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Un point rapide sur l'article « Airbus a réussi le test de son « Bird of Prey », paré pour la guerre « low-cost » » selon nos journalistes.
À savoir
Face au défi des drones kamikazes peu coûteux, Airbus développe avec son « Bird of Prey » un intercepteur autonome et réutilisable équipé de missiles low-cost, visant à rendre la défense aérienne plus efficace et surtout économiquement soutenable face à des menaces de masse.
Des missiles à plusieurs millions de dollars contre des drones à 25.000 dollars. La guerre en Iran a mis en lumière (après celle en Ukraine) les difficultés des grandes armées à lutter efficacement et à moindre coût contre des projectiles nombreux et peu coûteux. Ce lundi, le groupe Airbus a franchi une étape importante dans la lutte contre les drones kamikazes avec le premier vol réussi de son intercepteur sans pilote « Bird of Prey ». Réalisé en mars 2026 en Allemagne, ce test marque l’entrée dans une nouvelle génération de défense aérienne, fondée sur des systèmes autonomes capables de détecter, identifier et neutraliser des menaces en temps réel.
Lors de ce vol de démonstration, le drone a exécuté une mission complète sans intervention humaine. « Dans le contexte géopolitique et militaire actuel, la défense contre les drones kamikazes est une priorité tactique qui exige une action urgente, a déclaré Mike Schoellhorn, PDG d’Airbus Defence and Space dans un communiqué. Grâce à nos systèmes Bird of Prey et aux missiles Mark I de Frankenburg, à un coût abordable, nous fournissons aux forces armées un intercepteur efficace et économique. »
Le Bird of Prey est basé sur un drone modifié de type Do-DT25, avec une envergure de 2,5 mètres et un poids maximal de 160 kg. Il peut emporter jusqu’à huit missiles dans sa version opérationnelle, contre quatre lors du test. Conçu pour être réutilisable, il peut effectuer plusieurs interceptions au cours d’une même mission, ce qui le rend particulièrement adapté aux scénarios de saturation.
Concernant le drone lui-même, aucun prix officiel n’a été communiqué à ce stade. Toutefois, en se basant sur des drones militaires comparables et sur l’intégration de capteurs avancés et d’armements, on peut estimer le coût d’un Bird of Prey entre 1 et 5 millions d’euros par unité. Cette estimation reste cohérente avec des plateformes militaires légères, bien inférieure aux systèmes de défense sol-air traditionnels pouvant atteindre plusieurs dizaines de millions.
Mais c’est surtout la munition embarquée dans l’appareil qui est « cost-efficient ». L’arme principale de cet intercepteur est le missile Mark I développé par l’entreprise estonienne Frankenburg Technologies. Léger (moins de 2 kg) et doté d’une portée d’environ 1,5 km, il fonctionne selon le principe du « fire-and-forget », c’est à dire qu’une fois lancé, il n’a plus besoin d’être guidé par l’opérateur. Il possède son propre système de guidage (souvent infrarouge ou radar) et poursuit automatiquement sa cible. Son ogive à fragmentation permet de neutraliser la cible à courte distance, rendant l’interception efficace même sans impact direct.
10 fois moins cher que les missiles actuels
L’un des aspects les plus innovants du système réside dans son coût. Contrairement aux missiles classiques comme le Stinger, qui peuvent coûter près de 500.000 dollars, le Mark I est estimé à environ 50.000 dollars l’unité, soit dix fois moins cher. Certains rapports indiquent même que ce missile pourrait coûter moins cher que certains drones kamikazes qu’il est censé détruire. Frankenburg a déclaré en décembre dernier que ses missiles de 60 cm de long qui volent à plus de 1.000 km/h coûteront moins cher que les drones de type Shahed les moins chers, dont le prix unitaire est estimé par le Centre d’études stratégiques et internationales à environ 35.000 dollars.
« Il s’agit d’une étape décisive pour la défense aérienne moderne, a déclaré Kusti Salm, PDG de Frankenburg Technologies. En collaboration avec Airbus, nous réalisons la première intégration d’une nouvelle génération de missiles intercepteurs à bas coût et pouvant être produits en série sur un drone, ce qui ouvre de nouvelles perspectives en matière de coûts pour la défense aérienne et permet de se défendre contre les menaces aériennes massives à une échelle fondamentalement différente. »
Enfin, le Bird of Prey est conçu pour s’intégrer pleinement dans les systèmes de défense de l’OTAN via la plateforme IBMS d’Airbus. Cette compatibilité en fait un élément clé d’une défense aérienne « en couches », combinant mobilité, réactivité et coût maîtrisé. À terme, ce type de solution pourrait transformer la manière dont les armées protègent leurs infrastructures et leurs troupes face à la menace croissante des drones.
Source : www.bfmtv.com
Conclusion : Notre équipe restera attentive aux prochains développements.

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