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1 avril 2026Vrai ou faux. Les salaires n’ont-ils pas retrouvé leur niveau de 2020, comme l’affirme Sophie Binet de la CGT ? – franceinfo
Analyse : Voici quelques points à considérer selon notre équipe éditoriale.
Nos rédacteurs considèrent que « Vrai ou faux. Les salaires n’ont-ils pas retrouvé leur niveau de 2020, comme l’affirme Sophie Binet de la CGT ? – franceinfo » est un article à suivre.
Points clés à retenir
La secrétaire générale de la CGT, Sophie Binet, regrette que l’État ne vienne pas davantage en aide aux Français face à la hausse du prix du carburant, alors que le pouvoir d’achat n’a toujours pas retrouvé son niveau d’avant la guerre en Ukraine.
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La secrétaire générale de la CGT a regretté que le gouvernement ne mette pas en place davantage d’aides pour les Français, face à la hausse des prix du carburant depuis le début de la guerre au Moyen-Orient le 28 février. « Ceux qui en ont le plus besoin selon le gouvernement, ce sont les entreprises. On n’entend pas parler des travailleurs et des travailleuses, a déploré Sophie Binet dans le 8h30 de franceinfo, mardi 31 mars. Quand est-ce qu’on parle des aides à domicile, des infirmières, de tous les salariés qui ont besoin de prendre leur voiture pour aller travailler et qui n’arrivent pas à joindre les deux bouts ? Nos salaires n’ont déjà pas retrouvé leur niveau de 2020, alors là maintenant avec l’explosion des prix du carburant, on ne s’en sort pas ». « Nos salaires n’ont pas retrouvé leur niveau de 2020 » ? Vrai ou Faux ?
C’est vrai. La clé pour comprendre ce que dit Sophie Binet est de comprendre qu’elle parle des salaires en euros constants, c’est-à-dire leur valeur une fois que l’on a enlevé l’impact de l’inflation. Ce que dit la secrétaire générale de la CGT, c’est que, même si les salaires ont augmenté ces dernières années en euros courants – et ils ont augmenté d’environ 10% selon les calculs du Vrai ou Faux dans le public et dans le privé – ils ont augmenté moins vite que l’inflation, notamment pendant la flambée des prix liée au début de la guerre en Ukraine, en 2022 et 2023, et que donc le pouvoir d’achat des Français a baissé.
Le Vrai ou Faux a refait les calculs à partir des différentes données de l’Insee sur les salaires nets moyens en équivalent temps plein et en euros constants en prenant l’année 2020 comme base. Résultat : la valeur des salaires a baissé d’environ 2%, dans le public comme dans le privé. Précisément, elle a baissé de 1,6% dans le public entre 2020 et 2023 et de 2,2% dans le privé entre 2020 et 2024.
Dans le détail, la valeur des salaires a baissé en 2021, 2022 et 2023, puis les salaires ont recommencé à augmenter plus vite que l’inflation en 2024 dans le privé (les données de la fonction publique n’ont pas encore été publiées pour cette année-là), mais cela ne leur a pas permis de retrouver leur niveau de 2020.
Dans le détail dans le public, on constate que la valeur des salaires a baissé dans les fonctions publiques territoriale et d’État (-2,5% et -2,4%) alors qu’elle a augmenté dans la fonction publique hospitalière (+1,5%) entre 2020 et 2023. Dans le privé, le secteur de la construction est le plus touché avec des salaires qui ont reculé de 4% entre 2020 et 2024, contre des reculs de 2,2% dans le tertiaire et de 1,6% dans l’industrie.
Les cadres sont, toute proportion gardée, plus impactés par ce phénomène, car la valeur de leur salaire a baissé de près de 5,6%. Les salaires des professions intermédiaires ont baissé de 3,5%, ceux des employés et des ouvriers de moins de 2% (-1,7% et -1,1%). Cela s’explique notamment par le élément que le Smic est indexé sur l’inflation et qu’il évolue donc au même rythme qu’elle.
Notons que nous ne parlons là que des salaires, comme Sophie Binet, sans prendre en compte les différentes primes qui peuvent venir les compléter.
L’Insee publiant ses données avec un ou deux ans de décalage pour avoir le temps de les analyser, il n’est pas possible pour l’instant de parler des salaires de 2025 et de 2026 dans les mêmes termes. L’Insee a en revanche publié fin mars 2026 une note de conjoncture. L’Institut national de la statistique et des études économiques observe l’évolution du salaire moyen par tête – qui n’est pas comparable au salaire net moyen équivalent temps plein que nous observions jusqu’alors – et qui permet de comparer les salaires des branches marchandes non agricoles en 2025 et de 2026 avec ceux de 2021. Attention, cette dénomination ne recouvre pas exactement ce qu’on appelle le secteur privé. Ce n’est pas l’année citée par Sophie Binet, mais cette période reste tout de même intéressante, car elle se situe avant la flambée des prix provoquée par le début de la guerre en Ukraine.
L’institut confirme ce dit la secrétaire générale de la CGT. Il prévoit que, malgré une hausse du salaire moyen par tête plus rapide que l’inflation ces derniers mois, « à la mi-2026, le pouvoir d’achat du salaire moyen par tête des branches marchandes non agricoles n’aura toujours pas retrouvé son niveau de 2021 préalable à la flambée inflationniste de 2022-2023 ».
Source : www.franceinfo.fr
Conclusion : Les prochaines informations compléteront notre analyse.

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