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1 avril 2026Analyse : Voici quelques points à considérer selon notre équipe éditoriale.
Notre équipe met en lumière les éléments clés de « pourquoi assister à la semaine sainte en Espagne n’a jamais coûté aussi cher ».
Résumé pour le lecteur
À Séville, le prix moyen à payer pour réserver un balcon lors de la semaine sainte s’élève à 6.000 euros, soit 3.000 euros de plus qu’il y a trois ans.
Comme chaque année à l’occasion du dimanche des Rameaux, l’Espagne a renoué le 29 mars avec la semaine sainte et ses processions religieuses. Un événément organisé par des confréries qui se caractérise par ses dizaines de défilés lancés au rythme de de chars surmontés de statues grandeur nature de Jésus et de la Vierge Marie.
Très appréciées des Espagnols, ces festivités populaires qui dureront jusqu’à Pâques ne sont pas pour autant épargnées par les polémiques, en particulier en raison de leur coût de plus en plus exorbitant pour ceux qui souhaitent y assister.
À Séville, l’association des administrateurs de biens immobiliers (CAF) constate notamment qu’il faudra débourser cette année en moyenne 6.000 euros la semaine pour s’offrir des places sur un balcon situé sur le parcours officiel (la « Carrera Oficial ») où convergent les confréries. C’est 3.000 euros de plus qu’en 2023.
Certains balcons les mieux placés coûtent même jusqu’à 9.000 euros. Tandis que les moins chers (entre 80 et 300 euros la journée) sont situés en dehors de l’artère principale, dans des rues empruntées par deux ou trois confréries seulement, d’après le quotidien Diaro de Sevilla. Quant aux places assises, des chaises installées le long du parcours, il faut parfois débourser jusqu’à 200 euros pour en obtenir une.
500 millions d’euros de recettes espérées
Voilà des années que cette marchandisation de la semaine sainte suscite la colère des Espagnols regrettant de voir cet événement de plus en plus réservé aux hauts revenus. Mais pour José Ignacio Castillo, professeur d’économie à l’Université de Séville, cet emballement des prix n’a rien de surprenant: « L’offre n’a pas augmenté, mais la demande a explosé, notamment de la part des habitants de la métropole et des touristes », a-t-il expliqué à El País.
« D’une part, les revenus des Sévillans ont progressé, leurs besoins en loisirs se sont multipliés et ils aspirent à avoir une place assise ou à avoir une place au balcon; d’autre part, les touristes (…) veulent vivre la semaine sainte comme il se doit » et sont donc prêts à mettre le prix.
Les prix des chaises et loges proposées par le Conseil des Confréries ont progressé de 3% cette année. Mais c’est surtout sur le marché de la revente que les tarifs explosent puisqu’ils peuvent être quatre fois plus élevés.
La ville de Séville, elle, se frotte les mains. Selon les estimations de l’Association des entreprises touristiques de la ville (ASET), près d’un million de visiteurs sont attendus durant cette période, générant des retombées économiques pouvant atteindre 500 millions d’euros.
Source : www.bfmtv.com
Conclusion : Cette situation fera l’objet d’une observation continue de notre rédaction.

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