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31 mars 2026L’Etat français profite-t-il de la hausse des carburants pour s’en mettre plein les poches ? – Info ou intox
Analyse : Un rapide aperçu des faits pour mieux suivre cette actualité.
L'équipe met en lumière les points essentiels de « L’Etat français profite-t-il de la hausse des carburants pour s’en mettre plein les poches ? – Info ou intox ».
Points essentiels de l’article
A retrouver dans l’émission
Les prix à la pompe flambent en France avec la crise au Moyen-Orient, et le gouvernement se voit pressé d’augmenter ses aides à certains secteurs. De son côté, le Rassemblement National dénonce un « État profiteur » qui s’enrichirait grâce à la crise. En réalité, si les recettes fiscales ont augmenté début Mars, elles ont drastiquement baissé en même temps que la consommation. Par ailleurs, la proposition de Marine Le Pen de réduire la TVA de 20% à 5.5% reste illégale au regard du droit européen.
Marine Le Pen accuse l’État de profiter de la hausse des prix à la pompe pour gonfler ses recettes fiscales. La présidente des députés Rassemblement National affirme que la France perçoit des « recettes indues » en refusant de baisser la TVA sur les carburants, s’enrichissant ainsi sur le dos des automobilistes dans un contexte de prix élevés. De leur côté, certaines associations réclament une fin du « hold-up fiscal ».
En réalité, si les recettes fiscales perçues au titre de la TVA augmente proportionnellement au prix du litre, la crise des carburants est loin d’être une aubaine pour les finances publiques. Car si les recettes ont augmenté dans les premiers jours du conflit en Iran grâce à une augmentation de la demande, les Français achètent moins de carburants depuis la hausse drastique des prix.
De plus, l’INSEE souligne que la hausse du prix de l’énergie freine la croissance globale. Cela se traduit par moins de bénéfices pour les entreprises, moins de consommation générale et, in fine, moins d’impôts sur les sociétés et de TVA globale récoltés par Bercy. Le ralentissement économique induit par les prix élevés coûte plus cher aux finances publiques que ce que rapporte le surplus de TVA : le déficit public risque donc de se creuser plutôt que de se résorber.
Quant à la proposition de Marine Le Pen de faire passer la TVA de 20% à 5,5% sur les carburants car ils seraient des « produits de première nécessité », c’est une mesure interdite par l’Union Européenne. Une directive impose un taux minimal de 15% sur les biens et services, sauf pour un certain nombre de produits dont ne font pas partie les carburants.
Selon le gouvernement, baisser la fiscalité sur les carburants représenterait un manque à gagner de 17 milliards d’euros pour le budget de l’État et des collectivités locales. La Commission Européenne souligne par ailleurs qu’une telle baisse n’apporte traditionnellement que peu de résultats directs sur le porte-monnaie des consommateurs.
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Source : www.france24.com
Conclusion : Les prochains développements permettront de compléter cette analyse.

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