoire ukrainien en l’espace de neuf heures. La nuit d’avant, 392 avaient aussi été tirés depuis la Russie.
En quatre ans de guerre, les salves répétées de ces drones sont devenus la routine morbide de Kiev, qui a développé une expertise pour s’en protéger. Un savoir-faire dont Volodymyr Zelensky souhaite aujourd’hui tirer profit. Alors que les pluies de drones continuaient de noircir le ciel de son pays, le président Zelensky a annoncé le 17 mars, depuis Londres, avoir envoyé 201 experts au Émirats arabes unis, au Qatar et en Arabie saoudite. « Nous ne voulons pas que cette campagne de terreur du régime iranien contre ses voisins aboutisse », prévenait-il, ajoutant que 34 autres experts étaient « prêts à être déployés » dans la région.
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Une déclaration qui laissait présager les accords de coopération signés en fin de semaine entre Kiev et les capitales du Golfe : Riyad, Abou Dhabi, et Doha. Si elles n’ont pas été rendues publiques, les conclusions semblent similaires d’un texte à l’autre. « Une coopération sur dix ans » dans les domaines de la Défense et des technologies, a informé samedi 28 mars Volodymyr Zelensky depuis Doha, pendant laquelle « nous nous sommes engagés dans la construction d’usines dans les pays, avec des chaînes de production en Ukraine et dans ces pays ».
Asymétrie des coûts
L’objectif est que l’Ukraine aide ces pays « à développer tous les composants nécessaires de la défense aérienne qui leur font actuellement défaut » pour « contrer les Shaheds et autres drones », a précisé un haut responsable ukrainien à l’AFP.
Dans un message posté sur X qui reprend une conversation avec des journalistes, le chef d’État ukrainien a précisé que l’accord comprend des « drones, des systèmes de guerre électronique et, surtout, un système de défense complet » avant d’ajouter : « Nous ne disposons peut-être pas d’un nombre suffisant de »Patriots », mais nous disposons d’un système capable d’intégrer n’importe quelle ligne ou couche de défense. »
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Un système de défense beaucoup moins coûteux que l’utilisation systématique des missiles utilisés par les pays du Golfe pour abattre les aéronefs iraniens. Les Émirats arabes unis et l’Arabie saoudite disposent en effet de missiles sol-air « Patriots », de fabrication américaine, dont le coût d’une unité s’élève à 4,1 millions de dollars, contre 6 000$ à 50 000$ – les estimations variant selon les experts – pour la production d’un drone Shahed.
Une stratégie de défense contre du diesel
Il s’agirait donc d’une fleur que l’Ukraine ferait à ses nouveaux alliés du Golfe ? Par cet échange de bons procédés, Kiev pointe que ces pays, comme l’Arabie saoudite, « dispose de capacités qui présentent un intérêt pour l’Ukraine ».
Alors que l’Ukraine a vécu l’un de ses pires hivers en raison de la destruction de ses infrastructures énergétiques, un communiqué de Kiev précise pour autant que le président ukrainien et le prince héritier saoudien, Mohammed ben Salman, « ont abordé l’évolution des marchés des carburants et les possibilités de coopération ». Sur X, Volodymyr Zelensky a mentionné la signature d’un accord d’un an sur les approvisionnements en diesel depuis le Moyen-Orient, un carburant en pénurie dans son pays.
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Source : www.rfi.fr
Conclusion : Notre équipe continuera d’examiner les faits et de proposer des analyses.

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