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30 mars 2026à Beyrouth, le stade a été transformé en abri géant pour les habitants qui fuient les bombardements – franceinfo
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Un regard éditorial sur « à Beyrouth, le stade a été transformé en abri géant pour les habitants qui fuient les bombardements – franceinfo » pour mieux comprendre l'article.
Points essentiels
Dimanche, Benyamin Nétanyahou a ordonné à l’armée israélienne « d’étendre la zone de sécurité » dans le sud du Liban, où elle mène des opérations contre le Hezbollah pro-Iranien.
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Après presque un mois de guerre au Liban entre le Hezbollah et l’armée israélienne, Benyamin Nétanyahou le Premier ministre de l’Etat hébreu a ordonné dimanche 29 mars à son armée d’étendre davantage la zone de sécurité, une zone dite « rouge« , occupée dans le sud du Liban. La première extension avait engendré le déplacement de plus d’un million de Libanais, notamment chiites, vers le nord du pays.
Après ces évacuations massives, certains ont pu être accueillis par des proches ou payer un hébergement, d’autres ont décidé de rester au péril de leur vie. Mais beaucoup ont fui et trouvé refuge dans des lieux mis en place par le gouvernement ou les municipalités. C’est le cas à Beyrouth, où le stade municipal a été transformé en abri géant pour ces personnes sans solution.
Sur place, tout le monde se tient prêt à un nouvel exode après les derniers ordres du Premier ministre israélien, certifie Naji Hamoud, qui dirige l’institution des facilités sportives au Liban. « On doit aider les gens« , assène-t-il, alors que le stade, qui accueille déjà 1 150 personnes, s’apprête à en héberger environ 2 800. Selon lui, le stade de Beyrouth sera bientôt le plus grand refuge du pays pour faire face à cette catastrophe humanitaire.
« Notre grand problème est qu’on a évacué des zones complètes, pas juste un immeuble comme la dernière guerre. »
Naji Hamoud, directeur de la cité sportive de Beyrouthà franceinfo
C’est dans l’enceinte bétonnée aux allures de garage géant que se concentrent pour l’instant tous les déplacés. Leurs nouvelles maisons sont des tentes canadiennes alignées les unes à côté des autres, dont le sol est couvert de tapis orientaux. La Croix-Rouge, notamment, fait en sorte d’apporter tout le confort nécessaire, mais personne n’oublie la guerre.
Un petit garçon aux grands yeux noirs veut nous raconter ce qu’il a vécu. Il vient de Nabatieh plus au sud, une ville qui devrait désormais entrer dans l’extension de la zone tampon, bien que déjà bombardée. « J’ai rangé mes affaires et les gens criaient, témoigne-t-il. Nous avons descendu tous les bagages dans la voiture et nous sommes partis parce que la guerre a commencé et les missiles tombaient.«
Une vieille dame, sans famille, fume sur sa chaise en plastique à l’entrée de sa tente. Elle n’aurait jamais imaginé être déplacée dans son propre pays. « C’est très dur pour moi« , confie-t-elle, alors qu’Israël a bombardé sa rue. « Je ne me sens pas bien ici. Je voudrais bien trouver une chambre à 50 dollars ailleurs… » Car c’est bien le manque d’argent qui contraint ces Libanais à vivre agglutinés sous des tentes.
Arminé et sa famille viennent eux aussi du sud de Beyrouth : ils ont pu réserver trois chambres dans un hôtel au cœur d’un quartier réputé de la ville. « Nous sommes là depuis 24 ou 25 jours. Actuellement, on peut se permettre d’habiter à l’hôtel donc nous n’avons pas pensé à aller sous les tentes« , explique-t-elle.
« Bien entendu que nous sommes tristes, notre maison à Dahieh est très grande. Tu vois la différence quand tu vis à l’hôtel…« , fait remarquer Arminé. Si l’établissement est « confortable« , mais elle n’a qu’un seul désir : « retourner à la maison« . Un espoir partagé par beaucoup, quand d’autres sont certains que ça n’arrivera pas. L’armée israélienne affirme qu’ils le pourront dès que la zone sera sécurisée, mais sans aucune perspective franche pour plus d’un million de déplacés.
Source : www.franceinfo.fr
Conclusion : Cette situation sera observée de près par nos journalistes.

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