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1 avril 2026Gaza est « comme après un tsunami, la dévastation est presque totale », témoigne le père Gabriel Romanelli
Analyse : Notre rédaction met en lumière les points essentiels de cette information.
Nos journalistes proposent un aperçu de l'article « Gaza est « comme après un tsunami, la dévastation est presque totale », témoigne le père Gabriel Romanelli ».
Ce qu’il faut garder en tête
Après deux ans et demi de guerre, Gaza est « comme après un tsunami, la dévastation est presque totale », témoigne, mercredi 1er avril, sur France Inter, le père Gabriel Romanelli, curé de la seule paroisse catholique de Gaza. Il publie, mercredi, Les Ruines et la lumière (éditions du Rocher), un livre-témoignage co-écrit avec le éditeur Guillaume de Dieuleveult au sujet de la situation dans le territoire palestinien.
Depuis le fragile cessez-le-feu conclu le 10 octobre dernier entre Israël et le Hamas, la situation à Gaza « s’est améliorée » mais « les bombardements continuent », assure le curé de la paroisse de la Sainte-Famille. « La destruction est presque totale dans beaucoup de villes et de quartiers », précise-t-il. Les habitants manquent encore de tout , ajoute le prêtre missionnaire argentin, soulignant que « les aides humanitaires n’arrivent pas, ce n’est pas suffisant ce qui arrive ».
« Le besoin le plus grand, c’est certainement la paix, de savoir que cette guerre va finir », observe-t-il. « Le mot final de cette guerre, personne ne l’a prononcé jusqu’à maintenant. »
Des enfants qui dessinent des morts et des amputés
C’est dans ce contexte que le père Gabriel Romanelli et ses collègues continuent d’essayer de donner des cours aux enfants gazaouis, non seulement les chrétiens, mais aussi les musulmans, depuis le début de la guerre. « C’est une folie, je pense. Il faut être un peu fou. Mais de tout façon, ce sont les besoins », dit-il, se refusant à laisser les enfants seuls « dans la détresse, dans la tristesse, enfermés ». Les voir vivre sous les bombardements, confrontés à la mort, « c’est une des choses les plus dures », confie le prêtre.
Il souligne l’impact psychologique de cette guerre. Quand son équipe a demandé aux enfants de dessiner, « les dessins étaient terribles » avec « des morts, des personnes amputées » et « la couleur rouge » qui était la plus utilisée, raconte le père Gabriel Romanelli. « Mais ils ont toujours, dans les dessins, des personnes qui les protégeaient autour, soit les parents, soit nous, soit les profs et ça, c’est une bonne chose », explique-t-il. Et d’ajouter : « Au moins, ils ont expérimenté la protection. » Aujourd’hui, « tout doucement, il semble qu’ils commencent à guérir » mais « ça va prendre beaucoup de temps ».
« Il n’y a pas de compréhension de la souffrance de l’autre »
Ce qui le désole dans son livre, c’est l’incapacité à envisager la souffrance de l’autre. Il souligne sur France Inter « la quantité de morts » : « 1 200 morts le 7-Octobre en Israël, plus de 70 000 morts à Gaza, en plus des morts en Cisjordanie, ça veut dire certainement qu’il n’y a pas de compréhension de la souffrance de l’autre. » Le curé dénonce aussi le action que des milliers de blessés et malades doivent encore attendre de pouvoir sortir de Gaza pour recevoir des soins.
Il lui a été proposé plusieurs fois d’être évacué de Gaza mais il refuse : « Tant que je suis le curé d’ici, je dois être aux côtés des personnes qui en ont besoin. Ce n’est pas un défi. C’est très simple. Comme curé, j’ai une responsabilité. »
Source : www.radiofrance.fr
Conclusion : Quelques éléments à garder en tête pour suivre cette actualité.

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