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2 avril 2026les compagnies pétrolières sont-elles les grandes gagnantes de la crise énergétique ? – franceinfo
Analyse : Notre rédaction partage quelques observations générales.
Voici les éléments principaux de « les compagnies pétrolières sont-elles les grandes gagnantes de la crise énergétique ? – franceinfo » pour nos lecteurs.
Résumé rapide
Publié
Temps de lecture : 3min – vidéo : 2min
Dans les pays de l’Union Européenne, les compagnies pétrolières toucheraient 80 millions de surprofit par jour depuis le début de la guerre. Selon Greenpeace, TotalEnergies aurait même touché le jackpot, avec un profit exceptionnel un milliard de dollars en mars, en pariant sur le pétrole du golfe d’Oman. Explications.
Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder en intégralité.
Esso, BP, Shell, Total… Les plus grandes compagnies pétrolières sont-elles les grandes gagnantes de la crise ? C’est ce qu’affirme l’ONG environnementale Greenpeace, d’après ses calculs. « On en a déduit 81,4 millions d’euros de bénéfices supplémentaires par jour en Europe, et 11,6 millions d’euros supplémentaires par jour en France », chiffre Sarah Roussel, chargée de campagne climat et énergie chez Greenpeace France.
Des super profits réalisés à la pompe auxquels s’ajoutent parfois des transactions financières très lucratives. TotalEnergies aurait par exemple enregistré un milliard de dollars de profit en mars, en achetant des cargaisons de pétrole dès le début de la guerre, avant l’envolée des prix du baril. Un pari gagnant selon Patrice Geoffroy, économiste et directeur du centre de géopolitique de l’Energie : « Ça a permis à Total d’acheter à un moment, à un prix qui était encore très bas. Peut-être déjà des achats à 70 dollars le baril, qui ensuite se sont valorisés à 170 dollars, ce qui expliquerait ce gap. »
Au total, la compagnie pétrolière aurait acquis près de 70 cargaisons, l’équivalent de 34 millions de barils. Ces barils sont produits aux Émirats arabes unis et à Oman, deux pays stratégiques, car certains de leurs ports sont à l’extérieur du golfe Persique, et donc pas concernés par le blocage du détroit d’Ormuz.
Mais comment le groupe Total a-t-il réussi à faire cette gigantesque transaction ? En plus d’acheter du pétrole brut en temps réel, la compagnie pétrolière s’est positionnée sur un autre marché, celui où le pétrole est livré à une date ultérieure, et devient donc un produit financier. C’est sur ce marché parallèle que Total a acheté sa cargaison et au meilleur moment possible. « Là où ça a été intelligent, c’est qu’ils ont certainement acheté lorsque tout le monde pensait encore que les prix allaient être contenus, qu’on n’aurait pas une flambée des prix comme on a pu le constater. Donc le timing (…) de l’achat, a été très opportun. Et ensuite, effectivement, ils ont gagné de l’argent par la suite en revendant les contrats qu’ils ont achetés, et c’est là où ils ont gagné énormément d’argent », analyse Christopher Dembick, conseiller en stratégie d’investissement chez Pictet Asset Management.
Une pratique très courante selon les experts, toutes les compagnies pétrolières se positionneraient sur les deux marchés. De son côté, TotalEnergies ne dément pas, et précise devoir sécuriser ses approvisionnements pour ses besoins et ceux de ses clients.
Source : www.franceinfo.fr
Conclusion : L’équipe éditoriale continuera à analyser les faits.

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