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30 mars 2026Analyse : Notre équipe propose une synthèse rapide de cette actualité.
Notre équipe met en lumière les éléments clés de « témoignages inédits d’une population partagée entre doutes et espoirs – franceinfo ».
Les points essentiels à retenir
Publié
Temps de lecture : 3min – vidéo : 3min
Quel est le sentiment de la population iranienne après 30 jours de guerre contre les Etats-Unis et Israël ? Immersion avec des images rares et inédites, qui témoignent d’un quotidien entre doutes et espoir à Téhéran.
Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder en intégralité.
La capitale iranienne vit toujours sous les frappes israéliennes. Nous avons obtenu ces images tournées depuis un toit de Téhéran grâce au courage d’un rédacteur qui prend des risques pour nous les transmettre. Ce qu’il nous montre, c’est une ville aux routes inhabituellement fluides, bardée de portraits de l’ancien guide suprême assassiné et de son fils, devenu son successeur, mais toujours invisible en public.
La physionomie de la capitale change au rythme des bombardements. Ici, un quartier résidentiel est en ruine, avec les visages des victimes placardés sur une banderole. Là, une université technique, soupçonnée d’abriter des Gardiens de la Révolution, a été visée il y a quelques jours. Dans le centre déserté de Téhéran, ce qui frappe, ce sont les commerces aux rideaux baissés, les dizaines de banques fermées, au grand dam des usagers privés d’argent liquide.
L’économie s’effondre et provoque l’anxiété de ce fleuriste, habitué à faire le plein en cette période de Nouvel An persan. « On ne sait pas quand et comment va se terminer cette guerre. Si le peuple gagne, on peut nourrir l’espoir de retrouver une vie meilleure. Mais si on perd, c’est terminé. On va payer le prix fort. Pour le moment, je n’ai plus d’espoir. Espérer quoi ? », témoigne-t-il anonymement.
Après un mois de conflit, les seuls qui osent prendre la rue sans crainte de s’exprimer sont les partisans du régime. Celui-ci est affaibli, mais est toujours debout. « Lançons la dernière attaque, tuons Trump l’infidèle ! », scande un homme dans la foule. Ces Iraniens, qui représentent environ 20 % de la population, se rassemblent chaque soir malgré les frappes qui continuent.
Les opposants encore présents se terrent, eux, à leur domicile, comme cet enseignant. Privé d’Internet, il reste rivé aux chaînes de l’opposition à l’étranger, diffusées par les satellites encore en marche. Il suit les volte-face du président Donald Trump, dont il a souhaité l’intervention. Son quartier est connu pour sa contestation et ses cris nocturnes contre le guide suprême. « En ce moment, on entend seulement les partisans du régime qui hurlent dans leur mégaphone. On a une voisine comme ça. Tous les soirs, elle scande bien fort le nom du guide suprême depuis sa fenêtre. Nous, si on sort, le régime va nous tuer et continuer à nous massacrer. C’est trop dangereux de protester », déplore-t-il.
Les images d’un Gardien de la Révolution tirant sur des opposants au régime à leurs fenêtres terrorisent la population. Cet autre habitant de Téhéran, lui, part souffler à la campagne. « Un jour, on entend que Trump veut négocier. Un autre jour, qu’il va attaquer les centrales électriques et nous plonger dans le noir. En plus, on voit qu’il y a des victimes civiles, des innocents tués. On est fatigués », résume-t-il à propos de ses illusions envolées.
La fatigue de la guerre est étroitement mêlée à la peur de la répression en Iran. La majorité des Iraniens sont doublement victimes d’un conflit qui s’enlise.
Source : www.franceinfo.fr
Conclusion : La rédaction reste attentive et continuera à observer les faits.

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