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2 avril 2026Coûts financiers, défis techniques… Pourquoi personne n’est retourné sur la Lune depuis plus de 50 ans?
Analyse : Voici les points saillants relevés par nos journalistes.
L'équipe propose un aperçu synthétique de « Coûts financiers, défis techniques… Pourquoi personne n’est retourné sur la Lune depuis plus de 50 ans? ».
Les éléments principaux
Plus de 50 ans après Apollo, la mission Artemis 2 marque le grand retour de l’Homme vers la Lune, avec quatre astronautes prêts à battre un record d’éloignement de la Terre. Mais pourquoi a-t-il fallu attendre si longtemps pour envisager un nouveau décollage vers la Lune?
Plus de cinquante ans après la fin du programme Apollo mené par la Nasa, la Lune s’apprête à redevenir une destination habitée. Le mercredi 01 avril 2026, quatre astronautes trois Américains et un Canadien se sont envolés pour une mission historique de dix jours autour de notre satellite, marquant notamment le retour des ambitions lunaires des États-Unis.
Baptisée Artemis 2, cette mission de la Nsas a décollé du Centre spatial Kennedy, en Floride, avec à son bord Reid Wiseman, Victor Glover, Christina Koch et Jeremy Hansen. Si tout se déroule comme prévu, ils s’éloigneront de la Terre plus que tout être humain avant eux. « Nous espérons que cette mission marquera le début d’une ère où la Lune sera perçue comme une destination à part entière », confie Christina Koch à l’AFP, qui deviendra la première femme à participer à un vol lunaire.
Mais pourquoi a-t-il fallu attendre plus de 50 ans pour envisager un tel retour? Pour comprendre les enjeux de cette nouvelle conquête spatiale, Le Titre à la Une reçoit Olivier Sanguy, responsable de l’actualité spatiale à la Cité de l’Espace à Toulouse.
Pourquoi personne n’a-t-il posé le pied sur la Lune depuis plus de 50 ans?
En réalité, l’intérêt avait diminué et les coûts étaient jugés trop élevés. Réaliser une mission habitée sur la Lune demeure très complexe et exige des moyens financiers ainsi qu’un engagement politique. Pendant près d’un demi-siècle, ces deux facteurs n’étaient plus réunis. Le budget actuel de la Nasa, en pourcentage du produit intérieur brut, est bien inférieur à celui de l’époque Apollo.
Aujourd’hui, il y a une convergence entre la volonté de relancer l’exploration habitée au-delà de l’orbite basse terrestre alors que nous nous concentrons actuellement sur la Station spatiale internationale et le retour des budgets nécessaires. Le programme Artemis, lancé sous le mandat de Donald Trump, s’est poursuivi sous la présidence de Joe Biden, prouvant que la volonté politique persiste malgré l’alternance.
Dans le cadre de la mission Artemis 2, il ne s’agit pas encore d’y poser le pied, mais d’effectuer un tour de la Lune. Pourquoi cela n’est pas une formalité?
Ce n’est pas une formalité car aller vers la Lune reste extrêmement difficile. En quittant l’orbite basse terrestre, le niveau d’exposition aux radiations est plus élevé. De plus, lors d’une mission en orbite terrestre, un retour d’urgence peut s’effectuer en quelques heures. Pour une mission lunaire, le voyage aller dure quatre à cinq jours, tout comme le retour. Le besoin d’autonomie et de fiabilité est donc bien supérieur.
Il faut aussi noter que le taux de risque accepté il y a cinquante ans pour Apollo n’est plus admissible aujourd’hui. Les technologies sont plus complexes à mettre en œuvre. Par prudence, nous effectuons un tour de Lune avant d’envisager le retour à sa surface. Un test additionnel des atterrisseurs lunaires sera d’ailleurs réalisé en orbite terrestre avant l’étape suivante.
La prudence est de mise, car la mission a connu des alertes, notamment une fuite d’hélium en février. Existe-t-il des doutes sur la sécurité de cette mission?
S’il y avait des doutes sérieux, la mission ne décollerait pas. Avant chaque vol spatial, une revue approfondie analyse tous les risques potentiels. Le risque zéro n’existe pas, mais les fuites rencontrées concernaient essentiellement le matériel au sol lors du remplissage du lanceur. L’étanchéité requise est extrêmement élevée et ces problèmes techniques ont été résolus. Le compte à rebours de 48 heures permet de vérifier chaque paramètre pour ne décoller que si tout est conforme.
Les quatre astronautes du module Orion vont atteindre la face cachée de la lune, à une distance record pour un être humain. Qu’est-ce que cela apporte à nos connaissances?
Sur le plan de la connaissance, c’est surtout symbolique. Il s’agit avant tout d’un vol d’essai technique. Bien que des instruments scientifiques soient à bord et que l’équipage prenne des photos, l’objectif principal de la Nasa est de valider le vaisseau Orion et son module de service, fourni par l’Agence spatiale européenne, pour le vol habité.
La prochaine étape sera Artemis 3 en 2027. À quoi ressemblera cette mission?
La mission a été modifiée. Initialement, Artemis III devait être l’alunissage direct. Par prudence, il a été décidé d’envoyer d’abord des atterrisseurs lunaires, fabriqués par SpaceX ou Blue Origin, en orbite terrestre pour les amarrer à une capsule Orion. Ce test reproduit la méthode d’Apollo 9 pour valider le matériel avant l’étape finale. Nous passerons ensuite directement à Artemis IV pour le retour sur le sol lunaire.
En quoi Artemis 4 sera-t-elle plus complexe qu’Apollo 11?
La technologie est plus évoluée car l’objectif a changé. La Nasa ne veut plus se limiter à des séjours de deux ou trois jours. Le but est d’effectuer des missions de deux semaines et de construire une base lunaire. Cela nécessite des engins plus massifs pour transporter plus de nourriture et d’oxygène. De plus, les futurs atterrisseurs devront être réutilisables, ce qui représente un saut technologique majeur par rapport aux missions passées.
S’établir durablement sur la Lune est un projet ancien. Peut-on espérer une colonie humaine à court ou moyen terme?
Selon la Nasa, la base lunaire est envisagée à partir de 2032. Techniquement, nous savons comment faire, mais le défi est opérationnel: il faut garantir une fiabilité totale des équipements. L’environnement est extrêmement hostile, avec des températures oscillant entre -120 et +120 degrés, sans aucune atmosphère.
Artemis 2 implique la Nasa, mais aussi l’Europe, le Canada et des acteurs privés. Pourquoi cette coalition?
C’est une nouvelle approche économique. Auparavant, la Nasa gérait tout de la conception à la réalisation. Aujourd’hui, elle passe des contrats commerciaux: elle achète un service de transport à des entreprises privées qui investissent et prennent les risques de développement. Par exemple, les scaphandres des astronautes n’appartiendront pas à la NASA mais seront loués à la société Axiom Space.
Les Américains sont en compétition avec les Chinois. Où en est Pékin dans cette course?
La Chine est très bien placée avec un objectif fixé avant 2030. Leur approche est plus classique avec un atterrisseur modeste. Bien que la Chine n’affiche pas officiellement une volonté de dépasser les États-Unis, Washington affiche clairement l’ambition de revenir sur la Lune avant Pékin pour maintenir sa position de première puissance mondiale.
Est-il exagéré de parler d’une nouvelle « guerre des étoiles »?
Pas forcément, car l’aspect géopolitique est fondamental. Pour la Chine, envoyer des astronautes est une démonstration d’excellence technologique et de savoir-faire. C’est un outil de cohésion interne et un levier diplomatique international. Si la Chine ne présente pas cela comme une course, les États-Unis, en revanche, l’assument pleinement.
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Source : www.bfmtv.com
Conclusion : Cette information sera réévaluée à mesure que de nouveaux éléments apparaissent.

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