
BOUYGUES : Résilience
2 avril 2026
La demande de véhicules électriques est stimulée par la guerre en Iran alors que les pays s’éloignent du pétrole
2 avril 2026« Il y a un effort important engagé par l’État pour redresser les finances publiques », affirme Jean-Pierre Farandou, ministre du Travail et des Solidarités – franceinfo
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Points clés à connaître
Jean-Pierre Farandou, ministre du Travail et des Solidarités, était l’invité des « 4V » sur France 2. Il est revenu sur les conséquences économiques de la crise liée aux tensions au Moyen-Orient, ses effets possibles sur la croissance et l’emploi, ainsi que sur les choix du gouvernement entre soutien immédiat aux entreprises, finances publiques et investissements de long terme dans la transition énergétique.
Ce texte correspond à une partie de la retranscription de l’interview ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder dans son intégralité.
Gilles Bornstein : Hier, à votre place, Laurent Wauquiez estimait que l’État avait engrangé entre deux et trois milliards d’euros supplémentaires grâce à la hausse de la TVA liée à l’augmentation des prix du pétrole. La porte-parole du gouvernement lui a répondu que cela rapportait « beaucoup moins ». Concrètement, cette hausse des taxes rapporte-t-elle des millions, des dizaines de millions ou des milliards d’euros ?
Jean-Pierre Farandou : Avant tout, la crise économique provoquée par la situation en Iran va coûter de l’argent à la France. Elle aura notamment un effet sur les taux d’intérêt, qui vont augmenter. Or la charge de la dette est désormais presque le premier poste budgétaire de l’État. Au total, les finances publiques seront donc perdantes. Ces débats sont, au fond, de mauvaises querelles. S’il faut mobiliser des moyens financiers, ils doivent servir à accompagner les entreprises de manière ciblée pour traverser cette crise. Mais il faut aussi investir pour accélérer la sortie de notre dépendance aux énergies fossiles. Nous sommes trop dépendants du pétrole et du gaz : il faut électrifier davantage l’industrie et les usages. La programmation pluriannuelle de l’énergie doit précisément nous y aider.
Pourtant, à court terme, ces recettes existent. Sébastien Lecornu, le Premier ministre, a lui-même indiqué aux ministres que d’éventuels surplus fiscaux pourraient financer un plan d’électrification. L’électrification relève du long terme. L’État ne pourrait-il pas utiliser ces recettes supplémentaires pour aider immédiatement les Français confrontés à la hausse des prix ?
Les Français sont déjà aidés. Dès le début de la crise, le ministère du Travail a agi pour soulager la trésorerie des entreprises en autorisant le report du paiement des cotisations patronales. La Banque publique d’investissement accordera également des prêts. J’ai aussi permis aux secteurs les plus touchés de recourir au chômage partiel afin de protéger l’emploi, soutenir les salariés et préserver les compétences en vue de la reprise. Par ailleurs, des réformes structurelles notamment la lutte contre la fraude ou l’évolution des règles concernant les ruptures conventionnelles permettront de dégager des économies durables pour les finances publiques.
Il existe malgré tout un surplus de recettes, reconnu par le Premier ministre. Vous assumez donc qu’il soit consacré au long terme plutôt qu’à des mesures immédiates ?
Notre priorité est d’investir. La véritable solution consiste à transformer le mix énergétique français. C’est tout l’objet de la programmation pluriannuelle : produire davantage d’électricité, notamment grâce au nucléaire, qui constitue un atout pour la France.
Mais cela ne répond pas aux difficultés de celui qui parcourt quarante kilomètres chaque jour pour travailler et voit le prix de son plein augmenter immédiatement.
Je rappelle que des mesures ciblées ont été prises pour les entreprises les plus exposées. Aider les entreprises, c’est aussi protéger leurs salariés ; il ne faut pas l’oublier.
L’évolution de la situation en Iran reste incertaine. Le détroit d’Ormuz pourrait rester bloqué longtemps. Avez-vous déjà évalué les conséquences possibles de cette crise internationale sur la croissance et l’emploi ?
Pour l’instant, les nouvelles prévisions de l’INSEE montrent seulement un léger fléchissement de la croissance : elle passerait de 1 % à 0,9 %. Ce recul reste limité.
Vous n’anticipez pas une dégradation plus importante ?
Tout dépendra de deux paramètres essentiels : la durée de la crise et le niveau du prix du baril. Personne ne peut aujourd’hui dire combien de temps la situation durera, d’autant que les déclarations du président Trump sont fluctuantes. Quant au pétrole, un baril à 100, 120 ou 150 dollars n’a évidemment pas le même impact sur notre économie.
En tant que ministre du Travail, redoutez-vous des conséquences sur l’emploi ?
Nous restons vigilants. Sans la crise iranienne, nous étions plutôt confiants. Le chômage avait légèrement augmenté en fin d’année dernière, mais il demeure autour de 8 %, un niveau que nous jugeons raisonnable au regard d’un chômage structurel longtemps proche de 10 %.
Le plein emploi correspond plutôt à 3 % ou 4 %.
Dans un contexte où les États-Unis restreignent nos exportations tandis que la Chine accroît la concurrence sur nos marchés, atteindre le plein emploi devient plus complexe.
Craignez-vous que le taux de chômage remonte à cause du conflit ?
Tout dépendra, encore une fois, de la durée et de l’intensité de la crise. Si elle se résorbe rapidement, l’impact restera limité. Si elle s’installe, elle pourrait finir par peser sur l’activité et donc sur l’emploi.
Hier, le Sénat a réduit la durée maximale d’indemnisation après une rupture conventionnelle, passant de dix-huit à quinze mois. Cherchez-vous à réaliser des économies au détriment des demandeurs d’emploi ?
Non. Il s’agit avant tout d’un accord conclu par les partenaires sociaux. Trois organisations patronales et trois organisations syndicales, dont la principale, se sont entendues dans le cadre de la gestion paritaire de l’assurance-chômage pour réduire son déficit. Cela passe par une diminution de la durée d’indemnisation pour les salariés issus d’une rupture conventionnelle, mais aussi par un accompagnement renforcé, notamment pour les seniors, afin de favoriser un retour plus rapide à l’emploi. La loi ne fait que transposer cet accord social.
Ce texte correspond à une partie de la retranscription de l’interview ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder dans son intégralité.
Source : www.franceinfo.fr
Conclusion : La rédaction reste attentive et continuera à observer les faits.

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