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29 mars 2026Analyse : Notre équipe partage son regard général sur cette actualité.
Voici ce que notre équipe pense de l'article « Des millions d’Américains défilent aux États-Unis contre Trump, ICE et la guerre en Iran ».
Résumé des éléments principaux
“De quelques centaines de personnes massées au bord d’une route à St. Petersburg, en Floride, à des dizaines de milliers à Manhattan, la troisième vague de manifestations du mouvement No Kings [Pas de rois] a une fois de plus mobilisé des citoyens à travers tout le pays pour protester contre le président Donald Trump et son administration”, résume Mother Jones.
Comme en témoignaient “clairement” les slogans, les pancartes et les discours prononcés lors des événements de ce samedi, “d’innombrables Américains sont excédés par la violence des agents fédéraux de l’immigration dans les villes américaines, par la hausse du coût de la vie, par la guerre en cours contre l’Iran et par la gestion du scandale Jeffrey Epstein par l’administration”, observe le magazine progressiste.
Les quelque 3 300 rassemblements organisés samedi constituaient la troisième journée d’action de la coalition No Kings depuis le retour de Donald Trump à la Maison-Blanche. Selon les organisateurs, les cortèges ont rassemblé au moins huit millions de personnes, soit un million de plus que lors de la dernière journée d’action, en octobre dernier – des chiffres non vérifiés de façon indépendante.
“Clown orange” voué aux “poubelles de l’histoire”
L’événement phare de la journée était sans conteste le rassemblement prévu devant le Capitole de l’État du Minnesota à St. Paul, épicentre des violences de la police de l’immigration (ICE) en début d’année.
“Selon les organisateurs, plus de 200 000 personnes ont répondu présent à cet événement qui a consacré autant de temps à célébrer les habitants du Minnesota ayant résisté à la politique fédérale anti-immigration qu’à attaquer le président Donald Trump”, témoigne The Minnesota Star Tribune.
Plusieurs “grands noms de la musique et de la politique progressiste figuraient en tête d’affiche de ce rassemblement, parmi lesquels le sénateur Bernie Sanders, Joan Baez, Maggie Rogers et Jane Fonda”, précise le quotidien. Le chanteur Bruce Springsteen, également de la partie, a interprété son titre “Streets of Minneapolis”, écrit à la mémoire de Renee Good and Alex Pretti, abattus en janvier par l’ICE.
Tim Walz, le gouverneur démocrate du Minnesota, s’est quant à lui fait remarquer pas son discours, n’hésitant pas à qualifier Donald Trump de “dictateur en herbe” et de “clown orange” voué aux “poubelles de l’histoire”, rapporte Fox News.
Il a accusé la Maison-Blanche d’avoir envoyé des “voyous agressifs et sans formation” pour “semer le trouble” dans son État, tenant l’administration pour responsable de la mort de Renee Good et d’Alex Pretti, et réclamant justice pour sa communauté “traumatisée”.
Heurts à Portland et Los Angeles
Comme lors des précédentes éditions, les défilés ont été essentiellement pacifiques, même si les esprits se sont échauffés dans la soirée sur la côte Ouest. À Portland, des heurts ont opposé des agents fédéraux à des manifestants cagoulés devant les bureaux de l’ICE, après la dispersion des cortèges.
Et à Los Angeles, où plus de 100 000 personnes ont défilé, “les forces de l’ordre ont interpellé des dizaines de manifestants après avoir tiré des gaz lacrymogènes et des balles au poivre dans la foule, blessant au moins une personne à l’œil et en brûlant d’autres à la peau”, rapporte The Los Angeles Times.
La “confrontation” entre “la police, dont certains agents à cheval, et un petit groupe de manifestants” se poursuivait dans la soirée, devant un centre de détention fédéral, précise le quotidien de la côte ouest.
Si Donald Trump n’avait pas réagi samedi soir aux manifestations, la porte-parole de la Maison-Blanche, Abigail Jackson, ne s’est pas privée de les qualifier de “séances de thérapie pour le délire anti-Trump”, assurant qu’elles n’intéressaient que “les journalistes payés pour les couvrir”, remarque NPR.
Les bastions républicains défilent aussi
CNN relève cependant que “près de la moitié de ces manifestations s’est déroulée dans des bastions républicains. Le Texas, la Floride et l’Ohio comptaient chacun plus de 100 événements programmés pour cette journée” et des États tels que “l’Idaho, le Wyoming et l’Utah affichaient un nombre de rassemblements à deux chiffres”.
Plus révélateur encore, “une multitude de communautés rurales à tendance républicaine ont participé pour la première fois aujourd’hui au mouvement, de Seward (Alaska) à East Glacier Park (Montana) ”, souligne la chaîne américaine.
Mais cette mobilisation massive suffira-t-elle “à infléchir le cours de la vie politique nationale ? ”, s’interroge The New York Times. “Les mouvements de protestation parviendront-ils à canaliser cette énergie pour la transformer en victoires lors des élections de mi-mandat de novembre ? Comment éviter que ce cri primal ne finisse par s’éteindre en un simple gémissement ? ”.
La montée en puissance des manifestations “ne garantit pas les victoires politiques, comme en témoigne l’histoire tumultueuse des mouvements de protestation dans le pays”, confirme The Washington Post.
“Mais pour ceux qui se mobilisent, ces manifestations de résistance”, qu’elles aient lieu dans les villes démocrates ou les bastions républicains, “constituent la preuve que la démocratie est bien vivante, même sous la présidence d’un homme qu’ils fustigent comme un “roi” autoproclamé”, observe le quotidien.
Source : www.courrierinternational.com
Conclusion : L’analyse sera enrichie dès que de nouvelles données seront disponibles.

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