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1 avril 2026“Un jour de printemps” de Lipo (ou Li Bai) et « Le vieil homme qui n’en fait qu’à sa guise » de Lu Yu, ivresse et liberté
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L'équipe éditoriale a étudié « “Un jour de printemps” de Lipo (ou Li Bai) et « Le vieil homme qui n’en fait qu’à sa guise » de Lu Yu, ivresse et liberté » et partage son avis.
À retenir
Chez Li Bai comme chez Lu Yu, Dany Laferrière retrouve une même manière de desserrer l’étreinte du sérieux. Le premier s’abandonne à l’ivresse comme à un rêve, refusant de « tourmenter son existence » et préférant se laisser porter par le chant du monde. Cette légèreté apparente, presque nonchalante, le touche profondément : elle dit une façon de vivre sans crispation, en accord avec le mouvement du monde.
Dans cet épisode L’Instant poésie Ouverture dans un nouvel onglet, le peintre et académicien présente aussi le travail de Lu Yu, ancien administrateur qui choisit de tout quitter pour mener une vie simple. Dans ses vers, une scène ordinaire — un marché, une taverne, des crabes frais — devient le lieu d’une joie immédiate. « Je fais de ma vie une longue ivresse » : cette phrase résonne comme un programme, une manière d’habiter pleinement le présent.
« Si la vie est comme un grand songe, à quoi bon tourmenter son existence ! »
Li Bai ou Lipo (701-762), figure majeure de la dynastie Tang , est l’un des plus grands poètes chinois. Surnommé « l’Immortel en exil », il incarne une poésie nourrie de taoïsme, mêlant rêve, nature et ivresse. Grand voyageur, proche des ermites et des paysages sauvages, il compose une œuvre marquée par la spontanéité et le refus des contraintes. Dans “Un jour de printemps”, l’ivresse devient une manière de suspendre le temps et d’accéder à une forme de liberté intérieure.
Quelques décennies plus tard, Lu Yu (733-804) suit un chemin différent mais rejoint cette même aspiration. Après une carrière dans l’administration impériale, il se retire pour vivre en accord avec ses désirs, au plus près de la nature. Son recueil Le vieil homme qui n’en fait qu’à sa guise fait entendre une voix libre, épicurienne, attentive aux plaisirs simples. À travers une scène de marché ou une halte à la taverne, il transforme le quotidien en expérience poétique, où l’ivresse n’est pas fuite mais manière d’être au monde.
Deux poèmes de Lipo (ou Li Bai) et Lu Yu, lus par Sarah Jean-Baptiste
Li Bai, « Un jour de printemps »
Un jour de printemps
le poète exprime ses sentiments au sortir de l’ivresse
Si la vie est comme un grand songe,
À quoi bon tourmenter son existence !
Pour moi je m’enivre tout le jour,
Et quand je viens à chanceler, je m’endors au pied des premières colonnes.
A mon réveil je jette les yeux devant moi :
Un oiseau chante au milieu des fleurs ;
Je lui demande à quelle époque de l’année nous sommes.
Il me répond : A l’époque où le souffle du printemps fait chanter l’oiseau.
Je me sens ému et prêt à soupirer,
Mais je me verse encore à boire ;
Je chante à haute voix jusqu’à ce que la lune brille,
Et à l’heure où finissent mes chants, j’ai de nouveau perdu le sentiment de ce qui m’entoure.
« Un jour de printemps », de Li Bai, extrait de Poésies de l’époque des Thang Ouverture dans un nouvel onglet (Éditions Champ Libre 1977), traduites du chinois et présentées par le Marquis d’Hervey-Saint-Denys.
Lu Yu, extrait de Le vieil homme qui n’en fait qu’à sa guise
L’air de l’automne souffle comme une flûte claire
à la taverne la bannière est hissée, on peut y acheter à crédit
je chante joyeusement en traversant le petit marché
à mon chapeau bas est épinglée une fleur sauvage
une fille de la rivière me garde des crabes frais
un vieux jardinier m’offre des courges tardives
qui devinerait que, vieillard oisif,
je fais de ma vie une longue ivresse ?
Extrait de Le vieil homme qui n’en fait qu’à sa guise Ouverture dans un nouvel onglet (Éditions Moundarren, 1995), dans une traduction de Hervé Collet et Cheng Wing fun.
Carte blanche graphique à l’illustrateur et auteur de bande dessinée Jimmy Suzan Ouverture dans un nouvel onglet qui accompagne les poèmes de ses créations originales, diffusées sur le site et les réseaux sociaux de France Culture Ouverture dans un nouvel onglet.
Musique diffusée : « Quiet mind » de GoGo Penguin.
Depuis septembre 2025, la collection de podcasts L’Instant poésie Ouverture dans un nouvel onglet est adaptée dans un livre 300 pages, publié aux éditions Seghers, dans lequel sont reproduits les textes introductifs des passeurs, les poèmes qu’ils ont sélectionnés ainsi que les différentes illustrations qui accompagnent chaque épisode.
Source : www.radiofrance.fr
Conclusion : La rédaction gardera un œil attentif sur cette information.

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