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Un résumé rapide de « Espagne-Égypte pollué par des chants racistes, le match de foot vire au tollé politique » selon notre rédaction.
Points clés à connaître
GONGORA / NurPhoto via AFP
L’équipe nationale espagnole pendant l’hymne national avant son match amical face à l’Égypte, au stade RCD de Barcelone, le 31 mars 2026.
L’Espagne n’en a décidément pas fini avec les chants racistes dans ses stades. Descendant épisodiquement des tribunes lors de matches de Liga, notamment contre le Brésilien du Real Madrid Vinicius Junior, ils ont cette fois-ci franchi un cap encore plus médiatique, pendant un match de la sélection espagnole.
Lors de la rencontre amicale Espagne-Égypte mardi soir à Barcelone, un peu moins de deux mois et demi avant la Coupe du monde, l’hymne égyptien a tout d’abord été copieusement sifflé par une bonne partie des 35 895 spectateurs présents au RCDE Stadium, l’antre habituel des supporters de l’Espanyol Barcelone.
Ce n’était finalement rien par rapport à un chant entendu dans l’une des tribunes pendant le match, visiblement entonné à pleins poumons par plusieurs milliers de personnes : « Qui ne saute pas est musulman ».
Plusieurs ministres indignés
Dès la fin du match – qui s’est par ailleurs soldé par un triste 0-0 – et lors de la journée de ce mercredi 1er avril, le tollé n’a fait que s’amplifier en Espagne, notamment au sein de la classe politique et du gouvernement, qui y ont vu la montée de l’extrême droite par le biais du sport. Une indignation politique qui n’a cessé de monter en intensité au fil des heures.
« Ce qui s’est passé hier (…) est la conséquence de ce que la droite raciste et xénophobe alimente depuis des années, avec la complicité d’un système médiatique qui feint aujourd’hui l’indignation », a ainsi déclaré le ministre des Transports Oscar Puente, y voyant là « du fascisme », comme le rapporte Le HuffPost Espagne.
Le ministre de la Justice, Félix Bolanos, a embrayé sur les réseaux sociaux : « les insultes et les slogans racistes nous font honte en tant que société. (…) L’extrême droite ne laissera aucun espace à l’abri de sa haine, et ceux qui restent silencieux aujourd’hui seront complices. Nous continuons d’œuvrer pour un pays tolérant et respectueux pour tous ». À l’Éducation et aux Sports, Milagros Tolon a lui promis que le gouvernement du Premier ministre socialiste Pedro Sanchez allait prendre « les mesures nécessaires pour éradiquer ces comportements ».
Le porte-parole de la Gauche républicaine de Catalogne, Gabriel Rufian, a de son côté déclaré que « si vous criez contre les musulmans en portant le maillot d’un footballeur musulman, ce ne sont pas les musulmans qui vous dérangent, ce sont les musulmans pauvres ».
La polémique a rapidement dépassé les rangs du gouvernement pour atteindre le sommet de l’exécutif. Le Premier ministre Pedro Sánchez est sorti du silence, dénonçant un « épisode inacceptable » et appelant à ne pas laisser « une minorité incivique ternir l’image de l’Espagne », qu’il décrit comme « un pays pluriel et tolérant ». Le chef du gouvernement insiste également sur le cas que la sélection nationale et ses supporters ne sauraient être réduits à ces comportements.
La situation est d’autant plus paradoxale que le meilleur joueur de la sélection espagnole n’est autre que Lamine Yamal, qui possède des origines marocaines par son père. Lamine Yamal a, lui aussi, pris la parole ce mercredi sur Instagram. Le jeune prodige de 18 ans a réagi au chant « Qui ne saute pas est musulman », entendu en tribunes.
« Hier au stade, on a entendu le chant “Qui ne saute pas est musulman”. Je sais que c’était en direction de l’équipe adverse, et pas personnel contre moi, mais en tant que personne musulmane, cela reste un manque de respect et quelque chose d’intolérable », a-t-il écrit.
Mardi soir, le joueur n’a disputé que la première mi-temps, puis, à la fin de la rencontre, « a quitté le stade le visage baissé, accompagné d’un agent de sécurité », a décrit le observateur de Cadena Ser Javier Herraez dans l’émission El Larguero, déplorant que « lui aussi est musulman, et nous venons d’insulter celui qui est actuellement notre icône du football ».
La rencontre aurait dû être arrêtée par l’arbitre
Alors que la police a ouvert une enquête sur les chants racistes incriminés, la Fédération espagnole de football a pour sa part « condamné tout acte de violence dans les stades », assurant « s’associer au message d’un football contre le racisme » affiché sur les écrans géants à la mi-temps de la rencontre, tandis que son président Rafael Louzán, a lui évoqué des chants « isolés » qui « ne doivent pas se reproduire ».
Des réactions insuffisantes pour une partie de la presse espagnole, qui a jugé que la rencontre aurait dû être arrêtée par l’arbitre, comme le veut le protocole mis en place par l’UEFA en cas d’incidents racistes ou discriminatoires en tribunes ou sur la pelouse.
En conférence de presse d’après match, le sélectionneur espagnol Luis de la Fuente a lui exprimé son « dégoût total et absolu face à toute attitude xénophobe, raciste ou irrespectueuse », dénonçant des chants « intolérables » et appelant à « identifier » et sanctionner leurs auteurs. « Nous devons tous nous entraider pour que les chants racistes soient éradiqués des terrains de football », avait ajouté le milieu de terrain Pedri face à la presse. « Nous n’aimons pas ça ».
Malgré les efforts des autorités et plusieurs condamnations en justice, le football espagnol ne parvient toujours pas à éradiquer le racisme dans ses stades et sur les terrains, et les incidents se multiplient ces derniers mois.
La star brésilienne du Real Madrid Vinicius Junior, devenu le symbole de la lutte contre les discriminations dans le monde du football, en a été la cible la plus fréquente depuis son arrivée à Madrid en 2018. Mais seule une partie de ces incidents ont mené à des sanctions.
le incident que même la sélection espagnole, symbole de l’unité du pays, ne soit pas épargnée par ce fléau est un bien mauvais signal, alors que l’Espagne doit organiser la prochaine Coupe du monde de football en 2030 au côté du Portugal et du Maroc, pays dont l’immense majorité de la population est musulmane.
Source : www.huffingtonpost.fr
Conclusion : Les faits continueront d’être suivis pour fournir une analyse complète.

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