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29 mars 2026«On finit par être habituée à l’horreur»: le Sénégal peine à endiguer le fléau des féminicides
Analyse : Cette nouvelle fait l'objet d'une attention particulière de notre équipe éditoriale.
Voici quelques observations de notre rédaction sur « «On finit par être habituée à l’horreur»: le Sénégal peine à endiguer le fléau des féminicides ».
À ne pas oublier
Les féminicides sont au cœur du débat au Sénégal, en particulier après le drame survenu le 21 mars : Khady Sow, tiktokeuse enceinte de sept mois, a été tuée. C’est dans ce contexte que des militantes féministes se sont rassemblées, dimanche 29 mars à Dakar, pour un sit-in autour de la campagne Wax Jotna (« Il est temps de parler »).
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Avec notre correspondante à Dakar, Juliette Dubois
Une grosse centaine de personnes, en majorité des femmes, assises sur des nattes, t-shirts et foulards violets aux couleurs de la campagne, écoutent les débats à Dakar durant cette réunion. Parmi les thèmes abordés : le harcèlement, les inégalités, mais aussi les féminicides. Et le cas dramatique de Khady Sow, célèbre tiktokeuse tuée il y a quelques jours au Sénégal alors qu’elle était enceinte de sept mois, est dans tous les esprits. :
« C’est un sentiment de tristesse, d’affliction, mais surtout de peur. La peur d’être habituée à ces situations-là. Parce qu’à force de voir l’horreur, on finit par l’intégrer et être habituée », lâche Adja Binta Niang, fonctionnaire et militante féministe.
Pour Suzanne Sy, coordinatrice de la campagne Wax Jotna (« Il est temps de parler »), cette banalisation est le fruit d’un contexte social : « Quand une femme vit des violences et qu’elle décide de partir, c’est son propre père ou sa propre mère qui lui demande de revenir dans le foyer. On l’a vu avec le dernier cas du féminicide de Khady Sow. La mère et le père du mari ont été arrêtés, parce qu’eux aussi étaient là. Ils voyaient et n’ont rien fait pour la sauver ! »
Les féministes sénégalaises militent pour une refonte du code de la famille et une plus grande autonomie des femmes. Mais se revendiquer féministe reste parfois difficile auprès de ses proches. Astou Sandrine Touré, comptable, confie :
« C’est un tabou. On utilise le mot »féministe » pour t’intimider. Lorsque tu émets une idée qui se rapproche ne serait-ce que de l’égalité, on te dit : »Tu fais des trucs de féministe, ce n’est pas normal ». Aujourd’hui, ça fait plaisir d’être dans un endroit où on n’a pas à s’inquiéter de recevoir de l’hostilité. »
Le mari de Khady Sow est inculpé pour meurtre. La mère et le beau-père de ce dernier sont eux inculpés pour atteinte à l’administration de la justice. Ils sont déférés au parquet ce lundi 30 mars.
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Source : www.rfi.fr
Conclusion : Cette situation sera suivie de près par notre rédaction.

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