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2 avril 2026Droits de douane, crise au Moyen-Orient, sécheresse, crise agricole, l’incroyable résilience des investisseurs catalans
Analyse : Notre équipe propose une synthèse rapide de cette actualité.
Notre rédaction a sélectionné quelques points clés concernant « Droits de douane, crise au Moyen-Orient, sécheresse, crise agricole, l’incroyable résilience des investisseurs catalans ».
Résumé synthétique
L’an dernier, l’assemblée générale annuelle du Crédit Agricole Sud Méditerranée avait été l’occasion pour Philippe Brassac, directeur général de Crédit Agricole SA de 2015 à 2025, de venir conclure son mandat à la tête de la banque devant les adhérents de la caisse régionale qui regroupe les sociétaires des Pyrénées-Orientales et de l’Ariège. En 2026, c’est son successeur, Olivier Gavalda, qui est venu pour ce rendez-vous important dans la vie de la banque, qui s’est tenu au théâtre de l’Étang de Saint-Estève. L’occasion pour lui et pour Nicolas Tavernier, directeur général du Crédit Agricole Sud Méditerranée, de faire le observation sur l’activité de la structure.
Olivier Gavalda, c’est votre première assemblée générale en tant que dirigeant de Crédit Agricole SA. Qu’est-ce que ça représente de venir à ces assemblées générales régionales ?
C’est important parce que ça me permet d’être au plus près du terrain, de sentir ce qu’il se passe en proximité des clients, des sociétaires et donc de voir la puissance du Crédit Agricole. Et puis, bien sûr, ça me permet aussi très directement d’expliciter aux caisses régionales, à leurs élus, à leurs collaborateurs, la stratégie du groupe Crédit Agricole S. A., notre analyse, de répondre aux questions…
Nicolas Tavernier, qu’est-ce que ça apporte d’avoir le directeur du Directeur général de Crédit Agricole S.A. ?
Je crois que cela permet à tous les clients et à tous les collaborateurs du Crédit Agricole Sud Méditerranée de réaliser l’ampleur des ressources du groupe qui sont à leur disposition.
Disposer des ressources du deuxième groupe bancaire européen et les apporter en proximité, dans l’Ariège et dans les Pyrénées-Orientales, est une chance fabuleuse. Je crois que ces réunions permettent vraiment de mesurer cette puissance.
L’an dernier, il y avait pas mal d’émotion parce que M. Brassac prenait sa retraite dans les jours qui venaient. Là, vous sentez de la curiosité de la part des sociétaires ?
Nicolas Tavernier : Bien sûr. Il y avait l’envie de connaître Olivier, qui a succédé à Philippe. Il y avait l’envie de savoir qui il est. Et puis il y avait aussi l’envie d’avoir son regard sur le contexte actuel, qui est anxiogène. Se dire que le dirigeant de la deuxième banque européenne va pouvoir donner son regard sur la crise et puis rassurer, c’est important.
Ça fait quasiment un an que vous êtes en poste. Comment avez-vous vu passer cette année ?
Olivier Gavalda : Très vite. Mais passionnante. Je suis issu du Crédit Agricole, donc il n’y a pas de véritable découverte. Après, quand vous êtes à la manœuvre et quand vous devez décider et proposer la stratégie de développement du Crédit Agricole, c’est évidemment une responsabilité importante. C’est un groupe passionnant qui a cette caractéristique d’être une banque universelle avec beaucoup de métiers différents qu’il faut coordonner ensemble au service des territoires et des caisses régionales. Ce fut une année passionnante.
On a vécu une année qui a été très marquée à l’international avec des conséquences directes sur l’économie du pays et donc sur vos sociétaires, avec notamment le sujet des droits de douane. C’est une préoccupation majeure ?
Olivier Gavalda : C’est un sujet majeur pour certains acteurs économiques, évidemment, mais il me paraît important de souligner leur résilience. Les entreprises s’adaptent. Alors évidemment, les plus faibles ont plus de difficultés, mais en réalité, ça n’a pas été le choc qu’on imaginait ou qu’on pouvait percevoir. En tout cas, on ne l’a pas vu dans nos portefeuilles d’activité. Ce n’est pas quelque chose qu’on sent de façon très tangible. Mon interprétation, c’est que les acteurs économiques, les entreprises, s’adaptent assez rapidement à ces nouvelles donnes.
Nicolas Tavernier : Nos clients qui exportaient vers les États-Unis ont su s’adapter. D’abord, ils n’ont pas tous perdu leurs marchés. Les prix ont augmenté, mais certains ont continué à exporter. Par ailleurs, ceux qui ont eu un peu plus de mal ont trouvé de nouveaux débouchés et ont aussi travaillé à la baisse de leurs coûts variables. Comme le dit Olivier, on voit vraiment que les entrepreneurs s’adaptent. Le mot « résilience » est très à la mode, mais pour le coup, on l’a vécu.
Depuis 2020, on vit des crises successives permanentes, mais globalement, l’économie s’en relève toujours…
Olivier Gavalda : On résiste, même si la croissance est plus faible que celle qu’on aimerait pour créer plus de richesses, plus de bien-être. Il ne faut pas oublier ceux qui sont à l’écart de ça. Évidemment, il y a des secteurs qui souffrent. Il y a aussi des ménages qui sont en difficulté. Mais c’est vrai que d’une façon générale, l’économie française et européenne a plutôt pas trop mal traversé toutes ces crises. Il ne faut pas ignorer qu’il y a un support massif des aides publiques. D’ailleurs, aujourd’hui, on est un petit peu en butée. On a utilisé un peu toutes, si j’ose m’exprimer ainsi, nos cartouches, notamment budgétaires, et si demain, les événements actuels au Moyen-Orient devaient durer très longtemps, pour le coup, on a moins de capacités à injecter pour soutenir d’autres chocs macroéconomiques comme celui de la guerre en Ukraine ou de la crise du Covid. Je ne suis pas pessimiste pour notre avenir, mais il faut souhaiter que ce qui se passe en ce moment au Moyen-Orient s’arrête assez vite.
Pour parler des sujets plus locaux, on vit aussi des crises locales. Cette année a été marquée par la sécheresse, puis les intempéries. Il y a aussi eu, pour les éleveurs, la dermatose. Comment vont vos sociétaires ?
Nicolas Tavernier : C’est parfois très dur. Quand vous êtes éleveur et que vous devez abattre un troupeau, c’est une situation très difficile à vivre. Quand vous êtes viticulteur, que vous avez de très bons vins et que vous voyez la consommation mondiale chuter, que vous avez la sécheresse qui vient amputer vos rendements… On a aussi traversé l’impact de la sécheresse sur le tourisme, sur d’autres activités… Bref, évidemment, parfois, c’est dur.
Mais d’abord, on répond systématiquement et très vite, en matière d’accompagnement, c’est-à-dire mesures de soutien, de réaménagement de dettes, de crédits de trésorerie… On essaie aussi, indépendamment des solutions financières, d’être présents, tout simplement, avec de l’écoute, de l’empathie. Je ne dis pas qu’on résout tous les problèmes, mais en tout cas, on essaie de donner les moyens aux clients qui traversent ces difficultés de passer le cap et de résoudre les difficultés qu’ils doivent traverser.
De Paris, que représentent ces problématiques locales ?
Olivier Gavalda : Quand on s’appelle Crédit Agricole, l’agriculture est dans notre nom. Donc on est partenaire de huit agriculteurs sur dix. On est donc très sensibles à toutes ces crises et on essaie d’apporter les meilleures solutions, sachant qu’il faut bien distinguer les crises conjoncturelles des crises structurelles. Par exemple, pour la viticulture, on a affaire à une crise structurelle de consommation du vin. Notre préoccupation, c’est d’accompagner nos viticulteurs pour se transformer, pour faire d’autres choses. Ensuite, il y a des crises conjoncturelles. C’est le cas de l’élevage, c’est aussi pour les céréales, dans lesquelles c’est difficile parce que les prix ne sont pas au rendez-vous alors que les récoltes ont été très fortes. Notre rôle, c’est d’accompagner les agriculteurs dans les bons comme dans les mauvais moments.
L’an dernier, vous expliquiez que vous n’aviez pas dépensé toute l’enveloppe mise à disposition pour financer les projets liés à l’eau et à la sécheresse. Où en est-on ?
Nicolas Tavernier : Ça continue à progresser. On voit beaucoup de gens entreprendre, que ce soit des collectivités, que ce soit des chefs d’entreprise, mais aussi des ménages. Mais je le redis, on a encore des capacités et je peux même vous dire que si jamais elles devaient être saturées, on réfléchirait à les augmenter encore.
Source : www.lindependant.fr
Conclusion : Les faits continueront d’être analysés pour informer nos lecteurs.

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