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Notre équipe propose un aperçu rapide des éléments de « face à la flambée du carburant, des pêcheurs préférent rester à quai ».
À savoir
Les pêcheurs qui ont vu le gazole marin doubler depuis le début de la guerre. Et malgré les aides du gouvernement, il est moins coûteux pour certains de ne pas travailler.
Le gazole marin a quasiment doublé depuis le début de la guerre au Moyen-Orient. Malgré une aide de 20 centimes par litre annoncée par le gouvernement la semaine dernière, de nombreux pêcheurs préfèrent rester à quai pour limiter les coûts.
En Bretagne, une trentaine de chalutiers hauturiers étaient donc à l’arrêt mercredi 1er avril pour alerter sur la situation. Les pêcheurs de Méditerranée appellent, eux à la grève la semaine prochaine (mardi).
Ces pêcheurs protestent contre l’aide du gouvernement qu’ils jugent largement insuffisante. Depuis mercredi et pour au moins 48 heures, les six bateaux exploités par Jérôme à Lorient resteront par exemple à quai.
« C’est toujours des décisions qui sont difficiles à prendre parce qu’un chalutier, c’est fait pour être en mer, mais malheureusement aujourd’hui le critère de rupture est atteint », indique-t-il à RMC.
De 60 centimes avant la guerre, le litre de gasoil maritime s’achète aujourd’hui près d’1,10 euro. Malgré l’aide de 20 centimes du gouvernement, s’en est trop pour ces bateaux très énergivores. « Là, on est sur un bateau qui consomme environ par jour 1.600 litres de gasoil. L’impact direct est de 900 euros par jour de pêche. Aujourd’hui, on ne peut pas rembourser nos charges, on ne peut pas payer correctement nos marins. Naviguer, on perd de l’argent », souligne le pêcheur.
Une répercussion sur les prix
En Bretagne, une trentaine de chalutiers ont cessé leur activité. Plus au sud, à la Turballe, plusieurs bateaux se sont mis en arrêt technique entraînant une baisse des approvisionnements. Eric Lemero, le directeur de la criée. « Depuis lundi on doit être à 10 tonnes débarquées à la Turballe là où on avait plus de 30 tonnes l’année dernière. Une criée comme la Turballe fonctionne à perte depuis 10 jours. On ne va pas tenir très longtemps », appuie-t-il.
C’est aussi le cas à Boulogne-sur-Mer, le premier port de pêche français.
“Il y a clairement une baisse de l’approvisionnement de l’ordre de 20 à 25%. Les cours ont tendance à augmenter dans les mêmes promotions. Les dos, les filets de gros poissons blancs, on est plutôt sur des tarifs qui sont élevés”, explique Aymeric Chrzan, secrétaire général du syndicat des mareyeurs du Bolonais.
Des baisses d’approvisionnement qui ont contraint mercredi soir la criée méditerranéenne de Sète à fermer ses portes jusqu’à nouvel ordre.
Si les prix élevés permettent pour le moment de sauver les meubles, à terme une partie des consommateurs risquent de se déporter vers d’autres marchés et notamment le poisson d’élevage.
Source : rmc.bfmtv.com
Conclusion : Notre rédaction reste attentive à l'évolution de cette actualité.

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