Israël et la peine de mort pour les Palestiniens
31 mars 2026/2026/03/31/69cbec691e5cc961890315.jpg?w=150&resize=150,150&ssl=1)
TotalEnergies annonce la prolongation du plafonnement des prix des carburants dans ses stations-service jusqu’au 7 avril – franceinfo
31 mars 2026Marine Tondelier veut « améliorer la loi » pour faciliter les parcours PMA, quelles sont les pistes ?
Analyse : Un résumé des points clés mis en avant par notre rédaction.
Un résumé rapide de « Marine Tondelier veut « améliorer la loi » pour faciliter les parcours PMA, quelles sont les pistes ? » selon notre rédaction.
Éléments à garder en tête
LUDOVIC MARIN / AFP
Marine Tondelier a annoncé attendre « un bébé miracle », dans une interview pour « Elle », ce lundi 30 mars.
« C’est un sujet très politique dont on ne parle pas assez. » Marine Tondelier a annoncé attendre « un bébé miracle », après être passée par toutes les étapes du parcours de la PMA, dans un entretien pour Elle, paru ce lundi 30 mars au soir.
Après une « fausse couche » en 2022, Marine Tondelier et son conjoint sont entrés dans un parcours PMA, sigle qui désigne les différentes techniques (insémination artificielle, fécondation in vitro, accueil d’embryon) permettant d’avoir un enfant. Après plusieurs échecs, le couple finit « par mettre le projet en pause ». Alors qu’ils n’y croient plus, Marine Tondelier découvre avec surprise être enceinte fin 2025.
Celle qui entre dans son deuxième trimestre de grossesse juge le sujet éminemment politique. « Il y a plein de choses à améliorer dans la loi et on va s’en occuper ! », a promis Marine Tondelier, lancée dans la course à la présidentielle 2027, dans une interview sur la chaîne LCI, lundi soir.
Faire un diagnostic des embryons avant l’insémination
Marine Tondelier se prononce notamment en faveur de la possibilité d’analyser les embryons en amont de l’insémination, dans « un cadre bien défini », comme cela se fait « dans beaucoup d’autres pays européens ». « Cela permettrait d’éviter une forme d’acharnement à implanter des embryons non viables », rappelant qu’une grande partie des cas d’infertilité est due à des anomalies de l’embryon, qui sont souvent chromosomiques. « C’est très courant, surtout avec l’âge. C’était vraisemblablement notre cas », confie la femme politique de 39 ans.
Dans le jargon médical, c’est ce qu’on appelle le diagnostic préimplantatoire à la recherche d’aneuploïdies (DPI-A). Il permet la recherche d’anomalies du nombre de chromosomes de l’embryon, hors chromosomes sexuels, susceptibles d’entraîner la naissance d’enfants polyhandicapés ou ayant une espérance de vie très courte.
Le DPI-A est autorisé notamment en Espagne, en Belgique ou au Royaume-Uni, mais pas en France. Son autorisation avait été discutée lors de la dernière révision de la loi relative à la bioéthique, entre 2018 et 2021, avant d’être rejetée par le Parlement. Le gouvernement s’était notamment opposé au DPI-A via la voix l’ancienne ministre de la Santé Agnès Buzyn, qui affirmait refuser l’idée d’une « société triant les embryons ».
Sensibiliser sur les dons de gamètes
Deuxième piste évoquée par Marine Tondelier : la sensibilisation de la population aux dons de gamètes. « Beaucoup de couples ou de femmes seules en ont besoin, et la pénurie rallonge les délais de manière assez fatidique, avec encore plus de difficulté pour les personnes racisées », argue-t-elle.
Cette position est partagée par plusieurs associations, alors que les délais d’attente sont très longs : environ 18 mois pour une PMA avec don de spermatozoïdes et jusqu’à deux ans pour un don d’ovocytes. Pour y remédier, l’Agence de biomédecine a lancé en 2025 une tournée nationale afin d’encourager les dons – ouverts aux hommes de 18 à 44 ans et aux femmes de 18 à 37 ans en bonne santé – tout en rappelant que cette démarche est gratuite.
La question de la rémunération des dons de gamètes revient souvent dans le débat public. L’Association nationale du Don d’Engendrement (ANDDE) souhaite indemniser le don en modifiant la loi de bioéthique, comme en Espagne, où il est rémunéré 900 euros. Cependant, les risques de dérive sont pointés par des professionnels : « Si on se met à gagner de l’argent en donnant son sperme, on ne peut écarter la possibilité que certaines personnes ne soient incitées à cacher des anomalies génétiques », tance Pierre Jouannet, ancien président de la Fédération des Centres autorisés à pratiquer des dons de gamètes (Cecos), dans La Croix.
Protéger des discriminations au travail
L’attente d’un donneur, les consultations gynécologiques, les bilans de fertilité, les injections d’hormones, les inséminations sont autant d’étapes chronophages et éprouvantes. Pour beaucoup, cette charge mentale est difficilement compatible avec la vie professionnelle.
« C’est un monde à part : les hormones, les traitements qu’il faut garder au frigo, qu’il faut soudain commencer, même si vous êtes en déplacement », témoigne sur ce point Marine Tondelier.
Pour justement protéger et empêcher les discriminations envers des salariés engagés dans une PMA ou une adoption, la loi du 30 juin 2025, portée par la députée macroniste Prisca Thevenot, tend à « combler un vide juridique » en intégrant le projet parental dans le Code du travail. Concrètement, ce texte permet aux salariés de s’absenter pour leurs démarches médicales ou administratives, sans justifier les raisons de leur absence et en conservant leurs droits et leur salaire.
Communiquer et mieux comprendre l’origine de l’infertilité
Sujet tabou au travail, les problèmes d’infertilités sont globalement peu abordés dans la sphère publique. Un couple français sur cinq est pourtant concerné par l’infertilité. Promis par Emmanuel Macron dès 2022 mais longtemps resté lettre morte, le plan contre l’infertilité a été présenté par le gouvernement en février. Son objectif est de sensibiliser la population au risque de trop attendre, alors que la capacité biologique à concevoir un enfant chute vite avec l’âge. Une lettre doit, à partir de la fin de l’été 2026, être envoyée à tous les Français à leurs 29 ans.
Le ministère Santé affirme qu’il ne s’agit pas d’être « prescriptif » pour inciter les Français à avoir des enfants. Précision faite alors qu’Emmanuel Macron avait été critiqué par plusieurs associations féministes pour avoir lié l’infertilité à une problématique de « réarmement démographique ». « Des propos culpabilisants », tacle Marine Tondelier, toujours dans Elle. La baisse de la fertilité invite plutôt à se pencher sur les « questions de santé environnementale » et le rôle nocif des polluants, estime-t-elle. Et d’insister : « La baisse des naissances est un miroir tendu à notre société : coût de la vie, crise du logement, précarité… ».
Reste à voir si toutes ces pistes pour améliorer le parcours PMA figureront dans le programme de la candidate écologiste pour l’élection présidentielle de 2027.
Source : www.huffingtonpost.fr
Conclusion : L'équipe continuera de fournir des mises à jour régulières.

9999999
