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1 avril 2026Analyse : Notre rédaction partage quelques éléments clés à retenir.
L'équipe met en lumière les points essentiels de « faut-il viser les médecins qui livrent des arrêts abusifs comme plaide Louis Sarkozy? ».
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Alors que les arrêts de travail sont en hausse, Louis Sarkozy plaide pour sanctionner les médecins qui délivreraient des arrêts-maladies abusifs. Sans aller aussi loin, le DRH Benoît Serre estime que les généralistes qui distribuent des arrêts trop facilement sont aussi une part du problème.
Et si c’était la solution contre l’explosion des arrêts-maladies? En 2025, le taux d’absentéisme au travail a atteint son plus haut niveau depuis 2019 avant l’épidémie de Covid, à 4,76%, en hausse de 5% par rapport à l’année passée. Une situation qui inquiète le Premier ministre Sébastien Lecornu qui a pointé vendredi une « dérive très préoccupante » du nombre d’arrêts de travail susceptible d’aggraver le déficit public.
Mais Louis Sarkozy a peut-être la solution. Ce mercredi 1er avril sur RMC, il plaide pour mettre à l’amende les médecins qui prescriraient trop d’arrêts-maladies: « Pour les médecins, il faut d’abord, exiger, comme certains le souhaitent au gouvernement, un deuxième avis pour les arrêts de longues durées: c’est fini, le copinage », plaide-t-il.
« Ensuite, utilisons l’intelligence artificielle: si un médecin prescrit 30% d’arrêts de plus que la moyenne, cela doit déclencher automatiquement une inspection », propose Louis Sarkozy.
Et en cas de manquements, il veut mettre en place des sanctions contre les généralistes: « Tout arrêt frauduleux doit entraîner le remboursement personnel, par le médecin, des indemnités versées au salarié. Je vous garantis que les abus disparaîtront très vite », croit-il savoir.
« Il y a ceux qui prennent les arrêts-maladies et ceux qui les donnent »
« Ces arrêts-maladies ne sont pas spontanés, ils sont signés par des médecins », abonde Benoît Serre, coprésident du cercle de réflexion Cercle Humania, qui réunit 600 DRH. S’il se défend de viser les médecins directement, il déplore que l’arrêt-maladie soit devenu « un modèle de gestion ».
« Quand vous êtes DRH, vous savez très bien que celui qui ne se sent pas bien se dit ‘je vais me mettre en arrêt’, c’est quelque chose qu’on obtient comme quand on achète un produit », poursuit Benoît Serre.
« Il y a ceux qui prennent les arrêts-maladies, ceux qui les donnent, les deux se traitent », insiste-t-il.
« Les médecins sont sous pression »
« S’il y a des arrêts maladies c’est parce que des gens les prescrivent », abonde Fred Hermel sur le plateau d’Estelle Midi. « Mais je suis contre les quotas parce qu’il y a des bassins de population différents, des endroits où l’on vit mieux », rappelle-t-il.
« On ne peut pas taper sur les médecins », plaide de son côté Jean-Philippe Doux qui en tant que propriétaire d’une librairie, a déjà eu affaire à des arrêts-maladies abusifs. « Ils sont sous pression, ils ont des problèmes d’assurances par rapport aux procédures qui peuvent être faites contre eux maintenant et ils ont aussi cette pression des patients qui veulent être en arrêt. Il faut les aider à dire ‘non' », avance-t-il.
« Quand vous avez un patient qui dit que s’il n’est pas en arrêt, il se jette par la fenêtre, qui serait assez dingue pour dire ‘non tu bluffes’? », croit savoir Estelle Denis. « Et le médecin ne va pas mettre 3 jours mais deux semaines ».
Une organisation du travail plus souple?
Reste que pour Benoît Serre, la principale raison de la hausse des arrêts de travail depuis le Covid-19, c’est « l’intensification du travail très fort »: « Il y a une attente très forte d’une meilleure organisation du travail avec plus de souplesse. C’est pour ça que le télétravail a très bien marché parce que cela donne le sentiment que l’on peut adapter ses horaires. Il faut flexibiliser le travail », estime Benoît Serre qui ne pense pas que la semaine en 4 jours soit la solution mais qu’il faut de la flexibilité sur au moins un jour.
C’est chez les jeunes de moins de 35 ans et chez les cadres jusqu’à 55 ans que le nombre d’arrêts-maladies est le plus important. Chez les jeunes de moins de 30 ans, les troubles psychologiques arrivent en tête des pathologies à l’origine des arrêts de travail de longue durée avec 51%.
Source : rmc.bfmtv.com
Conclusion : Notre rédaction suivra les développements à venir et partagera des analyses.

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