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1 avril 2026Lvmh : En baisse de 28% sur les trois premiers mois de 2026, LVMH accuse le pire début d’année en Bourse de son histoire… Pour mieux rebondir?
Analyse : Un résumé des points clés mis en avant par notre rédaction.
Voici ce que notre équipe pense de l'article « Lvmh : En baisse de 28% sur les trois premiers mois de 2026, LVMH accuse le pire début d’année en Bourse de son histoire… Pour mieux rebondir? ».
Les éléments principaux
(BFM Bourse) – Le numéro un du luxe a été plombé par des résultats décevants et par le climat d’aversion au risque provoqué par le conflit en Iran. Mais les analystes s’avèrent optimistes sur la capacité de rebond du groupe détenu par la famille Arnault.
L’année 2026 a commencé sous de biens mauvais auspices pour LVMH. Le numéro un du luxe a accusé une baisse de 28,2% en Bourse entre le 1er janvier et le 31 mars.
D’après les données de Bloomberg, qui remontent jusqu’en 1989, cette chute marque le plus fort repli jamais enregistré par le groupe aux 75 maisons sur un premier trimestre. Même lors de de l’éclatement de la bulle internet, de la grande crise financière de 2008-2009, ou du début de la pandémie de Covid-19, l’action LVMH n’avait pas autant souffert sur les trois premiers mois d’un exercice.
Certains observateurs de marché redoutent même que le groupe de luxe rende à Totalenergies sa couronne de première capitalisation de la Bourse de Paris, si le conflit en Moyen-Orient (et donc par ricochet les cours élevés du pétrole) venait à se prolonger encore trois à quatre semaines.
En tout début d’année, l’optimisme prévalait sur LVMH. Le propriétaire de Louis Vuitton, Céline, Dior ou encore Loewe et Loro Piana faisait partie des valeurs préférées de HSBC, UBS et Deutsche Bank (entre autres) pour jouer la reprise du luxe.
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Des résultats décevants
Toutefois, le conglomérat du luxe a, à l’instar du suisse Richemont, déçu lors de la parution de ses résultats annuels. La dynamique de la mode et maroquinerie, la plus importante division du groupe (72% des bénéfices selon HSBC) avait laissé le marché sur sa faim, avec un recul du chiffre d’affaires au quatrième trimestre de 3% en données comparables. Bernstein évoquait alors une performance « terne » et l’action avait dévissé de 7,9%.
Pour les analystes, cette contre-performance relevait davantage de l’accident de parcours que d’un véritable changement copernicien.
« Les investisseurs débattront pour savoir si une baisse de 3% hors changes dans la mode et maroquinerie est suffisante pour ‘dépasser la barre’, mais il s’agit d’une erreur d’arrondi dans le contexte global d’un trimestre », relativisait Deutsche Bank.
L’éclatement du conflit au Moyen-Orient a ensuite remis sous pression LVMH comme l’intégralité du luxe. L’indice paneuropéen « Stoxx Europe Luxury 10 », perd 12,5% depuis le début de cette guerre. Perçu comme le grand baromètre du secteur en raison de la diversité de ses métiers, LVMH perd pour sa part 13,9% sur cette période.
Le conflit au Moyen-Orient a plombé les ventes de la clientèle du Golfe sur le mois de mars, une clientèle qui a constitué l’une des rares planches de salut du luxe depuis 2024.
« Le Moyen-Orient a été la région qui a connu la croissance la plus rapide au cours de l’exercice 2025, avec une croissance organique (hors effet de changes et de périmètre, NDLR) de +6/8% dans un secteur stable. Cela s’explique à la fois par l’hyper-tourisme, mais surtout par la force des particuliers fortunés locaux », soulignait récemment Berstein. Selon l’intermédiaire financier, LVMH est exposé à cette région à la hauteur de 6% de ses ventes.
Impact du conflit en Iran
La guerre contre l’Iran se traduit également par une chute du trafic aérien et de moindres dépenses à l’étranger (qui représentent environ 30% des ventes du luxe) des touristes, notamment en France.
Le marché a également redouté des effets de second ordre, si le conflit venait à perdurer. « Les répercussions sur le secteur seraient multiples: baisse des voyages, diminution des dépenses discrétionnaires en raison de la hausse des prix du pétrole et du gaz, et baisse globale des dépenses due à la perte de confiance des consommateurs, à la crainte des menaces terroristes et au risque accru de récession dans un contexte de troubles géopolitiques persistants », énumérait Bernstein.
Pour ces multiples raisons, le luxe se dirige vers une saison de résultats éprouvante au titre du premier trimestre.
« Les espoirs d’une forte progression des ventes hors effets de changes par rapport au trimestre précédent dans le secteur du luxe s’étaient déjà estompés après la papier des résultats 2026 et les discussions mitigées autour de la performance du Nouvel An lunaire, avant d’être définitivement anéantis par le conflit au Moyen-Orient », écrit Deutsche Bank.
Barclays s’attend à ce que LVMH affiche une croissance modérée, de 1% en données comparables au premier trimestre 2026. Surtout, la division mode et maroquinerie reculerait de 1,1% d’après les prévisions de la banque britannique et de 2% pour UBS.
Vers un rebond sur le reste de l’année
Si le début d’année du groupe contrôlé par la famille Arnault est à oublier, la capacité de rebond de LVMH ne doit pas être sous-estimée.
L’année 2025 l’illustre bien. Entre le 1er janvier et le 30 juin 2025, l’action LVMH avait accusé un plongeon d’environ 30%. Le titre a ensuite rebondi spectaculairement sur la seconde partie de l’an passé pour finir 2025 sur une légère hausse (+1,5%).
LVMH peut-il signer une nouvelle remontada ? Barclays a beau ne pas être la banque la plus optimiste sur le titre (elle est à « pondération en ligne », équivalent de « neutre »), l’établissement reconnaît que l’action peut s’avérer attrayante, alors qu’une accélération de l’activité se profile.
Selon Barclays, le premier trimestre 2026 devrait marquer le creux de la vague pour LVMH, qui devrait connaître une accélération dès les trois mois allant d’avril à fin juin. L’établissement retient une croissance de 4,4% pour cette dernière période.
Surtout, la division « mode et maroquinerie, devrait dès le deuxième trimestre afficher une croissance en données comparables de 5% avant de maintenir ce rythme sur le reste de l’année, selon les projections de la banque.
« Une accélération au cours des neuf prochains mois semble plausible et pourrait attirer l’attention des investisseurs sur une valorisation actuellement basse », reconnait Barclays. LVMH se traite seulement 17 fois les bénéfices attendus en 2027, un multiple très bas pour un groupe davantage habitué à graviter autour d’un ratio de 20-25.
« Même si le contexte mondial de plus en plus complexe comporte des risques à court terme (nous avons intégré une révision à la baisse de 1 point de pourcentage de nos prévisions pour la division mode et maroquinerie en raison du conflit au Moyen-Orient), nous continuons de penser que la tendance s’améliore malgré un début d’année morose », juge pour sa part UBS.
L’établissement pense que le groupe redressera la barre grâce à la réintroduction de produits à des prix plus bas.
« Le regain de créativité et d’innovation produit, rendu possible par les multiples changements créatifs mis en œuvre par les différentes marques, devrait redonner de l’enthousiasme aux consommateurs », considère aussi l’établissement helvétique.
« Nous estimons que LVMH reste en bonne voie pour une reprise progressive en forme de U, conformément aux indications fournies au cours du second semestre 2025″, juge de son côté Bernstein.
« Les stratégies et les plans de redressement au niveau des marques sont clairs et vont dans la bonne direction, ce qui place LVMH sur la voie d’une amélioration progressive (malgré les incertitudes macroéconomiques) », tranche encore l’intermédiaire financier.
Vers un come-back de Dior
HSBC a de son côté jugé dans une récente note que le réveil de la très cruciale division mode et maroquinerie (72% des bénéfices de la société) est en bonne voie grâce au « come-back » de Dior.
« La marque, aux côtés de Gucci au sein de Kering, Chanel et Burberry, était en quelque sorte un modèle en termes de ‘greedflation’ ainsi que de manque de créativité », écrivait l’établissement sino-britannique.
« Avec plusieurs changements de direction et, surtout, un nouveau designer vedette – Jonathan Anderson – incitant les consommateurs à franchir à nouveau la porte après un certain temps, nous nous attendons à ce qu’une refonte complète se traduise par une forte croissance des ventes (10% à taux de change constant en 2026), soit une véritable reprise en V après une baisse à un chiffre élevé (entre 7 et 9%, NDLR), selon nos estimations en 2025 », poursuivait la banque.
HSBC jugeait toutefois que les deux principaux arguments en défaveur de LVMH sur le plan boursier restent valides. Premièrement, la banque considérait que la taille de Louis Vuitton demeure un handicap pour sa croissance au sens où la marque présente certaines « incohérences » qui peuvent susciter les interrogations.
Ce même si HSBC reconnaît que la marque parvient à gagner des parts de marché et devrait dépasser les 30 milliards d’euros de revenus. Mais la banque s’attendait à ce que la marque sous-performe la croissance de la division « mode et maroquinerie » cette année (2,5% de croissance contre 5% pour la division).
L’autre point négatif sur le dossier LVMH reste l’absence de clarté sur la succession du groupe.
« Beaucoup d’investisseurs se demandent à qui et quand le capitaine d’industrie Bernard Arnault passera le relais », avançait HSBC.
La banque pensait toutefois que le groupe a à la fois un plan d’urgence et un plan de succession à moyen terme qui impliquera probablement un ou plusieurs des cinq enfants de Bernard Arnault « qui d’ici là auront eu davantage d’expérience au sein du groupe ».
Julien Marion – ©2026 BFM Bourse
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Source : www.tradingsat.com
Conclusion : Notre équipe restera attentive aux prochains développements.

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