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1 avril 2026Avec un Parti socialiste hésitant, la primaire de la gauche pour 2027 a du plomb dans l’aile
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Points essentiels
Ils étaient unis par le « serment de Bagneux », annoncé le 2 juillet 2025. Sous la houlette de Lucie Castets, l’ancienne candidate du Nouveau Front populaire pour Matignon, Olivier Faure (Parti socialiste), Marine Tondelier (Les Écologistes), Clémentine Autain (L’Après), François Ruffin (Debout !) et Benjamin Lucas (Génération.s) lançaient le Front populaire 2027, promettant de travailler à un programme commun pour la présidentielle 2027 et affichant leur volonté de se trouver un candidat commun. Neuf mois plus tard, la primaire normalement prévue pour le 11 octobre a du plomb dans l’aile et pourrait finalement ne jamais voir le jour.
Alors que ses initiateurs espéraient l’été dernier élargir le champ de la primaire en parvenant a minima à convaincre Raphaël Glucksmann (Place publique) et Fabien Roussel (Parti communiste français) d’y participer – et dans un monde idéal Jean-Luc Mélenchon (La France insoumise) – c’est le contraire qui s’est passé. Les deux premiers ne veulent toujours pas en entendre parler et le Parti socialiste (PS) n’est même plus certain d’y prendre part.
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« Il est certain que l’on n’a pas, pour l’instant, réussi à enclencher une dynamique », reconnaît Lucie Castets, mardi 31 mars, dans Libération. « Maintenant que les municipales sont terminées et que tout le monde a les yeux rivés vers la présidentielle, c’est peut-être le bon moment. Mais je constate quand même, à ce stade, que toutes les forces politiques n’ont pas injecté la volonté suffisante pour que cette dynamique existe », regrette celle qui est devenue le 22 mars maire du 12e arrondissement de Paris.
Le premier secrétaire du PS, Olivier Faure, fait face à une fronde depuis la fin des municipales. Ses opposants internes, rejoints par le courant du patron des députés socialistes Boris Vallaud, lui reprochent d’avoir laissé certains candidats socialistes nouer des alliances d’entre-deux-tours avec La France insoumise (LFI). Ils estiment également qu’une telle primaire, compte tenu de l’absence de Raphaël Glucksmann notamment, ne permettra pas à la gauche de l’emporter en 2027.
De son côté, Olivier Faure a renouvelé, samedi 28 mars, son soutien à « l’idée d’une primaire démocratique ». « Mais je reste ouvert à toutes les solutions qui me seraient présentées », a-t-il ajouté dans un entretien à Ouest-France. « Pour l’instant c’est le vide. C’est trop facile de critiquer la primaire sans dire ce qu’on lui substitue », a-t-il déploré.
« On voit le scénario du pire se concrétiser »
Un vote des adhérents socialistes est annoncé par le premier secrétaire avant l’été, mais nul ne sait quand la consultation aura lieu exactement et ce qu’il sera précisément demandé. Car hormis la date du 11 octobre et quelques modalités de participation, la primaire reste à ce stade une coquille presque vide, beaucoup de temps ayant été perdu par les partis censés l’organiser.
Lors du serment de Bagneux, ceux-ci s’étaient notamment engagés à travailler ensemble sur un programme commun. « Ce que vous avez en face de vous, c’est une staff qui annonce qu’elle va se préparer pendant deux ans » et « sera prête à gouverner », affirmait alors Lucie Castets. « Nous allons construire d’abord une plateforme commune, qui nous liera », ajoutait Olivier Faure.
Neuf mois plus tard, le programme n’existe pas. « On a eu des conventions thématiques, notamment une sur l’éducation, et nous avons aussi des échanges réguliers tous les mardis. Mais c’est sûr que pour se concrétiser, ce travail a besoin que le cadre de la primaire existe de façon durable », souligne auprès de France 24 le député Génération.s Benjamin Lucas, qui espère toujours voir la primaire se tenir avec les socialistes, mais aussi Raphaël Glucksmann et Jean-Luc Mélenchon.
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La réalité du moment laisse pourtant entrevoir peu de chances qu’un tel scénario se concrétise. Et dans l’immédiat, l’avenir de la primaire reste suspendu au vote des socialistes dans un contexte où l’aile droite du parti, incarnée par François Hollande, semble avoir pris le leadership.
« Je pense que les militants socialistes sont plutôt unionistes et le sont probablement plus qu’une partie de leurs cadres, estime toutefois Lucie Castets dans Libération. Mais encore une fois, le problème est qu’on n’a pas forcément donné l’opportunité à ce périmètre-là de grandir et de montrer ce qu’il vaut. C’est difficile d’interroger les gens sur quelque chose dont les contours n’ont pas encore été totalement précisés et valorisés. »
« On voit malheureusement le scénario du pire se concrétiser : celui d’une extrême droite capable de l’emporter au second tour de la présidentielle, peu importe le candidat face à elle. La gauche ne peut pas s’y résoudre et doit faire bloc. On a besoin de convaincre ensemble, comme on l’a fait au moment du Nouveau Front populaire. Or, la primaire est la façon la plus simple de faire ça, parce qu’elle se construit avec le peuple de gauche », affirme Benjamin Lucas.
« Battre en brèche la théorie des gauches irréconciliables »
De son côté, Marine Tondelier, qui a reconnu sur France Inter, samedi 28 mars, que « la balle est dans le camp des socialistes », veut croire qu’il est encore temps de convaincre. « On ne pourra pas gagner seuls, ni nous, ni eux. Et j’aimerais bien qu’ils l’entendent parce que je vois bien leurs règlements de comptes, là, en ce moment », a-t-elle pesté.
La patronne du parti Les Écologistes publiera donc jeudi 2 avril un livret pour tenter de sauver la primaire. Intitulé « Ce que nous vous devons. Manifeste pour une primaire de la gauche et des écologistes », ce petit fascicule d’une quarantaine de pages édité en format carnet et illustré avec des dessins de presse listera des arguments en faveur de la primaire, mais aussi des pistes de programme.
« Ce sera court et percutant. Le but est de défendre la primaire et de battre en brèche la théorie des gauches irréconciliables en listant un certain nombre de sujets sur lesquels toute la gauche peut s’entendre », indique à France 24 l’entourage de Marine Tondelier.
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L’écologiste entend par ailleurs faire comprendre aux socialistes opposés à la primaire que son parti ne se rangera pas derrière le futur candidat du PS si celui-ci refuse de se soumettre au vote des sympathisants de gauche le 11 octobre. « Il est peu probable que la primaire ait lieu si le PS s’en détache. Et malheureusement, cela ouvrira la porte à des candidatures multiples », poursuit l’entourage de Marine Tondelier.
« Elle peut avoir lieu même si le PS ne vient pas, estime pour sa part Benjamin Lucas. Nous n’avons pas le choix. Je vois bien la tentation des socialistes de revenir en arrière avec François Hollande, mais on ne peut pas jouer des combinaisons d’appareil quand la question qui nous est posée, c’est l’avenir de la France et la survie de la gauche. Le sujet n’est pas simplement de gagner ou de perdre, c’est l’utilité de la gauche. C’est notre responsabilité de nous unir, car si nous loupons l’élection de 2027 et que nous livrons le pays à l’extrême droite, nos enfants et nos petits-enfants ne nous le pardonneront pas. »
Source : www.france24.com
Conclusion : L’équipe continuera à observer la situation pour mieux informer nos lecteurs.

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