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1 avril 20264 436 hectares concernés dans l’Aude en 2026 : une « erreur fondamentale » pointée par les acteurs viticoles sur les modalités de l’arrachage
Analyse : Notre rédaction met en avant les points essentiels à retenir.
Notre équipe analyse l'article « 4 436 hectares concernés dans l’Aude en 2026 : une « erreur fondamentale » pointée par les acteurs viticoles sur les modalités de l’arrachage » pour en tirer les points essentiels.
À ne pas oublier
L’appel à manifestation d’intérêt (AMI) lancé par France AgriMer pour la campagne d’aide nationale à l’arrachage définitif de vignes a été clôturé le 11 mars. Dans l’Aude, 947 dossiers ont été déposés, pour 4 436 ha à arracher en 2026, dont 1 529 en arrachage total, signifiant la fin de l’exploitation. La profession pointe l’incompréhensible choix de l’échéance du 31 décembre pour arracher dans un contexte de surproduction.
En novembre 2025, à l’heure d’annoncer une enveloppe de 130 M€ « pour financer un nouveau plan d’arrachage définitif demandé par la profession viticole », la ministre de l’Agriculture disait espérer « rééquilibrer l’offre et restaurer la viabilité des exploitations en difficulté dans les bassins les plus fragilisés », précisant le lendemain le fond de sa pensée : « Il faut qu’on produise ce qu’on est capable de vendre. Il y a une surproduction de vin rouge. » L’ouverture, durant cinq semaines, de l’appel à manifestation d’arrêt par France AgriMer a permis de recenser les candidats à ces aides, chiffrées à 4 000 € l’hectare : 5 824 dossiers déposés pour 27 926 ha candidats à la prime à l’arrachage 2026 à l’échelle nationale, 947 dossiers pour 4 436 ha dans l’Aude, dont 1 529 ha concernés par un arrachage total, synonyme d’arrêt d’activité.
La semaine passée, les acteurs de la filière, du syndicat des vignerons à la Confédération paysanne en passant par les Vignerons indépendants et la chambre d’agriculture, ne pouvaient que constater l’appel d’air déclenché par cet AMI. Un « crève-cœur » révélateur d’une filière en grande difficulté. Mais alors que les dossiers déposés sont désormais en cours d’instruction, et qu’une validation par la Commission européenne doit également être obtenue, de nombreuses voix pointent un élément problématique dans le dispositif. Alors que les demandes de paiement interviendront après réalisation des travaux et déclaration auprès des douanes (via le service PARCEL), les arrachages pourront être réalisés jusqu’au 31 décembre 2026.
Certains vont quand même faire une nouvelle campagne, pour faire un peu de trésorerie
Les 25 et 26 mars 2026, c’est au Pont-du-Gard que les Vignerons indépendants de France et leur président audois, Jean-Marie Fabre, tenaient leur congrès national. L’occasion d’un coup de gueule pour l’un des hôtes du rendez-vous, Denis Verdier, président de la Fédération Gardoise des Vins IGP. Un acteur remonté contre cette date limite choisie. Une échéance incompréhensible pour Damien Onorre, le président du syndicat des Vignerons de l’Aude : « Je militais et je milite toujours pour la date du 31 juillet 2026. Si on a voulu que ce plan d’arrachage arrive vite, c’est pour que cela ait un effet dès cette récolte. En conservant la date limite du 31 décembre, ça veut dire que certains de ceux qui ont décidé d’arracher vont quand même faire une nouvelle campagne, pour faire un peu de trésorerie. » Une hypothèse dont le responsable syndical pointe l’effet contreproductif : « Des volumes supplémentaires vont encore arriver sur le marché, et pénaliser les prix… »
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Une issue que redoute aussi Ludovic Roux, président de la chambre d’agriculture de l’Aude : « Il aurait évidemment fallu que la date limite soit fixée avant les vendanges. C’est une erreur fondamentale. » Un regret affiché en assurant que plusieurs acteurs de la filière ont déjà engagé des démarches pour « interdire la récolte des parcelles qui sont destinées à être arrachées ». Une demande entre les mains de France AgriMer.
Source : www.lindependant.fr
Conclusion : Quelques points à garder à l'esprit selon notre rédaction.

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