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31 mars 2026Analyse : Notre rédaction partage quelques observations générales.
Voici notre analyse rapide sur « « Cette loi des sénateurs est hypocrite et absurde », assure Cécile Duflot ».
Ce qu’il est utile de savoir
VOIX DE GAUCHE. Les Sénateurs ont voté lundi une proposition de loi pour permettre aux agents du public d’être logés dans la ville où ils travaillent. Mais pour Cécile Duflot, c’est une propostion de loi « hypocrite » qui ne règle pas la question du logement.
Les sénateurs ont voté une proposition de loi lundi 30 mars qui vise à permettre aux agents d’être logés dans la ville où ils travaillent. L’objectif affiché c’est d’attirer des fonctionnaires dans des endroits où ils ne pourraient pas, normalement, se loger.
Mais si c’est une loi qui donne l’impression d’agir, en fait ne fait rien, elle ne va pas créer un logement. D’ailleurs, c’est ce qui se passe depuis de nombreuses années, où en fait, on est face à une crise du logement, où le gouvernement est finalement assez impuissant parce qu’il n’a pas fait le choix de l’action. Et le vrai problème, c’est pourquoi il faut cette loi? Pour remettre en cause quelque chose qui existe depuis très très longtemps, c’est-à-dire la dissociation entre le contrat de travail et le contrat de logement?
Depuis même les Romains on sait qu’il y a un problème pour les employeurs, c’est d’avoir des gens qui travaillent et donc qui soient logés. Donc, on a construit des logements, on a logé ses propres salariés dans de plus ou moins bonnes situations. Et puis après la Seconde Guerre mondiale, là où il y avait vraiment une énorme crise du logement, on a dit que les employeurs allaient tous participer à l’effort de construction. C’est là où on a construit les grands ensembles.
Et puis les gens qui ont un contrat de bail, ce n’est pas le même que leur contrat de travail. C’est-à-dire que vous avez droit à un logement parce que votre employeur cotise, mais si vous changez de travail, vous pouvez rester dans votre logement. C’est ça la clé en fait, et c’est ce qui évite, par exemple en situation de drame familial, de ne pas mettre des gens à la porte.
Une loi hypocrite et absurde
S’il y a des garde-fous qui ont été instaurés pour ce qui a été voté lundi, il faut c’est comprendre ce que ça veut dire. Si vous avez quelqu’un qui a un travail et qui change de travail, qui va travailler à Toulouse alors qu’il habitait à Paris, il va choisir un appartement à Toulouse. Qui-est-ce que ça menace ? Ça menace par exemple les veufs et les veuves de ceux qui ont eu un logement au titre de leur emploi. Et quand on parle des policiers, ce n’est pas anecdotique, on sait bien que c’est un métier qui est possiblement plus risqué. Donc ça signifie en fait que ça va concerner un, deux, peut-être trois logements tous les trois ans.
Donc ce n’est pas un vrai problème, ne reste pas dans ces logements des gens qui n’ont plus de lien avec le travail. C’est parfois une infirmière qui aura changé d’hôpital. Mais est-ce que parce qu’elle change d’hôpital, il faut la virer de son logement ? Tout le monde voit bien qu’il n’y a pas de logique derrière tout ça.
En fait, cette loi donne l’impression qu’on fait quelque chose. Mais tous les gens qui connaissent ce dossier savent que ce n’est pas ça l’enjeu. L’enjeu, c’est qu’aujourd’hui, une infirmière a un salaire qui ne lui permet pas de se loger à côté de son hôpital. L’enjeu aujourd’hui, c’est qu’il y a un certain nombre de fonctionnaires qui eux aussi sont obligés d’habiter très loin de leur lieu de travail.
Donc le vrai sujet, c’est la question du logement. Les mêmes qui votent cette loi, qui, je le dis, est hypocrite et absurde, et en même temps attaquent l’encadrement des loyers, c’est vraiment… Sur ce sujet-là, en fait, sur la politique logement, la question, c’est celle de la constance et d’une certaine honnêteté. Ça dépasse même les débats droite-gauche. Et dans l’histoire du logement social, ce sont souvent des patrons qui ont été à l’initiative, y compris de la création de cette dissociation entre le contrat de travail et le contrat de bail, justement parce qu’il ne fallait pas fragiliser les familles.
Source : rmc.bfmtv.com
Conclusion : La rédaction gardera un œil attentif sur cette information.

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