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29 mars 2026Les « French Sundays » passionnent la presse anglophone, mais elle fait un contresens criant
Analyse : Quelques observations de notre équipe pour mieux comprendre les enjeux.
Notre équipe met en lumière les éléments clés de « Les « French Sundays » passionnent la presse anglophone, mais elle fait un contresens criant ».
Ce qu’il faut observer
THEO SAFFROY / Hans Lucas via AFP
Les « French Sundays » passionnent la presse anglophone, mais celle-ci fait un contresens criant (photo d’illustration au jardin du Luxembourg, à Paris, en janvier 2021).
• Mais ces publications internationales en perdent l’essence, en proposant des to-do lists performatives.
• Le plus important pour passer un vrai « french sunday », c’est de faire comme bon vous chante.
« L’art de ne rien faire. » Tout est parti d’un bulletin du magazine en ligne américain The Zoe Report publié fin 2025. Dans ce long texte, la collaborateur Angelika Pokovba assure que, dans l’Hexagone, les dimanches n’ont vraiment rien à voir avec les habitudes qui ont la cote aux États-Unis.
« Le dimanche français est sacré – culturellement, légalement, socialement. C’est une journée construite autour du farniente, et d’une certaine manière, cela s’est mué en un art de vivre national », décrit-elle.
« En France, le dimanche est une petite rébellion contre la productivité », valident dans son article Flore des Robert et Pauline Laurent, fondatrices de La Bonne Brosse, marque de brosses à cheveux fabriquées en France. « Il y a une beauté dans ce calme collectif, dans le choix de ne pas courir après le succès, de ne pas chercher à optimiser. C’est comme si tout le pays décidait de prendre une grande inspiration ensemble. »
Boule de neige
Ralentir et profiter de temps pour soi : le concept et la fascination pour le verbe « flâner » ont fait boule de neige dans le monde anglophone. Mi-janvier, le « French Sunday » est évoqué dans le podcast australien Mammamia Out Loud, devenant viral sur Instagram avec plus de 500 000 vues.
« En tant qu’Américaine ayant vécu en France, je peux attester que le dimanche français est bel et bien un phénomène », abonde Marissa Wu dans une chronique publiée dans PureWow début février. « Plaidoyer pour un “dimanche à la française” », titre l’édition américaine de Vogue dans la foulée.
Le concept poursuit sa route jusqu’au Royaume-Uni. « La chose la plus importante que j’ai apprise, c’est que nous autres Britanniques ratons complètement nos dimanches », écrivait il y a quelques jours la chroniqueuse Ceci Browning dans le journal londonien The Times après avoir passé « environ un mois » à Paris.
« Les Parisiens que j’ai croisés avaient pour habitude de se lever tard, de s’habiller avec une élégance remarquable, puis de flâner tranquillement jusqu’au café au coin de la rue », décrit-elle sans cacher une pointe de fascination. « La plupart des magasins sont fermés, mais les musées et les galeries restent ouverts […]. Les cinémas et les parcs publics sont merveilleusement bondés. »
Passés à côté ?
« Le dimanche à la française est symptomatique de l’attitude française en général : leur attachement à une vie plus lente et plus stable. Si nous sommes le lièvre, ils sont la tortue », ajoute-t-elle. Cocasse, alors que les clichés, de ce côté-ci de la Manche, louent plutôt le flegme britannique.
Mais avec leur fascination pour ces dimanches à la française, certains de ces articles et publications font un contresens. La plupart évitent l’écueil de romantiser à outrance les habitudes hexagonales, soulignant que dans de nombreuses grandes villes, les boutiques ont de plus en plus tendance à rester ouvertes le week-end.
« Même si les entreprises françaises se modernisent pour s’adapter à la culture mondiale de la productivité et que de plus en plus de magasins ouvrent le dimanche », un état d’esprit de détente « perdure », reconnaît Angelika Pokovba dans The Zoe Report.
Là où l’article semble passer à côté du sujet, c’est en faisant… la liste des choses à faire lors d’un « dimanche à la française ». Tout à coup, le repos et la lenteur deviennent performatifs. The Zoe Report mentionne même « oubliez votre to-do list » en deuxième position de sa « recette » pour un dimanche parfait.
Conseils ou injonctions ?
« Réveillez-vous tard », « brossez-vous les cheveux lentement, appliquez une crème hydratante, étirez-vous », « Lisez un livre », « faites l’amour »… S’agit-il de conseils, ou d’injonctions ? Difficile de trancher.
Même malaise à la lecture de Vogue. « Vous allez éteindre votre réveil, annuler vos projets et vous fier plutôt à votre intuition et à votre corps pour rythmer votre journée. Vous allez vous concentrer sur des plaisirs simples mais conscients », intime le journal. « Vous allez mettre votre téléphone en mode “Ne pas déranger” – ou peut-être même l’éteindre complètement. » OK boss !
« Ce dimanche, pourquoi ne pas adopter le mode de vie français ? Éteignez votre réveil, flânez sans but précis, arrêtez-vous dans un café (même s’il fait froid, installez-vous en terrasse) et observez les passants », écrit Ceci Browning dans The Times. Oubliant peut-être un peu vite que la beauté du dimanche est précisément de permettre à chacun et chacun de faire comme bon lui chante.
Source : www.huffingtonpost.fr
Conclusion : Nous restons vigilants sur les évolutions de cette information.

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