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31 mars 2026Sénégal: Bassirou Diomaye Faye promulgue une loi doublant les peines à l’encontre des homosexuels
Analyse : Voici l'avis général de notre rédaction sur les faits présentés.
Notre rédaction a sélectionné quelques points clés concernant « Sénégal: Bassirou Diomaye Faye promulgue une loi doublant les peines à l’encontre des homosexuels ».
Points clés à retenir
La loi sénégalaise qui double les peines de prison pour homosexualité a été promulguée par le président Bassirou Diomaye Faye. Publiée dans le Journal officiel mardi 31 mars 2026, cette loi qui modifie l’article 319 du Code pénal avait été adoptée à une large majorité par les députés de l’Assemblée nationale le 11 mars dernier.
Publié le : Modifié le :
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Avec notre correspondante à Dakar, Léa-Lisa Westerhoff
Aucun député n’ayant déposé de recours dans le délai imparti… plus rien ne s’opposait à la promulgation de cette loi durcissant la répression des relations homosexuelles. Adoptée à une large majorité : 135 voix pour, aucune contre et trois abstentions, cette loi qui durcit les peines contre l’homosexualité fait l’objet d’un quasi-consensus dans le pays. Alors que le Pastef, aujourd’hui au pouvoir, en avait fait sa première promesse électorale.
De 1 à 5 ans de prison, les « actes contre nature à caractère sexuel entre deux personnes de même sexe » sont donc désormais passibles de 5 à 10 ans d’incarcération avec des amendes pouvant aller jusqu’à 10 millions de francs CFA (environ 15 200 euros). La sentence maximum est prévue si l’acte est commis avec un mineur. La grande nouveauté de cette loi qui modifie l’article 319 du Code pénal réside dans l’extension de ces sanctions à tous ceux qui se rendraient coupables « d’apologie » des pratiques homosexuelles, entendue comme toute forme de représentation publique, de diffusion ou de promotion de l’homosexualité tout comme son financement, ou son soutien par des personnes ou des organisations.
Enfin, la loi prévoit ce que le gouvernement qualifie de garde-fou : les dénonciations calomnieuses sont punies de deux à trois ans de prison et d’une amende de 200 000 à 500 000 francs CFA (environ 305 à 760 euros).
Intensification de la répression
L’adoption de cette loi intervient dans un contexte d’intensification de la répression de l’homosexualité. Depuis février, plus d’une trentaine de personnes accusées d’actes dits « contre nature » et de « transmission volontaire du VIH » ont été arrêtées, parmi elles, des stars de la télévision. Depuis presque chaque jour, de nouvelles interpellations sont signalées dans la presse et depuis le début de la semaine également de femmes accusées de « lesbianisme ». Plusieurs voix s’élèvent désormais pour dénoncer un climat homophobe au Sénégal et une confusion dangereuse dans une partie de la population entre pédocriminalité, homosexualité et VIH.
Dès l’adoption à l’unanimité de cette loi à l’Assemblée nationale le 11 mars dernier, les réactions internationales se sont multipliées. Le Haut-Commissaire des Nations unies aux droits de l’homme, Volker Türk, avait dénoncé une atteinte aux droits humains et exhorté le chef de l’État « à ne pas promulguer cette loi nuisible ».
De leur côté, des organisations de défense des droits humains s’inquiètent des conséquences sanitaires de ce texte et notamment du risque de dissuader les patients de se faire dépister ou traiter contre le VIH/SIDA, fragilisant ainsi la lutte contre cette maladie.
Source : www.rfi.fr
Conclusion : Notre rédaction reste attentive à l'évolution de cette actualité.

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