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31 mars 2026Analyse : Voici les faits principaux observés par nos rédacteurs.
Selon nos experts, « voici ce qui se cache derrière ces affiches que vous croisez partout » mérite une attention particulière.
À retenir absolument
Les annonces de reprises de véhicules par des épavistes clandestins sont visibles partout en France. Une pratique à risque, notamment pour les propriétaires de ces véhicules, avec des conséquences qui peuvent être lourdes, que ce soit pour l’environnement mais aussi votre porte-feuille.
Ce sont des affiches que l’on voit partout: « Épaviste », « rachat de véhicules », une promesse de rapidité et un numéro de téléphone à appeler… Et pourtant, c’est une pratique illégale. Selon l’Ademe, l’agence de l’environnement, plusieurs centaines de milliers de véhicules se retrouveraient de cette manière sur le marché illégal chaque année.
Mais alors qui se cache derrière ces numéros de téléphone? Pour Gérald Sgobbo, vice-président de la Fédération nationale de l’automobile, ce sont practiquement toujours des épavistes sauvages. « Un épaviste agréé ne fait pas ce genre de publicité », assure-t-il.
RMC a justement appelé un de ces numéros de téléphone, qui promet de reprendre le véhicule gratuitement. Je me suis fait passé pour un propriétaire d’une vieille voiture à la recherche d’une solution rapide. Au bout du fil, un homme détaille la marche à suivre:
« Tout simplement: on vous envoie un chauffeur, il vous fait le papier de destruction sur place. Là, c’est gratuit et c’est légal, bien sûr. Heureusement, sinon on ne travaillerait pas. On est une casse agréée », assure l’interlocuteur.
Pas de site internet, mais l’homme finit par donner le nom de la société. Problème, il n’apparaît pas dans le fichier officiel des centres de traitement des véhicules hors d’usage. Ce n’est donc pas un centre agréé par l’Etat comme le prétend cet homme.
Une concurrence déloyale
Ces épavistes clandestins représentent un danger parce qu’on ne sait pas à qui on a à faire. Le plus souvent, ces épavistes démantèlent le véhicule sur un terrain vague, un peu n’importe comment, sans suivre les réglementations sur le traitement des déchets dangereux. Une réglementation pourtant très stricte.
Pour s’en rendre compte, RMC s’est rendu dans un des centres agréés. Nicolas Paquet, le responsable recherche et développement d’INDRA, fait visiter le site de Pruniers-en-Sologne dans le Loir-et-Cher. Dans ce centre, une vingtaine de véhicules sont démantelés chaque jour.
“On va arriver sur la station qui permet d’extraire l’ensemble des fluides du véhicule. C’est un des éléments très important, car ils peuvent causer la destruction de la faune et de la flore puisqu’on peut y retrouver des métaux lourds », explique-t-il.
« Donc ces fluides sont acheminés dans des cuves de stockage. Ce sont des cuves un peu spéciales parce qu’elles ont ce qu’on appelle une double peau. C’est assez strict, il y a donc un différentiel d’investissement qui est demandé par la réglementation qui n’a rien à voir avec celui qui a acheté un simple bidon ».
« Un épaviste clandestin a généralement un terrain vague et donc les fluides entrent directement dans le sol”, ajoute-t-il.
Nicolas Paquet dénonce une concurrence déloyale, lui estime que ces épavistes clandestins peuvent tirer plusieurs centaines voir un millier d’euros par véhicule, grâce aux pièces détachées et aux matières premières sans avoir à se soucier des coûts liés aux réglementations.
Des usurpations d’identité fréquentes
Et puis il y a aussi des risques pour les personnes qui confient leur véhicule à ces épavistes clandestins. Si une voiture est retrouvée abandonnée dans la nature par un de ces épavistes, le propriétaire risque 4 ans de prison et 150.000 euros d’amende.
Alors dans les faits, il y a très peu -voire pas du tout- de condamnations à ce titre-là. Mais il y a un autre risque majeur. C’est que la plupart des épavistes clandestins ne vont pas détruire votre carte grise en préfecture. Contrairement aux centres agréés, vous êtes donc encore considéré comme le propriétaire du véhicule. Ce qui peut causer de gros problèmes comme l’explique maître Basile Tissot, avocat en droit routier au cabinet De Caumont.
“Un véhicule qui n’est pas détruit et qui est utilisé pour commettre des délits, c’est fréquent dans le crime organisé. Et on peut se retrouver d’un jour à l’autre appelé par les forces de l’ordre dans le cadre d’un vol à main armé ou autre », détaille-t-il.
Il ajoute un autre exemple, celui d’un véhicule qui est remis en l’état et utilisé sous l’identité de l’ancien propriétaire et commettant des infractions. « On a des clients qui nous contactent avec des dizaines de milliers d’euros d’infractions sur le dos”, témoigne l’avocat.
L’avocat rappelle également que vous n’avez aucun avantage à laisser vos véhicules à ces épavistes clandestins, puisque l’enlèvement dans les centres agréés est gratuit, lui aussi. Pour les trouver, il suffit de se rendre sur le site jerecyclemonvéhicule.fr qui répertorie toutes les entreprises habilitées à détruire un véhicule.
Gérald Sgobbo précise: « Les clients doivent à minima obtenir un certificat de cession avec la mention ‘véhicule destiné à la destruction’. Et également demander la déclaration d’achat qui est en fait la preuve que le garage a enregistré sur le site l’ANTS la cession du véhicule. Il faut absolument que le propriétaire ait ces justificatifs », appuie-t-il.
Source : rmc.bfmtv.com
Conclusion : L’équipe éditoriale restera vigilante et partagera ses observations.

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