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30 mars 2026Flambée des prix du carburant : « Deux chalutiers seulement ont pris la mer ce lundi » et selon les pêcheurs, le compte n’y est pas
Analyse : Voici un aperçu des faits selon nos journalistes.
Quelques points clés à retenir concernant « Flambée des prix du carburant : « Deux chalutiers seulement ont pris la mer ce lundi » et selon les pêcheurs, le compte n’y est pas ».
Éléments à garder en tête
Un chalutier de Port-La Nouvelle. Un autre du Grau-d’Agde. Et c’est tout. Ce lundi, comme les jours précédents, l’essentiel de la flottille de pêche maritime d’Occitanie est resté à quai. En cause : la mesure d’aide annoncée par le gouvernement pour l’achat de carburant qui ne rend toujours pas rentables les armements.
Le Comité national des pêches (CNPMEM) a réagi aux annonces du gouvernement sur la flambée des prix du carburant. S’il salue une « avancée », l’organisme estime que la mesure, encore soumise à validation européenne, ne permettra pas à tous les navires de reprendre la mer. Avec un carburant représentant jusqu’à 40 % des coûts et atteignant environ 1 € le litre, de nombreux pêcheurs travaillent à perte.
Tout le monde vit, sauf les pêcheurs
Les chalutiers, essentiels à la filière, sont particulièrement touchés. La profession demande des aides renforcées, notamment une bonification spécifique, pour éviter l’arrêt de la chaîne d’approvisionnement. À défaut, elle redoute des conséquences économiques majeures sur l’ensemble du secteur.
Au niveau local, le discours n’est pas différent. Le Nouvellois Bernard Perez, président du comité régional, est formel : « quand on va à la mer, c’est pour faire vivre les pétroliers, les criées, les mécanos, les hydrauliciens, les fabricants de filets et de câbles. Nous, on ne vit pas ! ».
Le plan européen de gestion des pêches a déjà fait chuter nos CA de 30 %
Quand il dit « nous », il ne parle pas seulement des armateurs. Il parle aussi des marins. « Il y a quelques jours, nous avons fait la démonstration à la ministre de l’Énergie, Maud Bregeon, qu’un marin embarqué perd actuellement 375 euros de salaire par semaine », affirme Bernard Perez. Pour rappel, en effet, les charges de carburants sont réparties entre les marins, sans impact sur le prix de vente du poisson.
Actuellement le gasoil constitue 50 % du chiffre d’affaires, voire plus. « Il ne faut pas oublier qu’au surplus, le plan européen de gestion des pêches en vigueur depuis octobre a déjà fait chuter nos CA de 30 %. Dans ces conditions, moi-même comme plusieurs autres, j’envisage d’arrêter tout avant la faillite ! Si le gasoil dépasse 80 centimes, le modèle économique n’est plus viable », poursuit le président du CRPMEM. Comme il l’a déjà fait par le passé, il affirme que si la station d’avitaillement de Port-La Nouvelle était gérée comme les toutes les autres par les pêcheurs eux-mêmes, le port audois aurait du carburant moins cher. Après vérification, ce lundi, le prix du litre était de 1, 10 € à Agde et de 1, 06 à Port-La Nouvelle. Signe que c’est fluctuant.
Un désert maritime
Le système de localisation des navires en temps réel (AIS) témoignait hier après-midi, dans tous les cas, du fait que le golfe du Lion est un désert maritime ces derniers temps. Deux navires de pêches étaient en mer. Chacun devait verser sa pêche respectivement à la criée d’Agde et à La Nouvelle. Moins d’une demi-tonne chacun. Un faible apport qui impacte, forcément, les prix aux enchères et sur les étals des poissonniers. Ce lundi soir, les regards sont tournés vers le conseil des ministres européen et ce qui en ressortira. « Nous aviserons des suites à donner en fonction de ce qui en ressortira », annonce Bernard Perez.
Seuls les sirènes et les tritons dont on célébrait la journée mondiale ce dimanche ainsi que les poissons se réjouissent de cette préoccupante situation.
Source : www.lindependant.fr
Conclusion : L’équipe continuera à analyser les points saillants.

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