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30 mars 2026Analyse : Cette actualité a retenu notre attention et mérite quelques remarques.
Voici notre analyse rapide sur « Comment éviter l’indécente “taxe touriste” dans les cafés parisiens ».
Résumé rapide
[Cet article a été publié le 16 août 2025 et republié le 30 mars 2026]
L’autre jour, une enquête a révélé que des serveurs parisiens avaient la fourberie d’arnaquer les touristes étrangers. “Quelle surprise* !” me suis-je alors écriée. Quiconque s’est déjà retrouvé pris de vertige en recevant l’addition pour un citron pressé et un expresso dans un café du boulevard Saint-Germain – comme ce fut récemment mon cas – se sentira certainement moins seul à la lecture de ces lignes.
Des journalistes du Parisien, se faisant passer pour d’innocents clients en goguette sur le Champ-de-Mars, ont découvert que les touristes étrangers pouvaient se faire facturer jusqu’à 50 % de plus que les clients français grâce à tout un arsenal de filouterie : par exemple, on leur propose par défaut de l’eau minérale en bouteille ou des boissons plus chères, on leur dit que le service n’est pas compris alors qu’il l’est, on ne leur sert pas la bonne bouteille de vin.
Ayant travaillé comme serveuse à Paris, je connais les deux aspects du problème. Avant mon expatriation, à l’âge de 18 ans, ma mère m’avait mise en garde contre la “taxe touriste” qu’elle avait pu noter lors de sa visite avec mon père dans les années 1980 : partout où ils allaient, leur addition semblait gonflée. Résultat, je suis partie sur mes gardes : en terrasse, je veillais à toujours préciser que je voulais de l’eau du robinet et je contestais la moindre erreur. Et puis, je suis devenue serveuse.
Incitation à la consommation
En dépit de mon français limité et d’une absence totale d’expérience, une crêperie de la rive gauche a accepté de m’embaucher (bon, en vrai, je sais pourquoi : j’ai accepté de sortir avec un des anciens chefs). Mon baptême du feu a pris la forme d’une famille française commandant un perroquet [un pastis au sirop de menthe], un kir et une menthe à l’eau. Quelles étaient ces boissons étranges au nom si exotique ? Et comment diable les préparait-on ?
Les clients français avaient des demandes très précises. Les touristes, en revanche, surtout les Américains, étaient sous le charme de l’endroit et de la nouveauté, sympathiques mais quelque peu décontenancés par un service sommaire et express, et aussi impressionnables qu’influençables. (La différence est visible sur TripAdvisor : avis élogieux en anglais, déplorables en français).
Je n’ai jamais arnaqué de touriste. En réalité, ils étaient même soulagés de me voir arriver, d’une part parce que je parlais anglais, d’autre part parce qu’ils connaissaient l’odieuse réputation des serveurs parisiens et se sentaient dans l’obligation de les charmer. Et évidemment, je gardais un œil sur le pot à pourboires (les Français n’en laissent jamais). J’avoue que je pratiquais l’incitation à la consommation. “Deux bolées de cidre breton ? Vous ne voulez pas une bouteille ?” : ce genre de choses que l’on juge acceptable dans le milieu de la restauration. Je connaissais toutefois des serveurs moins honnêtes.
Et puis, un jour, il y a dix ans, avec un groupe d’amis, nous avons été victimes d’une arnaque éhontée dans une brasserie de la rive gauche. Attirés par la promesse d’une planche de charcuterie bon marché, nous avons passé un excellent moment avant de tomber des nues au moment de l’addition : son montant avait triplé et on nous faisait payer une bouteille de vin bien plus chère que celle que nous avions commandée.
Vérifiez la note
Mes protestations tournèrent vite au vinaigre avec le serveur qui nia fermement nous avoir promis quoi que ce soit, déclarant avec le mépris le plus français :
“À Paris, des œufs mayonnaise coûteraient plus cher que ça.”
La réplique est devenue culte dans ma famille chaque fois qu’il est question d’argent. (“En France, on donne ça aux cochons !” est une autre réplique culte, rappelée avec emphase lorsque nous dégustons des panais par exemple.)
Honnêtement, j’aime la France et les Français. J’ai des amis et de la famille française, et une part de moi sera toujours cette jeune femme de 18 ans, clouée dans un bar parisien, fumant cigarette sur cigarette, un livre à la main (le grand avantage d’être serveuse en France est de pouvoir lire au travail au lieu de s’entendre dire que l’on doit sourire.) Mais arnaquer les touristes n’est jamais acceptable, même en cette ère de surtourisme et de voyages Instagram. Je ne suis pas opposée à une taxe touristique, à condition qu’elle soit légale.
Mon conseil pour éviter les escroqueries à Paris : évitez les établissements qui appâtent le chaland sur le trottoir ; dites bonjour, s’il vous plaît et merci au moment de commander. Apprenez à dire “eau du robinet”. Sachez que le pain est gratuit. Regardez sur les tables autour de vous la taille des boissons servies aux autres clients et, si nécessaire, faites-le examiner quand vous commandez.
Si on vous offre un accompagnement ou un autre type de vin, demandez son prix. Vérifiez la note et n’hésitez pas à poser des questions. Demandez si le service est inclus ou non et vérifiez le montant indiqué sur le terminal de paiement avant de valider. Et – règle des œufs mayonnaise – si une offre paraît trop belle pour être honnête, c’est probablement qu’elle ne l’est pas.
Source : www.courrierinternational.com
Conclusion : La rédaction suivra cette actualité pour vous fournir un point de vue complet.

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