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Quelques points clés à retenir concernant « Pourquoi les fontaines à eau pétillante gratuites fleurissent à Paris ».
Ce qu’il faut garder en tête
Installées dans la capitale depuis 2010, les fontaines à eau pétillante restent peu nombreuses. Elles offrent aux usagers une alternative gratuite aux bouteilles en plastique mais nécessitent un entretien et un équipement plus coûteux.
À Paris, les bulles s’invitent désormais dans les gourdes. Encore marginales dans l’espace public, les fontaines à eau pétillante se répandent lentement mais sûrement dans la capitale. Symbole de cette extension, Eau de Paris, entreprise publique qui produit et distribue l’eau potable (et non potable) dans la capitale, a ouvert une 17e fontaine aux pieds de ses nouveaux locaux ce 30 mars.
Sur le terrain, ces installations restent méconnues. «Je ne savais pas qu’il y avait une fontaine à eau pétillante… pourquoi pas», confie Romain, 28 ans, qui trouve qu’il n’y a «pas assez de fontaines». À quelques mètres, Florian, touriste allemand en vacances avec sa fiancée, observe un dispositif encore inédit à ses yeux : «Il n’y a pas de fontaine pétillante en Allemagne», s’émerveille-t-il. L’idée lui plaît immédiatement. «C’est quelque chose de nouveau», glisse le voyageur, convaincu de son utilité.
Chloé Costecalde
Pourtant, Eau de Paris affirme que les usagers se multiplient. «Des centaines de personnes» fréquentent chaque jour certaines installations, notamment celle située au pied de son siège. En 2025, 1,8 million de litres d’eau pétillante ont été distribués, soit l’équivalent d’un million de bouteilles en plastique évitées qui correspondent à environ 30 tonnes de déchets en moins, indique-t-on.
« Je serais curieux de savoir combien ça nous coûte »
À l’origine inspiré des «Casa dell’acqua» italiennes, le dispositif a été introduit dans la capitale en 2010 par Eau de Paris, avec une première implantation dans le 12e arrondissement. Depuis, son développement a été en partie porté par les budgets participatifs de 2015 et 2018. «L’idée est de démocratiser un usage payant en le rendant gratuit», explique Jérémie Jaeger, responsable de la communication d’Eau de Paris.
«Je serais curieux de savoir combien ça nous coûte», avance de son côté Arthur. Pour le jeune homme de 22 ans, un tel projet aurait été «plus compréhensible dans une ville qui se porte bien». Ces fontaines sont, à ses yeux, un geste symbolique «pour faire quelque chose de nouveau, de cool, d’innovant, mais qui, dans le fond, n’apporte rien».
Dans les faits, ces installations, plus complexes que les fontaines classiques, reposent sur un système technique exigeant : l’eau y est refroidie à 4 degrés avant d’être gazéifiée grâce à l’ajout de CO₂, via un équipement nécessitant entretien et renouvellement. Pour la mairie, le coût de l’eau pétillante en fontaine s’élève à environ 20 centimes par litre, soit 12 centimes par usager sur les 3 millions concernés et par an, tandis que leur installation coûte environ deux fois plus cher qu’une fontaine nouvelle génération. Une dépense divisée entre le budget participatif de la Ville de Paris et les revenus générés par les factures d’eau des particuliers. Un surcoût assumé par Eau de Paris, qui y voit un levier pour encourager la consommation d’eau du robinet face à l’eau en bouteille, jugée plus onéreuse et plus polluante. Mais avec seulement 17 fontaines pétillantes dispersées dans la capitale dont certaines ne sont pas utilisables en raison de maintenance, de travaux ou de leur fermeture imminente, un long chemin reste à parcourir.
Source : www.lefigaro.fr
Conclusion : Cette situation fera l’objet d’une observation continue de notre rédaction.

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