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30 mars 2026Guerre au Moyen-Orient: une crise de l’eau redoutée après des frappes sur des usines de dessalement
Analyse : Quelques éléments à retenir de cette information pour nos lecteurs.
Quelques points clés à retenir concernant « Guerre au Moyen-Orient: une crise de l’eau redoutée après des frappes sur des usines de dessalement ».
Analyse rapide
La riposte militaire iranienne continue de toucher les pays arabes du Golfe. Une frappe contre une usine de désalinisation d’eau de mer au Koweït, lundi 30 mars, a fait un mort et causé des dégâts matériels, sans toutefois perturber la production d’eau. L’attaque illustre une inquiétude grandissante dans la région autour de la vulnérabilité des infrastructures hydriques, vitales pour ces pays désertiques.
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L’armée iranienne a attribué, lundi 30 mars, à Israël l’attaque contre une usine de dessalement au Koweït, un peu plus d’un mois après le début de la guerre au Moyen-Orient. Tôt lundi, le gouvernement du Koweït avait accusé l’Iran d’être responsable de cette attaque, dans laquelle un ressortissant indien a été tué.
« La brutale agression du régime israélien contre l’usine de dessalement du Koweït, menée ces dernières heures sous prétexte d’en accuser la République islamique d’Iran, est un signe de la bassesse et de la perversité des occupants sionistes », a affirmé le commandement opérationnel Khatam al-Anbiya, dans un communiqué relayé par la télévision d’État iranienne.
Des installations similaires avaient déjà été ciblées ces derniers jours. Une station de dessalement à Bahreïn a été endommagée le 8 mars par une attaque de drones iraniens.
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Une région dépendante de l’eau dessalée
À Doha, des frappes sur les installations produisant de l’eau douce sont le cauchemar des États du Golfe, explique notre envoyé spécial dans la région, Nicolas Falez. Pour cause : les monarchies du Golfe sont situées tout en haut de la liste des pays exposés à ce qu’on appelle le « stress hydrique ».
Faute de ressources naturelles en eau douce, les pays du Golfe dépendent massivement du dessalement de l’eau de mer pour leur approvisionnement. Au Qatar, par exemple, la quasi-totalité consommée provient de ces installations. « Ici au Qatar, comptons 90% à 95% sur l’eau dessalée de la mer. Toucher des installations vitales comme ça peut provoquer une déstabilisation dans l’ordre du pays », explique un habitant rencontré à Doha.
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Des crimes de guerre répliqués « avec d’autres crimes de guerre »
Plusieurs pays du Golfe ont condamné la frappe contre l’usine koweïtienne, notamment les Émirats arabes unis ou le Qatar. Mais selon Rashid Al Mohanadi, chercheur dans un centre de réflexion très proche du pouvoir qatarien, la responsabilité est partagée.
« Dans cette guerre, c’est Israël qui accroît les tensions et franchit les lignes rouges, explique-t-il. Israël a attaqué des champs gaziers, des réservoirs d’eau et des sources d’eau en Iran. Ce sont des crimes de guerre. Alors, les Iraniens ont répliqué avec d’autres crimes de guerre en attaquant des infrastructures de production de pétrole, de gaz et d’eau. »
C’est cette escalade que veulent éviter les monarchies du Golfe qui, depuis plus d’un mois, s’abstiennent de répondre militairement aux frappes iraniennes sur leur sol.
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Source : www.rfi.fr
Conclusion : Nous vous tiendrons au courant des prochaines évolutions importantes.

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