
L’Europe augmente ses quotas de pêche aux maquereaux contre l’avis des scientifiques
30 mars 2026
deux personnes supplémentaires en garde à vue
30 mars 2026Le magazine « 60 millions de consommateurs » entre dans une période de turbulence (et pourrait disparaître)
Analyse : Cette actualité a retenu notre attention et mérite quelques remarques.
Voici les éléments principaux de « Le magazine « 60 millions de consommateurs » entre dans une période de turbulence (et pourrait disparaître) » pour nos lecteurs.
Résumé à retenir
THOMAS SAMSON / AFP
Une manifestation en soutien au magazine en février 2026.
Il s’en est fallu de quelques lignes publiées dimanche matin au Journal officiel pour assombrir l’avenir du mensuel 60 millions de consommateurs, et ouvrir la voie à sa privatisation. Le magazine emblématique créé en 1970, connu de nombreux Français pour ses articles clairs et didactiques autour des droits des consommateurs, pourrait cesser de paraître dans les prochaines semaines.
Ce n’est pas une surprise puisque la loi de finances 2026 préparée par le gouvernement de Sébastien Lecornu prévoyait la liquidation de l’Institut national de la consommation (INC) et la mise en vente de sa parution papier, 60 millions de consommateurs. En cause : une situation financière trop lourde. « Une ultime capitulation face aux lobbies agroalimentaires, au prix de notre santé publique », regrette la députée écologiste Léa Balage El Mariky, qui estime que le magazine a apporté « pendant des années, une actualité indépendante et essentielle ».
La seule lueur d’espoir se trouve du côté d’un éventuel repreneur, qui serait prêt à mettre la main au portefeuille pour renflouer les caisses du magazine. Le décret publié au Journal officiel laisse trois mois pour qu’un éventuel acheteur se manifeste, mais ce délai pourra être prolongé si besoin. Du côté du gouvernement, on assure vouloir faire en sorte que l’activité perdure. Ainsi le ministère du Commerce appelle à faire la part des choses : si le décret « acte la fermeture de l’INC », une « extrême attention » sera portée à la reprise du mensuel 60 millions de consommateurs dont il « connaît la valeur », dit-il à l’AFP.
Les salariés, eux, sont inquiets. le rédacteur Lionel Maugain, représentant de la CFDT, se dit préoccupé par l’absence de toute mention au sort réservé aux 60 salariés dans le décret. Mais aussi par le flou persistant autour des critères de reprise. « Il faut garantir l’indépendance du titre aux niveaux juridique et de la ligne éditoriale, pour ne pas devenir un organe d’opinion », souffle-t-il à l’AFP.
« Fragiliser la démocratie »
Officiellement, le gouvernement se dit ouvert à ce que les propositions de rachat émanent d’entreprises privées, d’associations, de médias voire des salariés eux-mêmes. À condition que le projet soit solide. « Le choix du repreneur se fera dans l’intérêt du titre », assure-t-on au ministère du Commerce. Mais dans les faits, à qui donnera-t-il la priorité ?
En décembre, une centaine de journalistes, d’élus, de personnalités politiques et de scientifiques avaient dénoncé la « mise à mort » de 60 millions de consommateurs, dans une tribune dans Le Monde. « Détruire un contre-pouvoir, c’est fragiliser la démocratie. L’État veut donc fermer l’Institut national de la consommation (INC) et vendre à un acteur du privé “60 millions de consommateurs”, le seul média public indépendant, entièrement consacré à la défense des citoyens-consommateurs face aux abus économiques et financiers », écrivaient notamment Élise Lucet, Cécile Duflot, Éric Coquerel et Julia Cagé.
De fait, le mensuel s’est érigé en contre-pouvoir important, révélant dans ses nombreuses enquêtes des cas de fraude ou de scandales. La liquidation de l’INC devrait coûter 8 millions d’euros, selon le gouvernement. Plutôt 11 millions, rectifie la CFDT. À noter qu’après avoir connu une longue période de déficit, l’INC était redevenu positif en 2025, avec un bénéfice de 236 000 euros et un chiffre d’affaires de 11,9 millions d’euros.
Source : www.huffingtonpost.fr
Conclusion : Ces informations seront suivies attentivement par notre rédaction.

9999999
