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1 avril 2026Analyse : Cette actualité a retenu notre attention et mérite quelques remarques.
Nos rédacteurs considèrent que « “J’ai eu des altercations avec vingt clients” » est un article à suivre.
Faits marquants
Fixant son présentoir à sacs-poubelle complètement vide, M. Kim, propriétaire d’une supérette du quartier de Gangbuk-gu à Séoul, n’en revient toujours pas. “À cette période de l’année, les ventes augmentent un peu en raison des déménagements, mais je n’ai jamais rien vu de tel en vingt ans d’activité.” Son stock, qui en temps normal est suffisant pour un mois entier, a été épuisé en deux jours, raconte le journal coréen The Asia Business Daily, qui évoque “des achats panique”. M. Kim a pourtant tenté de mettre un peu d’ordre.
“Les clients insistent pour prendre des dizaines de sacs à la fois, ça me rend fou. J’ai fini par limiter à un sac par personne, mais j’ai eu des altercations avec une vingtaine de clients rien qu’aujourd’hui.”
Le 25 mars, au marché de Singi, dans le district de Michuhol à Incheon, le quotidien Chosun a assisté à une ruée similaire. “Une foule de clients se pressait devant une boutique de sacs qui venait d’ouvrir. À l’intérieur, un employé était suspendu au téléphone pour répondre aux commandes, et la pile de sacs en plastique fondait à vue d’œil.”
Park Soon-ok, 67 ans, entendait, elle, commander 200 sacs plastique pour son étal de tteokbokki (gâteaux de riz épicés) situé en plein cœur de Séoul, rapporte The Korea Times.
“Mes fournisseurs m’ont dit qu’ils ne pouvaient plus s’en procurer. Ils m’ont dit que même si la guerre se terminait aujourd’hui, il faudrait six semaines pour pouvoir être réapprovisionné.”
Des sacs-poubelle obligatoires
La Corée du Sud est extrêmement dépendante du pétrole qui transite par le détroit d’Ormuz, en partie fermé depuis le début de la guerre en Iran. Elle importe 45 % de ses besoins en naphta, dont 77 % proviennent du Moyen-Orient, précise le Korea Times. Ce produit liquide issu de la distillation du pétrole est indispensable à la fabrication du plastique. À ces difficultés d’approvisionnement s’ajoute la flambée des prix : “Selon la Korea National Oil Corporation, le prix du naphta sur le marché mondial est passé de 56,9 dollars [49 euros] le baril la première semaine de janvier à 129,7 dollars [112 euros] le baril la semaine dernière, soit une hausse d’environ 127,9 %”, indiquait le Korea Joongang Daily, le 24 mars.
“La crainte d’une pénurie de produits en plastique gagne du terrain”, constate The Korea Herald, à l’unisson de tous les journaux sud-coréens. Mais plus que tout, ce sont les sacs-poubelle qui sont les plus convoités. Depuis 1995, un système de tarification des déchets en fonction de leur volume est en vigueur en Corée du Sud, rappelle le Korea Times. L’objectif est de réduire la quantité d’ordures et d’accroître le taux de recyclage. Pour ce faire, les foyers sont tenus de se procurer les sacs homologués par l’État et aucun autre.
Face à cette “crise des sacs plastique”, comme l’appelle The Asia Business Daily, les autorités se veulent rassurantes. “Vous n’avez pas à vous inquiéter d’une pénurie de sacs-poubelle. Le gouvernement a pris toutes les dispositions nécessaires”, a déclaré, lundi 30 mars, Kim Sung-hwan, ministre du Climat, de l’Énergie et de l’Environnement, cité par le Korea Times. Parmi ces mesures, si les sacs-poubelle homologués venaient à manquer, le gouvernement autorisera exceptionnellement l’utilisation de sacs classiques. En aucun cas, a-t-il assuré, “les ordures ne s’accumuleront dans les maisons”.
Source : www.courrierinternational.com
Conclusion : Notre équipe continuera à suivre l'évolution de cette actualité.

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