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31 mars 2026Suppressions de postes, carte scolaire, salaires… Pourquoi les enseignants sont-ils en grève mardi ? – franceinfo
Analyse : Notre rédaction partage quelques observations générales.
Notre équipe met en lumière les éléments clés de « Suppressions de postes, carte scolaire, salaires… Pourquoi les enseignants sont-ils en grève mardi ? – franceinfo ».
Les faits essentiels
Les syndicats dénoncent, dans le cadre d’une semaine d’actions entamée lundi, la suppression de plus de 4 000 postes à la rentrée prochaine et la non-revalorisation salariale de la profession. Ils redoutent également des milliers de fermetures de classes avec les nouvelles cartes scolaires.
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« C’est une chance d’avoir cette école publique, mais elle se dégrade. » L’intersyndicale de l’Education nationale alerte et appelle à amplifier la mobilisation contre les suppressions de postes d’enseignants. Une journée nationale de grève est prévue mardi 31 mars, comme « le observation d’orgue avec toute la profession » de la semaine d’actions entamée lundi et qui s’achèvera vendredi, explique à franceinfo Catherine Nave-Bekhti, secrétaire générale de la fédération CFDT Education. Plusieurs mouvements ont déjà eu lieu à travers la France ces dernières semaines, notamment le 17 février à Paris, où plusieurs centaines de personnes ont manifesté, et le 10 mars à Bordeaux, où professeurs et parents d’élèves se sont mobilisés devant le rectorat.
La FSU, l’Unsa, la CFDT, la CGT et SUD contestent dans un communiqué commun publié le 20 mars « les choix budgétaires du gouvernement », notamment les 4 000 « suppressions d’emplois » d’enseignants prévues dans le public et le privé confondus. Pour la rentrée 2026, en septembre, 1 891 postes seront supprimés dans le premier degré public et 1 365 dans le second. « Ces choix du gouvernement continuent de dégrader davantage un service public d’éducation », dénonce Catherine Nave-Bekhti. Aurélie Gagnier, cosecrétaire et porte-parole FSU-SNUipp, évoque également « la non-revalorisation salariale », avec un élément d’indice « gelé depuis 2023 ». « Les enseignants français sont moins bien payés que la moyenne des pays de l’OCDE [p.10-11]« , rappelle-t-elle.
Les organisations pointent aussi des effets déjà visibles dans le second degré (collèges et lycées) avec des classes plus chargées, une réduction de l’offre de formation et des vies scolaires « asphyxiées », faute de moyens. Dans le premier degré (écoles maternelles et élémentaires), les syndicats anticipent, avec les nouvelles cartes scolaires, « des milliers » de fermetures de classes. « On appelle aussi le gouvernement à ne pas reproduire le budget 2026, qui fragilise l’école, pour l’année 2027. On veut des mesures de créations de postes et de revalorisation salariale », développe Catherine Nave-Bekhti.
En janvier, le ministre de l’Education nationale, Edouard Geffray, avait évoqué, lors d’un déplacement à Givors, au sud de Lyon, une « chute démographique vertigineuse » pour justifier ces suppressions de postes d’enseignants. Selon la Direction de l’évaluation, de la prospective et de la performance (Depp) du ministère de l’Education nationale, les effectifs des élèves du premier degré devraient diminuer de 116 800 élèves à la rentrée 2026, soit une baisse de 1,9%. « Il y a effectivement une baisse démographique, mais on ne peut pas s’appuyer sur cet argument, il ne tient pas et on ne peut plus l’entendre. Nos collègues n’ont pas le temps de s’occuper de plus d’élèves. Ils ne cessent de courir après le temps pour boucler les programmes, ce qui ne permet pas de donner un bon accompagnement », estime Catherine Nave-Bekhti.
Pour Aurélie Gagnier, il s’agit précisément d’un moment opportun pour « profiter » de la baisse démographique afin de « réduire la taille des classes pour donner une meilleure éducation aux élèves ». « Je rappelle d’ailleurs que la France présente la taille moyenne de classe la plus élevée à l’école élémentaire en Europe », argumente-t-elle. En effet, selon les chiffres du gouvernement, dans les 22 pays de l’UE membres de l’OCDE, une classe en école élémentaire (du CP au CM2) compte en moyenne 22 élèves en France, contre 19 en moyenne. Même chose au collège, où une classe française compte 26 élèves, contre 21 en moyenne.
La responsable syndicale signale également le faible nombre d’AESH, les assistants pour les élèves en situation de handicap. « On en manque cruellement alors que leur présence est primordiale à l’épanouissement de l’élève dans un groupe. Mais leur situation est précaire et il y a un besoin urgent de valoriser ces métiers », relate Aurélie Gagnier.
Source : www.franceinfo.fr
Conclusion : La rédaction suivra cette actualité pour vous fournir un point de vue complet.

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