
Des millions d’Américains défilent aux États-Unis contre Trump, ICE et la guerre en Iran
29 mars 2026
Les billets d’avion chers et le chaos à l’aéroport mettent les voyageurs à l’épreuve
29 mars 2026« On ne peut plus respirer » : une mère et son fils handicapé vivent dans un logement envahi par la moisissure, le bailleur se défend
Analyse : Cette nouvelle fait l'objet d'une attention particulière de notre équipe éditoriale.
Nos journalistes proposent un aperçu de l'article « « On ne peut plus respirer » : une mère et son fils handicapé vivent dans un logement envahi par la moisissure, le bailleur se défend ».
Les faits essentiels
Une femme seule vivant dans un logement social au centre de Narbonne est à bout : la moisissure infecte son quotidien depuis de longs mois et pour l’heure aucune solution pérenne avec le bailleur n’a été trouvée.
« Ce n’est même plus un problème de salubrité mais de santé : avec mon fils reconnu handicapé, nous sommes physiquement affectés par l’état de notre logement : asthme, allergies, problèmes de sommeil… je ne sais plus qui solliciter pour trouver des solutions et je suis au bout du rouleau ». Pour cette femme vivant dans une HLM du centre de Narbonne, le quotidien est devenu un calvaire.
« Quand je me suis installée il y a un an, des traces d’infiltration d’eau étaient déjà visibles au plafond dans les chambres. Mais je pensais que le problème était résolu. J’ai nettoyé et nous avons repeint. En septembre, la moisissure est apparue dans la salle de bains autour de la fenêtre et du lavabo. Pourtant, il faisait très chaud et la maison était aérée toute la journée. J’ai encore nettoyé, mais la moisissure est revenue à chaque fois », explique-t-elle.
À lire aussi :
Vie des quartiers à Narbonne : coup de cœur ou coup de gueule ? L’Indépendant à votre écoute !
« C’est devenu tellement horrible que j’avais envie de disparaître »
À présent, les murs de la salle d’eau sont recouverts de champignons grisâtres qui s’incrustent jusque dans les joints et le bac de la douche. L’humidité a gagné tout un mur de la cuisine et une partie de la pièce où se trouve le cumulus. Les chambres ne sont pas totalement épargnées. « En janvier et février avec les grosses pluies, la situation a empiré, c’est devenu tellement horrible que j’avais envie de disparaître ! », confie la locataire, au bord de la dépression.
Ça pue partout… Même après avoir pris une douche, je me sens sale
Pour elle, la situation est devenue « inadmissible tant sur le plan sanitaire que social : on ne peut pas traiter ainsi des êtres humains, ce n’est plus tenable et c’est injuste ». Pour éviter que la moisissure ne contamine ses vêtements et autres effets personnels, « j’ai sorti toutes mes affaires pour les entreposer dans le couloir. Je ne sais plus où ranger les choses car ça pue partout. Même après avoir pris une douche, je me sens sale ».
Impossible dialogue
Elle indique qu’un agent est bien venu constater la problématique fin janvier : « Un problème d’isolation, de ventilation et de condensation a même été établi par une entreprise ». Néanmoins, malgré l’intervention d’un conciliateur, le dialogue semble rompu avec le bailleur. « On m’a dit que la moisissure était de ma faute car j’ai acheté un chauffage au gaz. On m’a reproché de ne pas être présente quand un artisan est venu vérifier la ventilation. Et aussi que j’avais décroché le chauffage électrique de la cuisine : mais c’était pour nettoyer la moisissure qui se trouvait derrière et je l’ai replacé ensuite. C’est de la mauvaise foi ! ». Elle assure que « la personne qui me reçoit à la permanence du bailleur manque d’humanité » et avoue au passage s’être emportée face à son interlocuteur : « Avec mon fils, nous avons besoin de bien respirer pour vivre. C’est vrai que je me suis énervée car je suis épuisée ». Elle avance que la solution suggérée par la société HLM ne serait pas à la hauteur du désagrément subi : « On m’a proposé de faire venir une association pour repeindre les murs et rénover, mais le désordre est trop grave, il faut régler le problème à la source ».
De la mauvaise utilisation du logement ?
Selon le bailleur Domitia habitat, le problème d’humidité serait du « à une utilisation inappropriée du logement et à un refus de la locataire de laisser les entreprises intervenir (ce que l’occupante dément, NDLR)« . Le directeur de l’exploitation et de la qualité de service, Karim Zoundari, avance que « lors d’une visite de courtoisie nous avons constaté un problème de moisissure dans le logement. Ce type de problème est souvent lié à un dysfonctionnement de la VMC. Cependant, la locataire a installé un meuble qui bloque l’accès aux combles, ce qui empêche toute vérification. De plus, elle a obstrué les bouches d’aération. Elle n’utilisait pas les radiateurs disponibles, ceux-ci ayant été décrochés des murs, et elle se chauffait à l’aide d’un poêle à gaz, ce qui peut aggraver l’humidité ».
Il assure en outre que « dans le cadre de nos contrats multiservices, nous avons demandé à la locataire de contacter notre partenaire pour vérifier la VMC et remettre en état les éléments de chauffage. Un maçon est intervenu en décembre et n’a relevé aucun désordre technique. Il a confirmé que les problèmes étaient dus à une condensation excessive et à l’utilisation inappropriée du logement ».
Le bailleur aurait en outre demandé à l’occupante de contacter une entreprise pour le contrôle de sa ventilation. « Après plusieurs relances, nous lui avons adressé une mise en demeure. Suite à une intervention en février en raison de l’inaction de la locataire, nous avons constaté que la VMC fonctionne ». Enfin, « nous finançons l’association des Compagnons bâtisseurs pour la réfection de certains logements, et la locataire peut en bénéficier. Toutefois, elle a refusé leur intervention. Une conciliation a eu lieu et le conciliateur lui a accordé une semaine pour réfléchir et revenir vers nous ». Domitia habitat soutient que la locataire refuse la rénovation de l’appartement et « insiste pour obtenir une mutation ».
Source : www.lindependant.fr
Conclusion : L’équipe éditoriale restera vigilante et partagera ses observations.

9999999
