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2 avril 2026Peine de mort en Israël: la peur d’une zone de non-droit totale pour les familles de prisonniers palestiniens
Analyse : L’équipe de rédaction a sélectionné les éléments clés à retenir.
Voici notre analyse rapide sur « Peine de mort en Israël: la peur d’une zone de non-droit totale pour les familles de prisonniers palestiniens ».
Points clés à connaître
Pour beaucoup de Palestiniens, la mort est déjà une réalité dans les prisons israéliennes. Selon le Club des prisonniers palestiniens, 89 détenus y ont perdu la vie depuis le 7 octobre. La loi sur la peine de mort n’est pas rétroactive, elle ne s’applique pas aux prisonniers déjà condamnés mais elle suscite tout de même l’inquiétude des familles.
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De notre correspondante à RFI à Ramallah,
Depuis le 7 octobre 2023, personne ne sait ce qui se passe à l’intérieur des prisons israéliennes. Seuls les avocats y accèdent, mais de manière exceptionnelle. Pour n’importe qui d’autre, les familles, les ONG par exemple, c’est impossible. Des mesures drastiques ont en effet été imposées par les autorités israéliennes.
L’angoisse des familles
Les familles sont aveugles quant au sort de leurs proches détenus depuis maintenant deux ans et demi. Et il n’y a aucun observateur. Alors quand elles ont appris la nouvelle de l’adoption de la loi sur la peine capitale, les familles ont rapidement imaginé le pire.
« L’ombre des exécutions sous ce gouvernement d’occupation plane sur nos fils… Nous ne voulons pas les cadavres de nos fils, nous les voulons vivants », formule Nermeen, dont le fils est en prison et qui s’exprimait lors d’un rassemblement de familles de prisonniers à Naplouse au côté de plusieurs dizaines de pères et de mères inquiets. Le rassemblement avait été organisé devant les locaux de la Croix Rouge, elle aussi privée de toute visite en prison.
Les familles s’inquiètent du sort de tous les Palestiniens qui seront faits prisonniers à l’avenir et qui seront, pour certains, effectivement condamnés à mort. Une mort violente, puisque le texte de loi prévoit la mort par pendaison. Abu Kamal, par exemple, a son fils de 25 ans en prison : « Quand j’ai appris l’adoption de cette loi, j’ai failli perdre connaissance. Nous avons peur, pas seulement pour notre fils Kamal, mais pour ceux qui seront arrêtés dans le futur… Ce sont nos enfants ».
Mourir en détention, une réalité
La mort, elle, existe déjà dans les prisons israéliennes : 89 Palestiniens sont décédés en prison depuis le 7 octobre, selon les données recueillies par le Club des prisonniers palestiniens, une ONG qui défend les droits des détenus et de leurs proches.
Si les autorités israéliennes assurent qu’elles respectent les droits des détenus, les familles, les avocats, les ONG, documentent régulièrement les mauvais traitements en prison : problèmes d’hygiène, manque de nourriture ou tortures. Parfois, cela conduit à la mort. Samar a perdu son fils, Marwan, il y a à peine une semaine, il était détenu dans la prison de Meguido. Pour elle, cette loi, c’est un permis de tuer : « Ils vont continuer à tuer encore beaucoup, c’est devenu la norme pour eux. Il y aura des milliers de Marwan et de familles, brûlées de douleur, comme moi… ça ne s’arrêtera jamais ».
Tous les parents de prisonniers que RFI a rencontré ont plus que jamais perdu l’espoir. Et appellent, encore et toujours, la communauté internationale à s’opposer à cette nouvelle loi.
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Source : www.rfi.fr
Conclusion : La rédaction reste attentive et continuera à observer les faits.

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