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2 avril 2026« On ne peut pas faire croire qu’il y a de l’argent magique », déclare Clément Beaune, Haut-commissaire à la Stratégie et au Plan – franceinfo
Analyse : Notre équipe vous propose une synthèse de cette information.
Voici quelques observations de notre rédaction sur « « On ne peut pas faire croire qu’il y a de l’argent magique », déclare Clément Beaune, Haut-commissaire à la Stratégie et au Plan – franceinfo ».
À retenir absolument
Clément Beaune, Haut-commissaire à la Stratégie et au Plan, était l’invité de « Tout est politique », jeudi 2 avril.
Le Haut-commissaire à la Stratégie et au Plan, Clément Beaune, était l’invité de « Tout est politique » sur franceinfo, jeudi 2 avril, pour aborder notamment les résultats des élections municipales, ayant lui-même figuré sur la liste du candidat Pierre-Yves Bournazel à la mairie de Paris. Au micro de Sonia Chironi et de Nathalie Saint-Cricq, il a également abordé le placement en garde à vue de la député LFI Rima Hassan pour apologie du terrorisme, étendue aux faits de transport, détention, usage de stupéfiants et refus de se soumettre aux relevés signalétiques.
Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder dans son intégralité.
Sonia Chironi : Est-ce que, comme Jean-Luc Mélenchon, vous déplorez une forme d’acharnement judiciaire, lui qui dénonce le incident qu’elle ne bénéficie pas de l’immunité parlementaire dont elle doit normalement bénéficier en tant que parlementaire européenne ?
Clément Beaune : A la différence de Jean-Luc Mélenchon, je respecte les institutions et les procédures. Je ne connais pas les détails de ce dossier, donc je me garderai de le commenter. C’est la seule chose à faire, et Jean-Luc Mélenchon devrait s’appliquer cette prudence républicaine. Je crois que c’est sain quand on est un responsable public. Ensuite, nul n’est au-dessus des lois. Et donc il y a des procédures, il y a, si les faits sont avérés, évidemment pour les élus comme pour les autres, la justice qui passe et qui respecte à la fois la présomption d’innocence, mais aussi fait appliquer les règles pour tout le monde.
Et on parle de sujets ou de faits très graves : l’apologie du terrorisme, si cela était confirmé au vu d’un tweet qui, je crois, a été supprimé, ce qui montre quand même qu’il y a une petite gêne, et puis les questions évidemment de détention de drogue. Je ne sais pas ce qu’il en est mais en tout cas il y a des procédures qui s’appliquent à tous. Et il y a évidemment – c’est aussi un principe démocratique important – pour les élus, pour les parlementaires en particulier, des règles qui protègent nos élus et qui sont particulières, mais qui ne détournent personne ou qui n’exonèrent personne du respect de la loi et de la justice.
Nathalie Saint-Cricq : Il y a eu un premier mouvement du gouvernement avec des aides ciblées face à la flambée des prix du carburant, qui ont été jugées ridicules par les agriculteurs, et insuffisantes par beaucoup de Français. Est-ce que vous considérez que la justification qui dit « on n’a plus les moyens » est suffisante, ou que les Français sont de toute façon obligatoirement dans une économie de guerre, ou enfin que le gouvernement soit obligé de lâcher un peu plus de choses ?
On entend cela dans le débat public comme s’il y avait une forme de trésor ou de cagnotte qu’il faudrait redistribuer. Ce n’est pas comme ça que ça se passe. Le Premier ministre a parlé de surplus fiscaux, c’est vrai, sur une taxe à court terme, qui est la TVA, puisque mécaniquement, quand vous avez un impôt qui est indexé sur le prix, c’est le principe de la TVA pour tous les articles : quand le prix est plus cher, vous avez une TVA plus importante. Mais ça, c’est la colonne des plus. Il y a la colonne des moins. Si la consommation baisse, vous avez du moins, même sur la TVA. Si la situation économique se dégrade et qu’il y a de l’incertitude, ça ralentit la machine des entreprises et ça peut faire baisser à terme l’impôt sur les sociétés. Tout ça, on ne le sait pas aujourd’hui.
Ce qu’on sait, c’est qu’à chaque fois qu’il y a eu des épisodes – j’en ai connu aussi, comme ministre des Transports – où il y a une flambée énergétique, ça n’est une bonne nouvelle pour personne, et pour l’État non plus. Ça ne veut pas dire qu’il ne faut pas aider, mais ça veut dire qu’il faut être économe, prudent, ciblé. Il y a des aides aux transporteurs, ce qui permet aussi de les aider à provisionner les stations-service eux-mêmes.
Je comprends que le Premier ministre a dit qu’il allait y avoir des points de rendez-vous. On parle de lâcher, on parle de donner, ça ne se fait pas de manière inconsidérée. Les finances publiques, ce sont les finances de tout le monde, et à la fin, quand de l’argent est donné, et ça peut être légitime d’aider un secteur, il faudra bien faire des efforts supplémentaires ailleurs.
Nathalie Saint-Cricq : On a l’impression qu’on ne maîtrise même plus ces aides, contrairement à des démocraties semblables à la nôtre, comme l’Espagne.
Si, nous pouvons faire un certain nombre de gestes et on a une dépense publique qui est très élevée. Mais parce qu’elle est très élevée, on doit faire particulièrement attention. Les caisses de l’État ne sont pas infinies, et celles et ceux qui aujourd’hui demandent des gestes supplémentaires étaient les mêmes qui demandaient des dizaines de milliards d’euros au-delà de ce qu’on a fait dans la crise énergétique de 2022-2023 et qui disaient que tout l’effort qu’on a fait sur le Covid n’était pas assez, et qui maintenant reprochent qu’on ait trop dépensé.
Sonia Chironi : Est-ce qu’elle est tenable cette position, si dans un mois le prix de l’essence monte à 2,50 ou 3 euros le litre ? Le gouvernement pourra-t-il tenir sur cette ligne ?
Je ne me substitue pas au gouvernement, mais le Premier ministre me semble avoir répondu de manière honnête. Il y aura des soutiens pragmatiques, des soutiens ciblés. S’il faut envisager de nouvelles mesures ciblées, le Premier ministre l’a dit lui-même, ce sera fait, personne ne sera laissé tomber. Mais on ne peut pas faire croire qu’il y a de l’argent magique. Il n’y a pas d’argent magique et effectivement, quand on a une dette importante parce qu’on a aidé notamment, à juste titre, notre économie plus que les autres pays européens et plus longtemps dans la crise Covid, dans la crise énergétique de 2022, et puis encore dans la crise énergétique de 2022-2023. Évidemment ça pèse sur les finances publiques et on doit aussi assurer des besoins qui vont nécessiter des investissements supplémentaires à long terme : la transition écologique et nos armées.
Source : www.franceinfo.fr
Conclusion : Cette situation sera observée de près par nos journalistes.

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