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Les journalistes partagent leur point de vue sur « y a-t-il des risques de pénuries dans les stations-service ? ».
Ce qu'il faut connaître
La ministre de l’Énergie a précisé ce mercredi qu’il n’y a aucun risque de rupture. Mais les automobilistes continuent de voir des stations vides sur le bord des routes.
«Et les Shadoks pompaient…» Le mantra du dessinateur Jacques Rouxel vient naturellement à l’esprit lorsqu’on fait la queue aux stations-service. Mais point de file d’attente devant la station TotalEnergies de l’avenue Bollée, au Mans (72), ce samedi. Le panneau d’affichage des prix reste noir, indiquant une rupture de stocks. On passe son chemin et l’on se dirige vers une concurrente, décidé à «ne pas dépasser 15 euros» pour tenir jusqu’à la fin du mois. Un objectif qui promet un plein éclair, par ces temps de prix élevés.
Il y a en effet de quoi être un peu perdu. Le site du gouvernement data.gouv renvoie ses visiteurs vers une page censée répertorier les «pénuries» de carburants – alors même que la communication officielle refuse ce terme. Ce site, très bien référencé sur les moteurs de recherche, fait état de niveaux de «pénurie» élevés et en total décalage avec les chiffres avancés par le gouvernement : «13% stations en pénurie de gazole ; 28% stations en pénurie de e10 ; 69% stations en pénurie de sp95 ; 24% stations en pénurie de sp98».
Informations contradictoires
Un bilan contesté par l’exécutif. «Ces chiffres sont totalement fantaisistes… Ces donnés sont totalement altérés par des signalements qui ne sont pas vérifiés», s’agace un conseiller de l’exécutif. Le site «penurie-carburant.fr» précise en effet que «les données diffusées (…) sont issues du système d’information gouvernemental Prix Carburants et des signalements effectués par nos internautes sur notre site».
Toujours est-il que de nombreux automobilistes ont déjà dû aligner les kilomètres pour rejoindre une autre station-service que celle qu’ils fréquentent d’ordinaire et qui connaît des ruptures similaires, même partielles. «Au Mans, il n’y avait plus rien dans les stations Total ce week-end», confirme Francis Pousse, président du syndicat professionnel Mobilians, qui représente 5800 stations-service, hors grandes surfaces, et qui dirige une station-service à Arnage, non loin de là. De quoi alerter sur la disponibilité des carburants, dont dépendent les trois quarts des citoyens pour se rendre au travail et assurer leurs déplacements personnels.
Prix plafond chez TotalEnergies
Le gouvernement se veut rassurant sur un phénomène qui a largement dépassé les frontières de la Sarthe. «Il n’y a aucun risque de rupture d’approvisionnement. (…) Moins de 10 % des stations ont des difficultés totales ou partielles», a affirmé Maud Bregeon, ministre de l’Énergie, sur le plateau de la matinale de TF1 ce mercredi matin. «La grande majorité d’entre elles concerne des stations TotalEnergies», a précisé Maud Bregeon.
Certains, en zone rurale notamment, savent pertinemment qu’ils ne vendront pas leur gazole à 2,50 euros. Alors ils arrêtent.
Francis Pousse, président de Mobilians
«Sur 900 stations en rupture partielle, près de 700 étaient des stations du réseau Total», a expliqué peu après l’équipe de Maud Bregeon. Contactée par Le Figaro, TotalEnergies a confirmé «une affluence plus importante» dans les stations de son réseau. «Quelques tensions d’approvisionnement très localisées, notamment sur le diesel, peuvent être observées dans certaines stations. On ne parle pas du tout de pénurie à ce stade», nuance le groupe.
TotalEnergies est victime de son succès : l’énergéticien a mis en place un prix plafond dans les stations de son réseau, jusqu’au 7 avril. Un geste qui a naturellement attiré nombre d’automobilistes mais a aussi vidé les cuves du distributeur plus vite que celles de ses concurrents. La ministre de l’Énergie a toutefois jugé bon de rappeler l’existence des stocks stratégiques de la France : «100 millions de barils, on s’est engagés à en libérer progressivement auprès de l’AIE 14,5 millions. Donc nous avons de la marge», a-t-elle déclaré.
Déprime chez les distributeurs
Les stations du réseau TotalEnergies ne sont pourtant pas les seules touchées. «Effet collatéral», répond, laconique, Francis Pousse. «Les ruptures dans les stations TotalEnergies ont déporté les clients vers les stations voisines, mais il n’y a aucune réelle tension d’approvisionnement sur le territoire français», explique-t-il.
D’autres stations ont tout bonnement décidé de stopper leur activité le temps que dure la crise. «Plusieurs dizaines», assure Francis Pousse en rapportant la teneur des témoignages collectés dans son réseau. À quoi bon acheter une marchandise que personne ne voudra acheter ? «Certains, en zone rurale notamment, savent pertinemment qu’ils ne vendront pas leur gazole à 2,50 euros. Alors ils arrêtent», rapporte le président de Mobilians.
Source : www.lefigaro.fr
Conclusion : L’équipe éditoriale restera vigilante et partagera ses observations.

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